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Visiter Saint-Denis

Itinéraire Au cœur de l’île Intense – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Saint-Denis avec Emilie !

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Visiter Saint-Denis

: 19 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
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Île sauvage, couverte de montagnes aux cascades ruisselantes, et peuplée non pas d’hommes, mais de gigantesques tortues de terre. Île renommée Bourbon, servant d’escales sur la route des Indes puis de bagne pour les rebelles de la voisine Madagascar. Île nouvelle, promesse d’une vie heureuse puis colonie produisant ce nouvel or noir tant convoité, le café. Esclavagisme, révolution, production de canne à sucre, découverte de la fécondation de la vanille, abolition de l’esclavage, engagisme, immigration massive et essor du tourisme. Tant de facettes et de casquettes que de découvertes qui vous attendent au cœur de l’île intense.

C’est parti pour un petit tour de la ville de Saint-Denis, condensé de patrimoine historique qui vous raconte l’histoire mouvementée de ce bien beau petit bout de rocher.

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Le Barachois

Vous voilà tout au nord de l’île, dans le quartier le plus septentrional de Saint-Denis : Le Barachois. Le mot « Barachois » signifie « Petit Port sommaire », car au départ, l’île de la Réunion, alors appelée l’île Bourbon, en l’honneur du roi de France, n’était pas exploitée et ne servait que d’escale pour

Cathédrale Saint-Denis

Vous voilà devant la cathédrale Saint-Denis, toute simple et toute blanche, dressée au milieu des arbres. Elle a été construite à la base entre 1829 et 1832, pour être l’église du Saint Sauveur. Puis, à la création de l’évêché de Bourbon, l’édifice est devenu cathédrale. C’est d’ailleurs la seule de

Colonne de la Victoire et Hôtel de Ville

Cette belle colonne, surmontée d’une victoire ailée tenant à bout de bras une couronne de laurier a été élevée à la mémoire des disparus de la Première Guerre mondiale. Elle est entièrement inscrite au registre des monuments historiques depuis 2007. Elle se dresse fièrement devant l’Hôtel de Ville de Saint-Denis.

Le Grand Marché

Que serait la découverte d’une ville sans la visite de son marché ! Vous voilà donc devant l’entrée du Grand Marché de Saint Denis, aussi appelé le marché Malgache. La belle halle en fonte qui l’abrite, date de 1866 et est le premier bâtiment civil en fonte de l’île. C’est l’endroit

Jardin de l’État

Vous arrivez à présent aux jardins de l’État, anciennement les Jardins du Roy. Ils ont été créés en 1767 par Honoré de Crémont, responsable de l’île au nom du roi, pour servir de jardin d’acclimatation. Un jardin d’acclimatation, sert, comme son nom l’indique, à acclimater des plantes venues d’ailleurs à leur

Temple Kalikambal

Sur la rue du Maréchal Leclerc, s’élève, au milieu de la grisaille des bâtiments, un petit bout de l’Inde aux couleurs vives. Voici le temple hindouiste de Kovil Kalikambal. Vous savez que la Réunion est une île tolérante, bercée par sa mixité et son incroyable métissage. Elle a appris au

Les Temples Chinois

Vous avez ici de chaque côté de la rue, des temples taoïstes chinois. La communauté chinoise de l’île surnommée en Créole les Sinois avec un « s » ou les « ROC », les Réunionnais d’origine chinoise. C’est ici, dans ces temples, qu’ils viennent rendre hommage à Guan Di, le guerrier devenu Dieu. Ils

Mosquée Noor-al-Islam

La Réunion est donc un savant mélange de religions vivant en harmonie. Avec Mayotte, elle est le seul département français où l’appel à la prière est autorisé au-delà des murs des mosquées. Voilà d’ailleurs la première de France, la mosquée Noor-al-Islam, inaugurée en 1905, 21 ans avant la grande mosquée

Hommage aux résistants de l’esclavage

Impossible de retracer l’histoire de l’île de la Réunion, sans plonger dans l’une de ses périodes les plus sombres, son exploitation de l’esclavage. Et pour comprendre comment est arrivé l’esclavage à Bourbon, il faut reprendre l’histoire là où on l’avait laissée. Alors, installez-vous confortablement, l’esclavage c’est un gros morceau. Cette

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Et encore 10 à retrouver dans l’application

Statue de Roland Garros, Les prémices de l’Histoire de la Réunion, Vue sur les collines, Rue de Paris, Musée d’histoire naturelle, Les différents noms de la Réunion, Chapelle Saint-Thomas-des-Indiens, Rue Juliette Dodu, Les Gouzous, Sentier Littoral Nord

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Informations pour votre visite

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Départ conseillé : Le Barachois

Parking conseillé : Parking Sarda Garriga

Info Parking : Si vous stationnez sur la voirie, sachez que le stationnement est payant du lundi au vendredi, de 8h à 12h et de 14h à 16h. Et le samedi de 8h à 12h. Il est gratuit les dimanches et les jours fériés. Si vous n’avez besoin que de quelques heures, vous pouvez vous garer en zone orange, mais pour les stationnements longue durée privilégiez les zones vertes et les parkings.

Monnaie : La Réunion est un département d’outre-mer français. La monnaie est donc l’euro.  Notez que si vous faites un combiné Réunion-Maurice, la monnaie n’est plus la même. L’île Maurice, indépendante, utilise la Roupie Mauricienne.

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Infos visite :

L’itinéraire vous emmène à l’intérieur des Jardins de l’État, jusqu’au musée d’Histoire naturelle. Veuillez noter que l’entrée au jardin est libre et gratuite, mais soumise à des horaires. Le lieu est donc fermé après 18h, ainsi que le lundi.

Climat : Le climat de la Réunion est de type tropical. Il a donc principalement deux saisons, la saison sèche et la saison humide. L’idéal pour explorer cette île merveilleuse, est la saison sèche qui s’étend de mai à novembre avec des températures moyennes comprises entre 18°C et 26°C. La saison des pluies est plutôt à éviter, car elle est synonyme de cyclones et de fortes intempéries. Si vous voulez voir des baleines, il faut venir entre août et octobre ! Même si le soleil est au rendez-vous, notez que dans le centre de l’île, en altitude, le thermomètre peut descendre en dessous de 0°C et il peut même neiger sur le Piton de la Fournaise à 3000 mètres de haut ! Préparez donc vos valises en conséquence si vous voulez randonner dans les hauteurs en plus de bronzer sur les plages !


Vous avez encore un peu de temps à Saint-Denis ?

Vous avez très certainement envie de partir explorer l’île merveilleuse de la Réunion. Elle vous promet en effet de nombreuses surprises et ravira les amateurs de sport d’eau vive, comme les amoureux de la nature, les amateurs de culture, ou les fans de plages de sable fin.

Mais si vous avez quelques jours à passer à Saint Denis même et que vous avez fait le tour de la ville, voici quelques petits conseils de visites, un peu en extérieur du centre-ville et aux alentours.

  • Le Quartier de la Redoute : Loin d’être l’endroit le plus touristique de l’île, c’est le lieu idéal pour découvrir une Réunion authentique et haute en couleurs.
  • La Maison des Brasseries de Bourbon : La Dodo, c’est la bière emblématique de la Réunion. Aller visiter sa fabrique c’est comprendre son histoire et découvir ses secrets de fabrication. Sans oublier la dégustation qui va avec !
  • Le Parc de la Trinité : Le plus grand parc public de l’île vous offre un moment de détente assurée avec vue sur les montagnes et l’Océan Indien.
  • Le Parc du Colorado : Dans le quartier de la Montagne, vous trouverez le parc du Colorado qui offre des aires de jeux et de pic nic ainsi que différents points de vue sur la ville et l’océan. Il est aussi le point de départ de nombreux sentiers de randonnées.
  • La route de la Montagne : Si vous êtes véhiculés, la route de la Montagne vous propose de nombreux belvédères avec une vue superbe sur Saint Denis !
  • La Cascade du Chaudron : Si l’acces est permis car parfois les chutes de pierres empêchent d’y accéder, ne manquez pas cette magnifique chute d’eau qui se jette dans un beau bassin. L’endroit idéal pour une baignade en pleine nature !

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Les autres lieux incontournables à visiter à Saint-Denis à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Saint-Denis à pied :

1 – Statue de Roland Garros

Comme nous passons devant la statue de Roland Garros, j’en profite pour vous présenter un peu cet homme, natif de Saint-Denis, et qui jouait non pas au tennis, mais au rugby ! Le jeune Roland naît donc à Saint-Denis en 1888. 4 ans plus tard, son père ouvre un cabinet d’avocat à Saïgon, aujourd’hui, Ho-Chi-Min et c’est au Vietnam qu’il passera une partie de sa jeunesse. Mais lorsqu’arrive l’heure du collège, ses parents l’envoie seul en France. Il n’a que douze ans et après une traversée de près de 2 mois, il vivra en métropole, autonome et responsable.

C’est peut-être pour ça qu’il sera si dégourdi dans la vie ! Bref, en métropole, il se découvre une passion pour le sport, notamment le cyclisme et plus tard le rugby. Diplômé d’HEC, il s’initie par ailleurs à la mécanique et au sport automobile. Comme il n’a pas voulu suivre la vocation d’avocat de la famille, son père lui a coupé les vivres ! Qu’importe, Roland est un homme libre et ingénieux. Il conçoit une voiturette de sport, devient chef d’entreprise à 21 ans et peut enfin voler de ses propres ailes.

Et c’est en 1909, lorsqu’il assiste à la grande semaine de l’aviation de Champagne, qu’il découvre ce qui deviendra la passion de sa vie : L’aviation. Sa fortune acquise par son commerce automobile florissant lui permettra de s’offrir la moins chère et aussi du coup la plus dangereuse des machines volantes : La Demoiselle Santos-Dumont, aussi surnommée la tueuse d’hommes. Il faut bien se rendre compte qu’à cette époque les écoles de pilotage n’existent pas.

Les passionnés et les têtes brûlées, qui sont souvent les mêmes, apprennent seuls, à leurs risques et périls. Roland Garros est doué et intrépide. Il n’a même pas encore passé son brevet d’aviateur qu’il est déjà engagé pour faire les démonstrations le jour de la fête nationale. Il part ensuite aux États-Unis et au Mexique, participer à des shows aériens. On le surnomme le cloud kisser, l’embrasseur de nuages. Une autre grande tournée en Amérique du Sud fait de lui un personnage respecté.

En France, il devient un héros après avoir remporté le Grand Prix du circuit d’Anjou, devant les meilleurs aviateurs du pays et passe dans la postérité après avoir réussi la première traversée de la Méditerranée. Il devient l’ami de Jean Cocteau qui lui dédie un poème et l’ami de Bugatti qui lui dédie une voiture. Lorsqu’en 1914, la guerre éclate, vous vous doutez bien qu’il s’engage et brille comme pilote de l’air. Mais le 18 avril 1915, son avion est touché et il est fait prisonnier en Allemagne.

Connu pour être une forte tête, il est sous surveillance rapprochée et changé régulièrement de camps pour éviter qu’il ne s’échappe. C’est pourtant ce qui va se passer. Avec un ami qui parlait très bien allemand, ils parviennent à s’enfuir déguisés en officiers et à rejoindre la France. Il y reçoit la Légion d’honneur, mais le 05 octobre 1918, cinq semaines avant l’Armistice et la veille de ses 30 ans, son avion explose en l’air avant de s’écraser dans les Ardennes, non loin de Vouziers où il est enterré.

Une courte vie qui paraît pourtant bien longue et tellement remplie ! Mais même si vous avez appris plein de choses sur Roland Garros, ça ne vous dit toujours pas pourquoi est-ce qu’il a donné son nom au stade français et, par conséquent, aux tournois de tennis. Eh bien en réalité, c’est son ami d’HEC, Émile Lesieur, qui, en devenant président de la prestigieuse association du Stade Français, déclara que le nouveau stade de tennis qui devait être construit pour accueillir la coupe Davis, devrait porter le nom de son ami disparu. C’était non négociable. Voilà comment le nom de l’un des plus grands aviateurs français est devenu à jamais lié au tennis. Et dorénavant, vous savez pourquoi !

2 – Les prémices de l’Histoire de la Réunion

Je profite de la présence de Mahé de la Bourdonnais, qui était le gouverneur général de la compagnie des Indes, pour vous faire un petit point historique sur les débuts de la colonisation à la Réunion, avant que la compagnie des Indes n’y installe ses plantations de café et y instaure l’esclavage. Alors, il y a peu d’informations sur l’île avant le XVIIe siècle. On sait que les Arabes l’ont croisé sur leur route, car elle apparaît sur une de leur carte du Moyen Âge et que les Portugais s’y sont arrêtés au XVIe siècle.

Ce sont eux qui ont donné le nom Rodriguez à l’actuelle Rodrigues. Mais personne n’a vu vraiment l’intérêt de coloniser cette terre volcanique. Les Hollandais ont bien pris l’île de Mauritius qui, contrairement à la Réunion, possède des ports naturels, mais plus pour faire escale et servir de point de chute et de ravitaillement sur la route des Indes que pour développer une colonie. Il faut bien comprendre qu’à cette époque, toute l’attention du monde vient de se décaler vers les Amériques dont la découverte récente vient de changer la face du monde. En plus, il faut trois fois plus de temps pour se rendre dans l’océan Indien que pour aller aux Antilles. Les Français vont donc plutôt se concentrer sur leurs colonies du côté des Amériques.

La Réunion va vivre un traitement de la situation complètement différent. Déjà, il va falloir attendre 1638 pour que les Français s’y intéressent, et encore. Ils prennent l’île qui était inhabitée et la nomme Bourbon en l’honneur du roi de France de la dynastie des Bourbons (Louis XIII pour ceux qui suivent). En réalité, eux, les Français, misaient tout sur la grande île de Madagascar où ils avaient ouvert le comptoir du fort dauphin. Mais les choses ne vont pas du tout se passer comme prévu. Les maladies tropicales emportent les colons qui tombent comme des mouches et beaucoup se rebellent, car ce n’est pas du tout ce qu’on leur avait promis ! Du coup, on les envoie au bagne sur l’île d’en face qui ne sert pas à grand-chose.

Et quelques années plus tard quand on passe voir s’ils sont toujours en vie, la surprise est grande quand on les retrouve en super santé, bien nourris et bien heureux. Rien à voir avec Madagascar. Pas de crocodile, pas de fièvre jaune ni de moustique transportant des maladies. Cette découverte donna l’idée à un homme, Louis Payen, de partir s’y installer. Il débarque donc en 1663 à Bourbon avec un ami, des serviteurs malgaches et 3 femmes. Mais au bout de quelque temps, les Malgaches et les femmes s’enfuient dans les montagnes. Et lorsque Louis Payen quittera l’île, les Malgaches resteront, constituant le sommet de l’arbre généalogique réunionnais. Voilà pour la partie précédant l’arrivée de la compagnie des Indes.

3 – Rue de Paris

Vous êtes ici, sur la rue de Paris, qui relie le Barachois au jardin de l’État. C’est l’axe principal de la capitale et c’est là que vous trouverez le plus grand nombre de bâtiments d’époque. Vous avez pu voir de belles maisons coloniales bien entretenues, car devenues propriétés de l’état français. Elle s’appelait à la base grande rue, tout simplement, et puis rue Royale en 1777 et puis rue impériale même, en 1810, lorsque l’île suit l’Histoire de France et devient l’île Bonaparte. Elle ne le sera que quelques mois, car cette même année, 4000 Anglais débarquent et prennent l’île des mains des Français.

4 ans plus tard, les Anglais rendront ce territoire jugé sans valeur mais garderont l’île Maurice et les Seychelles. Et en 1848, la rue prend enfin son nom définitif de rue de Paris. Vous voyez, ou venez de passer, l’Artothèque, qui présente la plus grande collection d’art contemporain de l’île dans une ancienne maison de maître des années 1840. Juste à côté se trouve le musée Léon Dierx, qui porte le nom du poète, peintre et sculpteur réunionnais. C’est un musée d’Art moderne de très bonne qualité, alors avis aux amateurs.

4 – Musée d’histoire naturelle

Au fond du jardin de l’État, vous trouvez le Musée d’Histoire naturelle. Bien installé dans le bâtiment qui servait au Conseil colonial puis au Conseil général, le musée d’Histoire naturelle est le plus ancien musée de l’Île. Il a été fondé en 1855 par le gouverneur de La Réunion de l’époque : Louis Henri Hubert Delisle. C’est le tout premier musée d’Histoire naturelle de l’Océan Indien. À sa construction, le lieu ne possède aucune collection.

Les conservateurs commencent alors par acheter des peaux d’animaux en Afrique du Sud, puis des collectionneurs, précurseurs des taxidermistes, lui offrent des oiseaux rares empaillés venus de Chine et de Malaisie. Le maire de la ville, Gustave Manès, lui-même, cède environ 2000 objets venus de la capitale française.

D’autres suivront le mouvement, et lors de son inauguration, le nouveau musée compte d’une belle base de collection. Elle sera complétée au fil des temps par des voyages et des expéditions aux quatre coins du monde, tant et si bien qu’à la fin du XIXe siècle, le fond du musée est une impressionnante collection de plus de 25000 pièces. L’institut participe alors à l’exposition universelle de Paris puis à l’exposition coloniale de Marseille, où il remporte des médailles pour la qualité de son stand.

Malheureusement, les cyclones de 1945 et 1948 vont détruire une partie de cette collection et en 1990, après d’autres incidents, il n’en reste que la moitié. Rassurez-vous, aujourd’hui, le musée d’Histoire naturelle de Saint-Denis, compte plus de 560 000 spécimens, dont 125 000 objets patrimoniaux. Si vous décidez d’aller le visiter, vous pourrez découvrir la faune réunionnaise composée en grande partie d’oiseaux endémiques à l’île ou déjà disparus. Vous trouverez aussi des collections dédiées à la faune des autres îles des Mascareignes, ainsi que d’étonnants animaux malgaches !

5 – Les différents noms de la Réunion

Vous passez la rue du Ruisseau des Noirs, qui prend son nom pour le ruisseau qui se situe en contrebas et où les maîtres blancs envoyaient les esclaves noirs chercher de l’eau. L’histoire de la réunion est inscrite dans les noms de ses rues, de ses places et de ses cirques. Son propre nom Réunion a une histoire qui en dit long sur le passé mouvementé et étroitement lié à l’histoire de France. Les premiers à l’avoir vu, au XIIe siècle, sont les Arabes, qui la nomment Dina Morghabine, qui veut dire l’île de l’Ouest. Viennent ensuite les Portugais, qui y font escale au XVIe siècle sur la route de l’Inde. Comme on est le 9 février et que c’est la Sainte Apolline, ils appellent ce bout de rocher l’île Santa Apolonia.

Ce sont eux qui nomment par ailleurs l’archipel Mascareignes en l’honneur de Pedro Mascarehna qui avait débarqué à Maurice en 1505. Puis, au XVIIe siècle, arrivent les Français, qui, vous le savez, ont monté un comptoir à Madagascar. Lorsqu’ils décident de coloniser l’île, ils lui donnent le nom de Bourbon, en l’honneur de la dynastie du roi régnant. L’île suit ensuite la destinée de l’Histoire et devient officiellement la Réunion, à la Révolution, en référence à l’union des fédérés marseillais et des gardes nationaux parisiens lors de la marche sur le château des Tuileries en 1792.

On fait ainsi disparaître la dernière référence royale de cette dynastie dont on vient de faire perdre la tête au dernier en liste. Elle change à nouveau de nom en 1806 avec l’arrivée de l’empire napoléonien. Elle devient alors l’île Bonaparte. Cela dit, elle ne le restera que peut de temps, car l’île sera prise par les Anglais qui la rebaptisent Bourbon, peut-être en pied de nez monarchique à ce pays révolutionnaire effronté. Bref. Les Anglais finiront par rendre à la France l’île de Bourbon, qui redevient la Réunion. Voilà, maintenant vous savez tout et vous ne verrez plus le doux nom de la Réunion de la même façon !

6 – Chapelle Saint-Thomas-des-Indiens

Vous êtes à présent devant la chapelle Saint-Thomas-des-Indiens. Oui je vous l’accorde, il n’en reste pas grand-chose. Néanmoins, elle est le témoin silencieux d’une époque d’évangélisation massive, celle des Indiens venus lors de la période de l’engagisme réunionnais. L’église a été construite par les Jésuites en 1860 pour annoncer l’évangile aux travailleurs tamouls, mais au vu du nombre de temples hindous que vous trouverez à la Réunion, vous comprendrez vite que cette évangélisation n’a pas fonctionné comme prévu.

Alors déjà, l’engagisme c’est quoi ? Eh bien c’est une invention coloniale qui est arrivée à l’abolition de l’esclavage pour palier le manque de main-d’œuvre. Depuis la Réunion, isolée dans son océan indien, on s’intéresse particulièrement aux hommes venus d’Afrique de l’Est et de ses satellites comme Madagascar encore et toujours et les Comores, mais aussi de l’Inde dont l’explosion démographique promet un réservoir de bras infini ! L’idée de l’engagisme était basée au départ sur le volontariat et sur un travail très peu rémunéré, mais elle se termina vite en quelque chose de similaire à l’esclavage. L’engagisme finit par être interdit à son tour et disparaîtra en 1937, mais c’est cette immigration massive et principalement indienne qui permit à la Réunion des plantations sucrières, de passer le cap de l’abolition de l’esclavage sans mettre la clé sous la porte.

À la chapelle Saint-Thomas-des-Indiens, un prêtre connaissait même la langue tamoule et donnait la messe aux travailleurs indiens. Il y avait également des cours de catéchisme. Le lieu servit ensuite de pensionnat aux sœurs Réparatrices qui y servaient la soupe populaire. Et en 1970, la chapelle cessa d’être un lieu de culte. Elle servit même un temps de gymnase pour le lycée voisin. Aujourd’hui protégée par le titre des monument historique, elle accueille des expositions temporaires ou autres activités culturelles, mais son avenir est toujours incertain.

7 – Rue Juliette Dodu

Vous êtes dans la rue Juliette Dodu, et comme vous ne savez certainement pas qui elle est et que nous avons deux minutes devant nous, autant y remédier. Parce que figurez vous que Juliette Dodu, née à Saint-Denis, cela va sans dire est la première femme française à obtenir la Légion d’honneur à titre militaire !

Elle naît donc à la Réunion, et part à 16 ans avec sa famille direction l’hexagone. Elle travaille au bureau du télégraphe. On est en 1870, et ceux qui s’y connaissent en histoire savent que c’est le début de la guerre contre la Prusse. Le bureau est occupé par l’ennemi et apparemment, le fil du télégraphe passe par la chambre de Juliette qui arrive à bricoler quelque chose de sorte qu’elle pouvait intercepter les messages des officiers prussiens et les livrer aux Français.

Elle sera découverte, emprisonnée et condamnée à mort, mais heureusement pour elle, l’armistice est signé juste à temps et elle sera graciée par le prince de Prusse ; s’il faut tout de même utiliser le conditionnel avec son histoire dont l’authenticité des exploits est aujourd’hui controversée, il est néanmoins intéressant de faire connaissance avec cette enfant de l’île dont le nom est porté par plusieurs rues, à Paris, à Montreuil, au Havre et à Saint-Denis !

8 – Les Gouzous

J’attire juste rapidement votre attention sur l’œuvre de street art que vous voyez sur votre gauche, car vous verrez certainement souvent ces petits personnages jaunes lors de votre visite de l’île. Ce sont des Gouzous. Leur nom provient d’une expression réunionnaise qui veut dire « Les gens ».

Bien que ces petits personnages soient sans visage, ils ne sont pas moins expressifs et sont mis en scène, souvent dans des endroits insolites et vous interpellent tout en faisant passer un message avec humour et bienveillance. Ils sont sortis de l’imaginaire du graffeur Jace, un artiste originaire du Havre, qui vit et travaille à la Réunion. Il a exposé ses œuvres partout dans le monde et son travail est reconnu à l’international dans le monde du street-art. C’est à la Réunion que l’on en trouve le plus, alors vous pourrez profiter de votre séjour pour partir à la chasse aux Gouzous ! Armés de votre appareil photo évidemment.

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5 réflexions sur “Visiter Saint-Denis”

  1. Bonjour,
    Nous sommes en train de préparer notre itinéraire de voyage à la Réunion et je me demandais si ça valais le coup de dormir à Saint-Denis ou si c’était plus simple de faire directement la première étape au cirque de Salazie, sachant que nous n’avons que 13 jours sur place…
    Merci d’avance pour vos conseils !

    1. Bonjour Romain,
      Alors, tout dépends, du temps que vous voulez consacrer à l’exploration des cirques, si vous voulez voir les trois et si vous voulez passer quelques jours à la plage. Si vous n’avez que 13 jours sur place, et que vous avez prévu de visiter au moins deux cirques et d’aller au Piton de la Fournaise, alors oui, je vous conseille de passer directement votre première nuit au cirque de Salazie. Les vols arrivant généralement dans la matinée, vous aurez le temps de visiter la ville, de prendre votre voiture de location et de faire la route vers Hell-Bourg (comptez environ 1h). Cela vous laissera plus de fluidité dans l’organisation de votre périple.
      Bon voyage !

  2. Honnêtement, nous avions nous aussi l’intention de filer directement sur Hell-Bourg, mais un problème avec notre location de voiture nous a obligé à passer la première nuit à Saint-Denis. Du coup, nous en avons profité pour faire votre circuit et on est finalement bien contents d’être restés ! C’est top d’attaquer ses vacances sur l’île en apprenant toute son histoire, ça donne tout de suite une autre approche au voyage !
    Merci pour votre travail 🙂

  3. Bonjour,
    Vous n’avez pas d’autres circuits que celui à la Réunion dans les DOM-TOM ? Nous pensons partir en vacances en Guadeloupe ou en Martinique… Allez vous proposer quelque chose bientôt ?

    1. Bonjour Claire,
      Nous enrichissons petit à petit notre catalogue avec l’arrivée de nouveaux circuits dans l’application. Vous devriez voir très prochainement arriver les villes de Fort-de-France et de Pointe-à-Pitre, pour vous accompagner dans votre voyage aux Antilles !

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