istanbul

Visiter Istanbul

Itinéraire De Byzance à Constantinople, un empire sur deux continents – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Istanbul avec Emilie !

blue arrow8,7 km

little pin22 découvertes

pas3h00

bouton audioguides
00 plan istanbul
phone cut2

Retrouvez l’itinéraire complet dans notre application mobile

avec guidage et audioguide

Gratuit
Sans publicité

Visiter Istanbul

: 22 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
quote haut

Des coupoles et des minarets qui se découpent dans la brume du ciel d’Istanbul. Voilà certainement l’image qui vous vient à l’esprit lorsque l’on évoque cette ville mythique. Peu de villes peuvent se vanter d’avoir porté trois rêves, trois civilisations et trois noms.

Elle fut d’abord la légendaire Byzance, fondée par les Grecques il y a presque 3000 ans, pour devenir ensuite la nouvelle capitale de l’Empire romain d’Orient, la grande Constantinople de l’Empire byzantin, puis la capitale de l’Empire Ottoman pendant 400 ans. Au XXe siècle, Istanbul a certes perdu son statut de capitale, mais n’en demeure pas moins une mégalopole vibrante et excitante.

À cheval sur deux continents, Istanbul vous offre les portes de l’Orient en Occident. Son passé riche et tumultueux a laissé derrière lui des traces qui nous racontent la vie de cette ville si convoitée. Partons à la découverte de son patrimoine historique et culturel intense pour une visite pleine d’histoire, de légendes, de couleurs et de saveurs.

quote bas
Basilique Sainte-Sophie

Parlons un peu de la fameuse Basilique Sainte Sophie que vous avez devant vous. L’édifice résume à lui seul toute la complexité de la ville et les tumultes de son passé. Aujourd’hui, c’est à nouveau une mosquée, mais Sainte-Sophie, de son petit nom chrétien a longtemps été une église puis une mosquée du XVe au XXe siècle, puis un musée avant d’être à nouveau convertie en mosquée en 2020. Laissez-moi vous raconter, car pour comprendre, il faut remonter aux conquêtes et à Constantinople.

La citerne basilique

Vous voilà devant l’entrée de la mythique et mystique citerne basilique. Cet endroit est sans doute le plus mystérieux et le plus intrigant d’Istanbul.
Il s’agit d’un réservoir d’eau construit pour l’empereur byzantin Justinien Ier au VIe siècle. On l’appelle citerne basilique, car elle a été construite sur le site d’un ancien édifice religieux.

La mosquée bleue

Vous voilà devant la mosquée la plus connue d’Istanbul, celle du Sultan Ahmet, en turc Sultanahmet Camii. Vous la connaissez sûrement sous le surnom de mosquée bleue, pour son intérieur recouvert de carreaux de céramiques bleus et blancs inspirés de la porcelaine chinoise.
Elle a été construite en 7 ans, comme toutes les mosquées impériales, petites ou grandes, entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Ier. Ce dernier voulait édifier une grande mosquée pour apaiser Dieu après la longue guerre de l’Empire ottoman contre l’Empire des Habsbourgs. Les sultans précédents avaient construit leurs mosquées grâce à leur butin de guerre, lui, comme il n’avait pas brillé au combat, a pris dans les caisses du trésor et ça n’a pas du tout plût aux oulémas. Les oulémas, ce sont des théologiens qui conseillent le sultan.

Hippodrome de Constantinople

Cette longue place publique, aujourd’hui appelée place du Sultan-Ahmet, était, à l’époque romaine, l’hippodrome de Constantinople !
Cette arène hippique monumentale où se déroulaient les courses de chars a été construite par l’empereur Septime Sévère à Byzance, pour se terminer sous le règne de l’empereur Constantin, dans sa nouvelle capitale de Constantinople.
L’hippodrome est construit comme un cirque romain classique en forme d’épingle à cheveux comprenant des gradins à l’extrémité sud-ouest. Sachant que de l’autre côté, se trouvent les stalles de départ des chars, vers l’emplacement actuel de la fontaine allemande.
Constantin n’a pas lésiné sur les moyens et a tout fait pour doter sa nouvelle capitale de décors somptueux. La plupart ont disparu aujourd’hui, notamment après le sac de Constantinople ou les tremblements de terre.

Grand Bazaar

Voilà celui que vous attendiez ardemment depuis que vous avez prévu d’aller à Istanbul, bienvenue au Grand Bazaar !! Pendant des siècles les marchandises provenant d’Orient, les épices, le blé, la soie et le miel ont rencontré ici les marchandises venant d’Occident, les métaux, les fourrures, le bois ! Alors vous imaginez aisément la richesse de la ville ! D’ailleurs on dit bien c’est Byzance non ?
Depuis toujours donc, Istanbul, peu importe son nom du moment, est un croisement marchand. Au XVIe siècle, à l’apogée de l’Empire ottoman qui s’étend alors sur trois continents, les richesses affluent au grand bazaar.

Mosquée de Soliman le magnifique

Vous arrivez à la mosquée de Soliman le magnifique. Souvent boudée des circuits touristiques du centre-ville, elle est néanmoins extraordinaire et finalement plutôt facile d’accès. De plus, sa position sur une colline lui offre une vue sublime qui vous laissera un souvenir exquis et des photos carrément canons.
En plus, rien que pour son nom, on a envie de la voir de plus près. Soliman le magnifique. L’évocation de ce sultan légendaire laisse rêveur et votre imaginaire part au galop dans des contrées lointaines peuplées de princes vêtus de satins dans des palais somptueux. Cette image d’opulence est née de la visite diplomatique de l’ambassadeur de Charles Quint à Constantinople, et c’est son retour en Europe et son récit émerveillé, qui donnera le surnom de magnifique à Soliman.

Bazaar egyptien

Vous voilà à l’entrée du bazaar égyptien, le fameux marché aux épices d’Istanbul. Incontournable d’un voyage en Turquie, découvrir les épices, mais aussi les noix et les sucreries de ce pays est un régal pour les sens. Les étales, soigneusement achalandées, présentent un choix incroyable de douceurs et d’épices en tout genre. Vous y trouverez 88 boutiques, chacune protégée par un dôme, pour une esthétique harmonieuse et une belle vue d’ensemble extérieure.
Son origine remonte à 1663. Cette année là est construite la nouvelle mosquée située à 2 pas du bazaar. On décide donc d’installer un grand marché d’épices couvert dont le loyer des échoppes pourrait aider au financement de la mosquée

Le pont Galata

L’animation est à son comble. Les pêcheurs remontent des poissons, les passants circulent entre les musiciens et les caricaturistes, les restaurants sont bondés et font griller les poissons frais avec du citron et de la coriandre, et les mouettes font un boucan d’enfer.
Le pont Galata est un concentré d’Istanbul reliant la vieille ville à la partie la plus moderne.
C’est le premier pont traversant la corne d’or. Il a été construit en 1845, mais l’idée de sa réalisation date de bien avant !!

Palais de Topkapı

Pendant 400 ans, du XVe au début du XIXe siècle, le cœur de l’Empire ottoman bat ici, au palais de Topkapi. Édifié au-dessus de la corne d’or à la pointe du Sérail, il sera le lieu de résidence de 30 sultans de la Dynastie, chacun transformant tour à tour le palais pour le mettre à son goût. L’entrée est payante, mais la visite du palais de Topkapi fait partie des incontournables d’Istanbul.
Véritable ville dans la ville, le palais abritait, en plus de la famille du sultan, ses serviteurs et ses soldats. Mais ce n’est pas seulement un palais princier, c’est également le centre du gouvernement avec notamment la salle du divan, où les ministres se réunissaient avec le Grand Vizir. L’immense Empire ottoman a été dirigé depuis cette salle pendant des siècles. Le sultan assistait aux réunions depuis une salle secrète cachée dont une ouverture grillagée lui permettait d’écouter sans être vu. Ne sachant jamais s’il était présent ou pas, cela lui permettait de vérifier la loyauté de ses sujets.
Mais la partie la plus mystérieuse que vous pouvez visiter est sans doute celle du Harem.

13

Et encore 13 à retrouver dans l’application

Quartier de Sultanahmet , la fontaine allemande , La citerne de Théodose , La colonne de Constantin , la mosquée de Sinan Pasha , La mosquée d’Osman , Büyük Valide Han , Esplanade de la mosquée, Vue panoramique sur la ville, La nouvelle mosquée, Le Bosphore , la tombe du sultan Abdul Hamid Ier, la gare de l’orient express

Télécharger gratuitement l’itinéraire complet dans l’application

phone full

Retrouvez l’itinéraire complet dans notre application mobile

avec guidage et audioguide

decouvertes

22 découvertes

point de vue

Points de vue

anecdotes

Plein d’anecdotes

Gratuit
Sans publicité

Informations pour votre visite

01

Départ conseillé devant Sainte-Sophie (arrêt de tram Sultanahmet)

Parking conseillé : Sultanahmet Selim Parking Property : Sultan Ahmet, Torun Sk. No:21
 
Infos parking : Ne cherchez pas les parcmètres, il n’y en a pas ! Mais cela ne veut pas dire que c’est gratuit, attention ! Vous verrez des hommes vêtu d’un blouson ou un dossard de la mairie et c’est à eux que vous devez payer. Ils gardent également la voiture.
Mais si vous venez en voiture, l’idéal est de la laisser à l’hôtel et de vous déplacer avec les transports en communs. Le métro est propre, rapide, efficace et facile à utiliser. Si vous bougez beaucoup dans la journée, prenez une carte 24h !

02

Infos climat :

Istanbul reçoit des visiteurs toute l’année. Mais pour en profiter au maximum, sans mourir de chaud ou être gêné par le vent froid d’hiver, choisissez la mi-saison, au printemps et au début de l’automne. Planifiez votre voyage à Istanbul entre mai et juin ou entre septembre et octobre pour bénéficier d’un climat agréable !
Mai et septembre par exemple, voient des températures maximales autour de 22/25°C et des minimales de 16°/18°.
Décembre et janvier sont les mois les plus froids avec des températures comprises entre 3/4° et 8/9°.
 
Infos monnaie : La monnaie à Istanbul et en Turquie est la livre turque (TL), prononcée « lira » en turc. Le symbole de la livre turque est le ₺.

03

Infos circuit :

La visite vous fait traverser le grand bazaar. Attention, celui-ci est soumis à des horaires et est ouvert de 10h à 19h tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés. A prendre en compte également : Le palais de Topkapi est fermé le mardi et le palais de Dolmabahçe, quant à lui, est fermé le lundi.

Pour visiter les mosquées vous devez respecter quelques règles.
L’entrée est souvent gratuite, mais attention, la mosquée ferme 90 minutes à chaque heure de prière.

Vous reconnaîtrez facilement les heures de prière, par le chant du muezzin au sommet du minaret. Vous devrez, comme le veut la coutume, laisser vos chaussures à l’entrée où l’on vous donnera un sac plastique pour les ranger. Hommes et femmes doivent avoir les épaules et les jambes couvertes et les femmes doivent également se couvrir les cheveux. Si vous n’avez pas de couvre-chef, on vous prêtera un foulard à l’entrée. L’idéal à Istanbul pour une femme, restant d’avoir toujours un foulard dans son sac. Pas besoin de l’attacher d’une façon précise ni de couvrir votre visage, tant qu’il couvre vos cheveux, tout va bien.


Vous avez encore un peu de temps à Istanbul ?

Istanbul est une très grande ville. Avec une population dépassant la dizaine de millions, elle fait partie des grandes mégalopoles de la planète. Elle s’étend sur près de 5000 mètres carrés. Alors avec tout ça, vous vous doutez bien qu’il y a beaucoup à faire, à voir et à vivre !

La visite sur laquelle nous vous avons accompagnés s’est concentrée sur la vieille ville, mais de nombreux autres quartiers valent la peine d’être visités !

Voici une petite liste non exhaustive, des quartiers à explorer pour continuer votre découverte d’Istanbul :

Taksim

Ce quartier moderne et animé est surtout connu pour sa place éponyme et l’avenue Istiklal, la plus touristique du pays ! Vous y trouverez des cafés, restaurants et boutiques par centaines, mais également des passages et les fameuses galeries de shopping secrètes d’Istanbul.

Galata et Karakoy  

Galata, c’est le quartier des artistes, surplombé par la tour Galata, autre visite incontournable de la ville. Là-bas, c’est ruelles étroites, galeries d’art et boutiques d’artistes à foison. C’est le quartier des expats où il fait bon se balader et boire un verre en soirée. Mais attention, les prix sont plus élevés qu’ailleurs. Collé à Galata, vous avez le quartier portuaire branché de Karakoy, c’est l’endroit idéal où passer la soirée.

Balat 

Ici, c’est le quartier populaire et cosmopolite de la ville. L’ancien quartier juif d’Istanbul a vu arriver des résidents grecs, arméniens et musulmans. Ses jolies rues pavées et ses belles maisons en bois colorées, bien installées le long de la corne d’or, vous offre ici le meilleur de l’architecture historique de la ville. Récemment rénové, c’est peut-être le plus beau quartier d’Istanbul.

Besiktas et Ortakoy

Besiktas est le quartier jeune et étudiant au bord du Bosphore sur la rive européenne. On peut se balader dans son marché ouvert, y manger un bon poisson ou boire une bière en soirée. C’est également le quartier où on retrouve le stade de l’équipe du même nom ou le mythique palais Dolmabahçe qui fait face à l’eau. Ortaköy est le quartier dans le prolongement de Besiktas. C’est là que vous trouverez la fameuse mosquée Buyuk Mecidiye et de nombreux cafés et restaurants sympas.

Bomonti

Bomonti est le quartier jeune et animé, côté européen. Beaucoup de jeunes actifs y sont installés et profitent d’une vie de quartier calme et sympathique. Ici, les bars sont décontractés. Vous y trouverez surtout Bomontiada, le centre artistique et culturel installé dans une ancienne usine à bière. Ce lieu accueille tous les soirs des centaines de personnes pour boire une bière, manger un bout ou écouter un artiste sans sa salle mythique, Babylon.

Les îles aux Princes

Ce quartier, à part, vaut le détour pour son côté nature intense. Situé au milieu de la mer Marmara, le long de la jetée côté asiatique, il faudra y aller en bateau. Les restaurants de poissons là-bas sont très réputés.

La colline Çamlıca

Ce n’est pas un quartier, mais cette colline est l’endroit idéal pour prendre un peu de hauteur et admirer la vue panoramique qui s’offre à vous. C’est la plus haute colline d’Istanbul et culmine à 268 mètres de haut sur la rive asiatique de la ville.

Istanbul, vous l’aurez compris, est une ville qui s’admire autant qu’elle se vit.
Deux derniers petits conseils avant de vous laisser partir vivre tout ça par vous même !

Ne passez pas à côté des roof tops ! Ils sont tous plus beaux les uns que les autres et siroter un thé avec vue sur les coupoles et les minarets survolés par des centaines d’oiseaux est un souvenir magique et la promesse de belles photos.

Et autre manière de découvrir la ville en douceur et en contemplation, faites une croisière sur le Bosphore ! Une opportunité unique de découvrir la ville sous un nouvel œil et la meilleure occasion pour admirer les palais de Dolmabahçe et de Beylerbeyi ou encore, la tour de Léandre. Avec un peu de chance, vous pourrez même apercevoir quelques dauphins.

Vous êtes parés !

Partagez sur les réseaux :

En savoir plus sur Istanbul et ses alentours

icone email

Inscrivez vous à notre newsletter

De belles destinations directement dans votre boîte email !

Visitez les autres villes d’Europe

Les autres lieux incontournables à visiter à Istanbul à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Istanbul à pied :

1 – Quartier de Sultanahmet

Vous voilà au cœur du quartier de Sultanahmet, le lieu le plus touristique d’Istanbul. C’est ici que sont regroupés la plupart des éléments touristiques de la ville. Si le quartier de Sultanahmet regorge à ce point d’histoire, c’est tout simplement parce que c’est ici, autour de vous, que les Grecs ont fondé Byzance, il y a presque 3000 ans ! Vous êtes là où se trouvait, une poignée de millénaires plus tôt, le plus grand ensemble de la ville, le grand palais de Byzance. On sait qu’il s’agit de plusieurs édifices construits au fil du temps par les empereurs successifs et qui descendaient vers la mer. Il ne reste presque rien, aujourd’hui, de ces ouvrages imposants, mais les passionnés, pas de panique, vous pouvez voir quelques vestiges au musée de l’archéologie.

Aujourd’hui, c’est le quartier touristique par excellence ! Il est bordé par le palais de Topkapi, le Grand Bazaar, la Mosquée bleue et Sainte-Sophie. C’est aussi là que vous trouverez le musée des arts turcs et islamiques, le musée archéologique et l’ancien hippodrome de Constantinople. Il y a énormément d’hôtels et de boutiques, et très peu de Stambouliotes y vivent.

2 – La fontaine allemande

Vous voilà devant la fontaine allemande. Ce joli puits, surmonté d’un gazebo à l’architecture néo-byzantine, a été offert par l’empereur allemand et roi de Prusse Guillaume II. Elle a été construite pour commémorer le deuxième anniversaire de la visite de l’empereur à Istanbul en 1898. Elle a été assemblée en Allemagne et transportée par bateaux jusqu’à Istanbul.

Vous vous demandez certainement pourquoi un tel cadeau. L’empereur avait de grands projets pour le Proche-Orient. Il voulait être ami de l’Empire ottoman et projette un grand voyage au départ d’Istanbul. Il se veut le porte-drapeau du monde musulman. Sa principale motivation était la création d’un chemin de fer Berlin-Bagdad pour ouvrir une route rapide de l’Europe à l’Asie. À cette époque, un tel projet était hors budget pour le sultan, qui du coup était reconnaissant de l’aide de l’empereur, mais très méfiant de ses réelles intentions. Il pensait que les archéologues chargés des fouilles étaient en réalité des géologues chargés de vérifier la richesse pétrolière des sols.

Bref, Guillaume II est reçu par le sultan Abdülhamid II et lui témoigne son amitié et son soutien en lui offrant cette fontaine qui vient orner la place de l’hippodrome. N’hésitez pas à jeter un œil sous le dôme, il est recouvert de mosaïques dorées. 

3 – La citerne de Théodose

Les citernes à Constantinople étaient le type de construction le plus répandu dans la capitale de l’Empire byzantin. Comme il n’y avait pas de rivières à proximité, il a fallu s’organiser pour alimenter la ville en eau grâce à tout un système d’aqueducs. La ville étant toujours très convoitée, il était super important d’avoir de grands réservoirs d’eau potable en cas de siège.

Cette citerne est plus petite que la citerne basilique et plus ancienne. Elle a été construite sous Théodose II comme son nom l’indique, au Ve siècle. Restaurée pendant 8 ans, elle ouvre désormais ses portes au public et sert également de salle de concert, avec tout un système d’éclairage prévu à cet effet ! Imaginez un peu l’ambiance !

4 – La colonne de Constantin

Voyez sur votre droite, cet autre vestige de l’époque romaine, la colonne de Constantin.

Elle est la dernière encore debout, mais essayez de vous rendre compte, elle faisait partie d’un immense forum romain, édifié en bordure de l’enceinte de Septime Sévère et qui allait devenir le centre de la nouvelle capitale de Constantinople. Mais ce n’était pas une colonne comme les autres, elle était au centre du forum et célébrait la fondation de Constantinople. Érigée en 328 et dédicacée en 330, elle symbolise le transfert de la capitale vers cette nouvelle Rome et la victoire de Constantin sur Licinius en 324. La statue de Constantin trône au sommet, comme seul empereur de tout l’empire.

Au XIe siècle suite à une tempête, l’empereur tombe de sa colonne et est aussitôt remplacé par une croix, que les Ottomans s’empressent de faire tomber à la prise de Constantinople.

Et au XVIIIe siècle, un incendie finit d’abîmer la colonne. Le sultan de l’époque la consolide en installant les cercles métalliques que vous voyez, mais elle devient avec le temps, une relique sans grande importance aux yeux des habitants, qui la nomme simplement la colonne brûlée.

5 – La mosquée de Sinan Pasha

Cette mini mosquée que vous voyez sur votre droite est la mosquée ottomane de Sinan Pasha. Elle date du XVIe siècle et a été construite par Mimar Sinan, l’architecte en chef de Soliman le magnifique, à qui l’on doit au moins 300 projets majeurs. Si elle ne paie pas de mine depuis l’extérieur, sachez que ses dômes sont richement décorés de mosaïques colorées et illuminés par des vitraux.

Sinan Pasha était un grand amiral ottoman qui a servi dans la marine sous le règne de Soliman le Magnifique et qui était aussi accessoirement le frère du Grand Vizir. Autour de la mosquée, ce que vous voyez c’est la medersa, l’école coranique. Il y en a une dans toutes les mosquées. Le nom medersa ou madrasa vient de l’hébreu Midrash dont la racine signifie examiner, interroger en profondeur. Pas mal pour le nom d’une école non ?

6 – La mosquée d’Osman

À proximité du Grand Bazaar se dresse la mosquée Nuruosmaniye.

Vous remarquez que son style est complètement différent des autres mosquées que vous avez vues jusqu’ici, c’est ce que l’on appelle du baroque ottoman, et c’est la première à avoir été édifiée dans ce style à Istanbul.

Sa construction a débuté en 1748, sous le règne du sultan Mahmoud Ier et s’est terminée sous le règne de son frère, Osman III. D’où le nom de Nuru-osman-iye. Le iye, comme ça vous saurez, c’est un peu l’apostrophe s en anglais, pour noter l’appartenance, et nuru ça veut dire lumière sacrée. Donc c’est la mosquée de la lumière d’Osman. Toujours en rapport avec cette lumière divine, l’inscription sous le dôme veut dire “Dieu est la lumière des cieux et de la terre”.

La mosquée fait partie d’un complexe comprenant un jardin, des mausolées, une école et une cuisine pour nourrir les plus pauvres.

Si vous voulez la visiter, elle est ouverte tous les jours en dehors des heures de prières.

7 – Büyük Valide Han

Sur votre gauche se trouve l’accès au Büyük valide han, l’un des nombreux Hans qui parsèment Istanbul.

Les Hans ce sont des caravansérails où se logeaient les marchands venus à dos de chameaux du fin fond de l’orient pour amener leurs marchandises dans ce légendaire carrefour marchand.

Aujourd’hui, cet ancien caravansérail, vieux de 3 siècles, est fréquenté par de nombreux artisans qui ouvrent leurs portes aux curieux.

N’ayez pas peur, même si l’atmosphère peut paraître sombre, réveillez l’aventurier qui est en vous et partez à la recherche de l’escalier qui vous mènera sur les toits.

La vue ne vous décevra pas et un petit café bohème sur le toit vous permettra d’en profiter plus longtemps.

8 – Esplanade de la mosquée

Vous voilà sur l’esplanade de la mosquée. Elle comporte un portique couronné de 28 dômes soutenus par 24 colonnes antiques. Au centre vous voyez une petite construction en marbre blanc. C’est un sadirvan, une sorte de fontaine qui sert aux ablutions. La mosquée, avec ses 4 minarets et ses 10 balcons, rappelle que Soliman était le 4ème sultan ottoman après la conquête de Constantinople et le 10ème de la dynastie ottomane. Vous pouvez voir son mausolée, de forme octogonale avec un dôme décoré de marbre qui abrite son tombeau ainsi que ceux de sa femme Roxelane et de leurs enfants, dans le cimetière que vous avez vu devant la mosquée.

9 – Vue panoramique sur la ville

Vous êtes à présent dans les jardins à l’arrière de la mosquée, et vous comprenez mieux pourquoi Soliman à choisi de faire construire sa mosquée sur une colline. Cette mer de coupoles grises aux cheminées élancées qui descendent face au Bosphore vous ouvre une vue splendide sur la corne d’or, la ville et le pont de Galata ainsi que la célèbre tour du même nom. Voyez si vous la trouvez.

Située sur l’autre rive, vous la trouverez  dans la partie nord du port de la Corne d’or et la reconnaîtrez avec sa toiture pointue. On raconte qu’un turc, en 1348, se serait confectionné des ailes artificielles et aurait volé au-dessus du Bosphore sur environ 3.3 km ! Cette tour a été construite comme tour d’observation et faisait partie des fortifications d’une colonie de Génois qui avaient négocié avec les Byzantins pour s’installer là.

Sous le règne des différents sultans,  elle sert aux veilleurs pour signaler les incendies, mais aussi de prison avant d’être utilisée comme tour d’observation astronomique. Elle culmine à presque 67 mètres de haut et était à l’époque, la plus haute construction de la ville. Depuis les années 60, elle est équipée d’ascenseurs pour vous permettre d’atteindre son sommet et de découvrir une vue panoramique d’Istanbul. C’est l’un des monuments les plus visités de la ville.

10 – La nouvelle mosquée

Vous voilà à présent face à une autre mosquée emblématique d’Istanbul. Celle que l’on appelle la mosquée neuve a été construite en 1663. Oui, je sais, avec un nom pareil, vous vous attendiez à ce qu’elle soit un peu plus récente. Mais bon, c’est un peu comme le pont neuf à Paris qui est le plus ancien de la ville, non ?

Elle a été édifiée à la demande de la sultane Safiye qui était la femme du Sultan Mourad III. Cette femme influente avait en tête un projet bien plus complexe et la construction de cette mosquée au cœur du quartier juif et commerçant était bien réfléchie.  Mais à la mort de son mari, la sultane se voit reléguée au harem, la construction est abandonnée et le bâtiment tombe en ruines puis se voit complètement détruit par un incendie en 1660.

C’est alors que l’architecte impériale suggère à la mère du nouveau sultan, la sultane Hatice Turhan, de terminer la construction de cette nouvelle mosquée pour montrer sa foi. La sultane trouve que c’est une excellente idée et la mosquée est achevée en 1667. Je vous laisse admirer le résultat. La mosquée est composée d’un arrangement pyramidal fait de soixante-six coupoles et semi coupoles ainsi que de deux minarets.

L’architecte s’est inspiré des mosquées construites par Sinan ainsi que par Sedefhar Mehmet Aga qui a conçu la belle mosquée bleue. Comme les autres mosquées impériales, elle est construite comme un kulliye et fait partie d’un ensemble de bâtiments répondant aux besoins culturels et religieux de la cité.

Dans le mausolée, repose la sultane Turhan Hatice, son fils Mehmed IV ainsi que cinq autres sultans.

11 – Le Bosphore

Depuis cette petite plateforme aménagée sur le pont de Galata, vous avez une vue imprenable sur le Bosphore. Étroitement lié à l’évolution d’Istanbul, le Bosphore est un détroit convoité depuis la nuit des temps. En effet, si vous contrôlez le Bosphore ainsi que les Dardanelles, de l’autre côté de la mer de Marmara, vous avez la mainmise sur le commerce en méditerranée.

Bref, le Bosphore relie la mer noire à la mer de Marmara et sépare l’Europe de l’Asie. La légende raconte que le nom de Bosphore vient du grec ancien et qu’il signifierait “le passage de la vache”. Selon la légende toujours, Io, la fille du dieu du fleuve était devenue la maîtresse de Zeus. Il lui donnait alors fréquemment rendez-vous en se changeant en nuage. Leur relation continua jusqu’à ce que Héra, la femme de Zeus les surprit.

Zeus aurait alors rapidement changé Io en vache, mais sa femme ne fut pas dupe et envoya un taon piquer la bête sans cesse qui s’enfuit. Sinon, un peu moins tiré par les cheveux, le nom Bosphore viendrait du verbe “buzo” qui veut dire resserrer. Quoi qu’il en soit, et malgré le développement du trafic aérien, le Bosphore reste un passage obligé entre la mer méditerranée et la mer noire. Cette grande artère commerciale voit passer approximativement 5000 cargos chaque année. Vous verrez également de nombreux bateaux de croisière.

Faire une croisière sur le Bosphore est une manière très populaire de connaître la ville et vous permet de découvrir notamment le palais de Dolmabahçe, la mosquée d’Ortakoy ou encore l’université de Galatasaray.

12 – La tombe du sultan Abdul Hamid Ier

Vous passez sur votre droite, la tombe du Sultan Abdul Hamid Ier. C’est le 27ème sultan de l’Empire ottoman. Le mausolée contient 20 sarcophages au total, dont celui de son fils assassiné, le sultan Mustafa IV. L’extérieur est construit dans un style baroque et l’intérieur, orné de sculptures, est ouvert au public depuis 2009, après la fin des travaux de restauration.

Sur le mur nord, vous verrez un panneau de marbre portant le Qadam Rasul. Le Qadam Rasul est l’empreinte de pied du Prophète. Cela vient d’une croyance du début de l’islam, selon laquelle lorsque Mahomet marchait sur un rocher, il laissait son empreinte dans la pierre.

13 – La gare de l’Orient Express

Voyez cette jolie gare. Ce n’est pas une gare comme les autres, c’est l’ancien terminus de l’Orient express ! Elle a été construite en 1890 par un architecte prussien, invité par le sultan à travailler pour l’Empire ottoman.

Ce train mythique a été créé par la compagnie internationale des wagons-lits et a relié, en 1883, Paris à Vienne, puis Venise avant de rejoindre Constantinople. L’idée de faire un train de luxe revient à un jeune ingénieur belge qui, lors d’un voyage aux États-Unis, expérimente les wagons-lits des trains Pullman. Il les trouve super performants, mais tellement inconfortables qu’il se dit qu’il y a un créneau à prendre dans le voyage de luxe. Et ça marche. On le surnomme le train des rois et le roi des trains. Ses cabines sont équipées de tout ce qui se fait de mieux à l’époque : chauffage central, eau chaude, éclairage au gaz.

Il en va de même pour la déco : draps de soie, sanitaires de marbre, coupe en cristal et couverts en argent. Dans les années 20, la décoration intérieure est laissée aux soins d’artistes art déco renommés. Le train se voit paré de marqueteries de bois précieux et de panneaux de verre somptueux et devient un terrain d’expression pour l’Art déco. Le mythe va rapidement se créer grâce aux personnalités qui vont l’emprunter. Le roi Ferdinand de Bulgarie, Léon Tolstoï, Marlene Dietrich, Lawrence d’Arabie, l’espionne Mata-Hari et bien entendu Agatha Christie qui contribuera grandement à la publicité du train en écrivant le célèbre crime de l’Orient express.

À Istanbul, l’arrivée d’un tel parterre de célébrité va poser un léger problème. Il n’y a pas de palace à proprement parler pour accueillir tout ce beau monde. C’est donc pour cette raison que l’on va construire le célèbre hôtel Pera, encore en service aujourd’hui.

Le dernier aller-retour entre Paris et Istanbul se fait le 20 mai 1977, 94 ans après son inauguration. Aujourd’hui, il reste un train constitué de sept voitures  dont certaines sont classées monument historique. Il est la propriété de la SNCF. Si tout ça vous intéresse, pourquoi ne pas aller faire un tour au musée du chemin de fer qui se trouve dans la gare. Il est tout petit, mais il est gratuit !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page