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Visiter Buenos Aires

Itinéraire L’âme Argentine – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Buenos Aires avec Emilie !

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Visiter Buenos Aires

: 18 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
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Vous avez eu l’excellente idée de partir en Argentine et vous voilà prêt à affronter sa trépidante capitale ! Vous entendez déjà les notes de tango flotter dans l’air chaud de la ville et vous salivez déjà à l’idée de la qualité légendaire de sa gastronomie.

Aussi prêts que vous pensez l’être, vous ne l’êtes pas.

Buenos Aires va vous happer tout entier et vous recracher épuisés, remplis, mais ravis, ayant vécu une expérience aussi intense que passionnante !

La ville est grande, vibrante, fourmillante et enivrante.

Votre séjour et votre découverte de la capitale argentine vont se concentrer autour de 5 quartiers : Micro Centro, Recoleta, Palermo, San Telmo et la Boca/Puerto Madero.

De notre côté, nous vous avons concocté un itinéraire aux petits oignons pour vous raconter la folle histoire de l’Argentine, ses forces et ses faiblesses, ses passions et ses blessures, à travers ses bâtiments les plus emblématiques, ses places historiques et ses rues bouillonnantes.

Une histoire sans filtre, aussi passionnante que ses habitants sont passionnés. Buenos Aires, pour l’aimer, il faut d’abord la comprendre, et c’est ce que nous allons essayer de faire ensemble aujourd’hui.

Mais attention, le plus difficile n’est pas de la visiter, mais bien de la quitter !

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Plaza de Mayo

Vous êtes au cœur du centre de Buenos Aires, sur la place de Mai, face à la Casa Rosada, où siège le gouvernement.
C’est un lieu clé de la partie la plus sombre de l’histoire de l’Argentine, sa dictature.
Le 24 mai 1976, une dictature militaire s’empare du pays, des droits et des libertés de ses citoyens. Ce processus de réorganisation nationale, inspiré de la dictature uruguayenne, va mettre en place une méthode d’élimination massive de ses opposants, ce qui a été reconnu juridiquement comme un génocide. Des milliers de personnes, principalement des étudiants, des ouvriers et des militants sociaux, disparaissent dans des centres de détention clandestin, et meurt sous la torture ou jetés dans le Rio de la Plata depuis les vols de la mort. La dictature Argentine a fait près de 30.000 disparus, 15.000 fusillés, 9.000 prisonniers politiques et 1,5 million d’exilés pour 32 millions d’habitants ainsi qu’au moins 500 bébés volés aux parents emprisonnés où nés en captivité et donnés à des familles proches du pouvoir. La dictature séquestrait le présent, mais ôtait également le futur.

Cathédrale Métropolitaine

Cet immense temple grec n’est autre que la cathédrale métropolitaine de Buenos Aires. Elle est la principale église catholique de la ville et le siège de son archidiocèse. Sa construction débute en 1692, mais elle ne sera consacrée qu’en 1791 après plusieurs problèmes pendant les travaux. Ce style néoclassique est rarement utilisé pour les cathédrales, mais qu’importe. Ce sont des Français qui ont réalisé le portique, en s’inspirant très largement du Palais Bourbon de Paris que vous reconnaissez peut-être.

L’Obélisque

Vous ne pouvez pas le rater, vous le voyez pratiquement tout le temps depuis votre arrivée à Buenos Aires. Voici donc son obélisque. Vous êtes au centre de la place de la République, elle même au centre de la ville. Alors comment est-il arrivé là et pourquoi est-il devenu une des icônes de Buenos Aires ?
Tout a commencé dans les années 30, où l’on a de grands projets d’urbanisme pour la ville. On veut tracé des grandes artères pour relier les pouvoirs entre eux, comme la Diagonal Norte qui relie le pouvoir exécutif de la Casa rosada au palais de justice. Et on décide, au croisement de deux de ces grandes nouvelles avenues, de créer une place de la République ultra symbolique.

Teatro Colón

Vous avez à présent devant vous, le théâtre le plus important d’Argentine. Le théâtre Colon entre dans le top cinq des plus belles salles de la planète à côté de la Scala de Milan, de l’Opéra National de Vienne, du Semperoper de Dresde et de l’Opéra de Paris.
Cet imposant édifice de 8.200 mètres carrés impressionne de par sa taille d’une part, mais aussi par son style éclectique où se mêlent des influences de la Renaissance italienne, du Baroque français et de l’art nouveau. Tout cela peut paraître improbable, mais prend tout son sens lorsque l’on connaît l’histoire de sa construction.

Palais de Justice

Vous traversez la place Lavalle, nommée en l’honneur de celui que vous voyez au sommet de sa colonne et qui n’est autre que le général Juan Lavalle. C’est un militaire indépendantiste qui a fait partie de l’armée des Andes du libérateur de l’Argentine, José San Martin.

Congrès de la nation argentine

Alors oui, là vous ne pouvez vraiment pas le rater, voilà le gigantesque Congrès de la Nation Argentine. C’est ici que se déroulent les activités du pouvoir politique. C’est ici que siègent le Sénat et la Chambre des députés.
En 1889, le président Celman se dit que ce serait quand même pas mal d’avoir un bâtiment aussi imposant que le palais législatif qui ferait une connexion avec la Casa Rosada, siège du pouvoir exécutif et le Cabildo qui était à l’époque, le siège de l’administration coloniale.

Mural Evita

Vous voilà, en plein cœur de la plus large avenue du monde, devant la statue du célèbre Don Quichotte, offerte par l’Espagne à l’Argentine en 1980 et face au célèbre mur d’Evita.
Vous connaissez très certainement Evita, Eva Perón ou Maria Eva Duarte de Perón de son nom complet. Cette actrice devenue Première Dame d’Argentine a suscité tant de passions qu’elle a inspiré un disque, puis une adaptation cinématographique portée par Madonna.
Mais passé ces quelques informations connues du grand public, que savez-vous d’Evita ?
Laissez-moi vous présenter brièvement celle qui va rapidement se faire une place dans le cœur des Argentins.

San Ignacio de Loyola

Vous arrivez à présent devant la belle église blanche de San Ignacio de Loyola.
Si vous êtes familier avec le nom d’Ignace Loyola, militaire espagnol puis religieux, chef de la contre-réforme et fondateur de la Compagnie de Jésus, vous vous doutez que l’église doit avoir un lien avec les Jésuites.
C’est en effet la plus ancienne église catholique conservée à Buenos Aires.

La Casa Rosada

Vous voilà sur la Plaza de Mayo face à la fameuse Casa Rosada, qui comme son nom l’indique et comme vous le voyez par vous même, est rose.
Les versions de la raison du choix de la couleur pour peindre le siège du gouvernement diffèrent et alimentent les légendes urbaines depuis 1870.
Ce que vous entendrez très certainement si vous posez la question à un Argentin, c’est que le président Domingo Sarmiento, nouvellement élu, décide de mixer les deux couleurs des partis opposés en symbole de paix. Le rose serait ainsi né du mélange du blanc des Unitaires et du rouge des Fédéralistes.

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Et encore 9 à retrouver dans l’application

Galería Güemes, Rue Florida , Théâtre Gran Rex , Avenida Corrientes , Paseo La Plaza, Avenida Callao, Le penseur , Palacio Barolo , Café Tortoni

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Informations pour votre visite

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Départ conseillé depuis la Plaza de Mayo devant la Casa Rosada.

Parking conseillé : Estacionamiento Perù 330

Nous vous conseillons, cela va sans dire, de ne pas avoir de voiture avec vous lors de votre séjour à Buenos Aires. Même si un road trip en Argentine est tout à fait envisageable, il vaut mieux éviter d’avoir un véhicule dans les grandes villes où la circulation est dense, le code de la route approximatif et le stationnement difficile. Si toutefois vous avez votre voiture, pas de panique.
Vous trouverez plusieurs parkings privés payants. Se garer dans la rue est évidemment possible mais il faut s’armer de patience.

Infos Climat :
Si vous partez à Buenos Aires, il y a des chances que ce ne soit pas votre seule destination en Argentine. Prenez bien en compte les différentes zones de ce pays si vaste avant de partir visiter des régions aux climats bien différents et parfois extrêmes.
En ce qui concerne sa capitale, elle se visite relativement bien toute l’année. L’été, il fait chaud, voire même très chaud, et l’hiver peut être froid et humide.  et si vous êtes sensible aux fortes chaleur et êtes un peu frileux, mieux vaut opter pour les inter-saisons.
On évite donc janvier et février, les deux mois d’été, où les températures dépassent les 30°C à l’ombre et l’hiver, juillet, août donc, (ne vous trompez pas, vous êtes dans l’hémisphère sud) où l’humidité rend les 15°C ambiant désagréable. Privilégiez donc les mois de mars, avril, mai et septembre, octobre, novembre.

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Infos Monnaie :

Aah, la monnaie en Argentine. Toute une histoire. Tellement complexe qu’elle résume à elle seule toute la folie de l’économie argentine. La dévaluation du pesos argentin n’a d’égal que l’inflation que vit perpétuellement le pays et le cours du dollars s’envol jour après jour. Il est parfaitement impossible de vous donner un taux, même approximatif, puisqu’il aura explosé demain. A votre avantage par contre. Il y a un taux officiel et un taux officieux nommé le dollar bleu. Vous trouverez des centaines de maisons de change informelles, et c’est là qu’il faut vous rendre. Ce dollar parallèle est l’arme préférée des Argentins pour se parer contre leur légendaire inflation d’environ 25% par an. N’ayant pas la possibilité de changer leurs pesos en dollars, ils cherchent le dollar ou l’euro à la source et vous proposent un taux bien supérieur à celui en vigueur. N’ayez donc pas peur de vous rendre dans ces fameuses maisons de change secrètes, vous gagnerez au change. Plusieurs sites internet vous donnent le taux du dollar parallèle en vigueur dans la rue. C’est donc à la fois interdit et officiel. Après, il est toujours utile de regarder un tuto youtube de comment reconnaitre un vrai d’un faux billet. Et c’est valable dans tous les pays.
Aussi, sachez que cette monnaie n’a aucune valeur dans les pays voisins. Ne pensez donc pas changer ce qu’il vous reste de pesos argentins au Chili ou en Uruguay. Personne n’en voudra et vous aurez le pire taux de change de l’histoire. Autant le dépenser ou le donner à quelqu’un qui en a besoin.
Dernier détail, la monnaie étant rare et ayant peu de valeur, il n’est pas rare qu’on vous rende la monnaie en bonbon dans les supermarchés.


Vous avez encore un peu de temps à Buenos Aires ?

Nous avons décidé de vous faire traverser l’histoire de l’Argentine afin de vous présenter dans les grandes lignes son histoire complexe et intense.

Une fois que ses lieux les plus incontournables vous auront révélé tous leurs secrets, à vous d’aller prendre le pouls de la ville dans ses quartiers les plus emblématiques. Buenos Aires compte 48 quartiers, mais ne vous inquiétez pas, la plupart de ce qui nous intéresse se concentrent dans quelques-uns facilement connectés par les transports en commun ou en taxi.

Voici un petit guide pour vous aider à savoir quoi faire, où et comment.

SAN TELMO :

San Telmo est le quartier bohème de la ville.

C’est là que tout a commencé. Là où, en 1536, le conquistador espagnol, Pedro de Mendoza, fonde Buenos Aires et où s’installent les riches colons dans des demeures somptueuses. Mais à la fin du XIXe siècle, l’épidémie de fièvre jaune pousse l’élite de la cité à se déplacer vers des quartiers plus au nord comme Recoleta ou Palermo. Ils laissent alors derrière eux des espaces splendides aux familles les plus pauvres qui s’y installent et les transforment en conventillos, petites cours partagées.

Le quartier devient alors populaire et voit, dans ses bars, naître le tango.

C’est là où vous trouverez des antiquaires, des rues pavées, des petits bars typiques comme des brasseries artisanales ou des cafés alternatifs, et des places où l’on danse le tango.

À ne pas rater, chaque dimanche matin, un gigantesque marché d’artisanat où les rues s’animent et se peuplent de stands en tout genre. Parfait pour vos cadeaux et souvenirs. C’est aussi à San Telmo que vous rencontrerez la plus célèbre des petites filles argentines, la célèbre Mafalda créée par Quino, dont la répartie avisée et subtile fait le bonheur des petits et des grands depuis 1973.

PALERMO :

Palermo est lui-même divisé sous quartiers non officiels. Vous avez Palermo Alto, Palermo Chico,  Palermo Viejo, Palermo Soho et Palermo Hollywood ainsi que le bois de Palermo, immense poumon vert de la ville où vous trouverez entre autres les jardins japonais, le planétarium, le zoo, un terrain de golf, le tout installé sur 50 hectares. Pour infos, le paysagiste, français, s’est inspiré du bois de Boulogne.  À Palermo vit la classe moyenne haute. On a de grands boulevards boisés, des écoles privées et des universités renommées.

Palermo Hollywood, comme son nom l’indique, possède une grande concentration de studios de cinéma, de télé et radio, mais a surtout vu se développer, depuis les années 2000, une multitude de restaurants incroyables en faisant le pôle gastronomique sophistiqué de Buenos Aires. Il en va de même pour Palermo Soho qui vous offre une myriade de bars, de cafés, de restaurants, de terrasses, de boutiques et d’ateliers dans une ambiance européenne autant que latino, inventée au fil du temps par tous ces immigrés venus d’Italie, d’Espagne ou d’Arménie.

Vous ne pouvez pas quitter Buenos Aires sans avoir baigné dans sa nightlife trépidante et vous l’avez compris, c’est à Palermo que ça se passe.

LA BOCA :

Le Caminito, c’est l’image même de la carte postale de Buenos Aires. C’est ce que vous avez vu sur les blogs ou sur les revues de voyage.

Le quartier tient son nom de Bouche, de l’embouchure du Rio de la Plata où se jette le Riachuelo. C’est le port historique de Buenos Aires. C’est là qu’ont débarqué et où se sont installés en premier lieu les immigrés européens. Principalement les Italiens. Ce quartier cosmopolite à la réalité sociale difficile plaît pour ses couleurs pimpantes. Dans les années 1830, les nouveaux arrivants, attirés par les possibilités d’emploi sur les chantiers navals et sur les docks, construisirent leurs maisons à partir de ferraille qu’ils ont peintes avec les restes de peintures qu’ils avaient pour leurs bateaux. La coutume s’est perdue peu à peu et c’est le peintre local Quinquela Martin qui l’a relancé et qui a rendu le quartier si emblématique.

La Boca touristique, même si elle a perdu de son authenticité, se concentre autour du Caminito, littéralement le petit chemin et est entourée de conventillos, qui sont des petites cours avec des patios. Vous y trouverez des centaines de magasins de souvenirs, de peintres de rue, de bars et restaurants avec des shows de tango, mais pas de la grande cuisine, et surtout des tonnes de possibilités de faire de belles photos.

Quelques heures suffisent. Les fans de foot, vous pouvez pousser jusqu’à la Bombonera, le stade mythique de Boca Junior. Attention, vous êtes dans un pays où le foot est une religion et où Maradona est un Dieu. Les passions peuvent être dangereuses. En Argentine, seuls les supporters du club qui reçoit peuvent assister aux matchs, pour éviter les bagarres. Ne vous amusez pas à venir dans le quartier de la Boca un soir de match avec un maillot de Rivers, l’équipe adverse, vous le regretterez amèrement. 

Si vous ne voulez pas vivre l’expérience d’un match de foot avec 49000 autres spectateurs déchaînés, vous pouvez aller visiter le très intéressant Museo de la Pasión Boquense situé sous les gradins du stade et qui vous donne un aperçu fascinant de l’histoire du club.

PUERTO MADERO

A proximité immédiate du centre-ville, Puerto Madero est le quartier le plus jeune de la ville. Ici, tout est chic et modernité. Puerto Madero est devenu en une dizaine d’années, le quartier le plus cher de la ville, où les plus fortunés s’offrent des lofts avec vue sur le canal. Son nom vient de Eduardo Madero qui était chargé, fin XIXe, de créer un nouveau port pour Buenos Aires. Le port sera agrandi plusieurs fois et la ville, toujours en galère pour accueillir les cargos, lance en 1990 un grand plan de restructuration urbaine plutôt réussi. Aujourd’hui vous y trouverez des docks réaménagés, des balades le long des quais, des touristes, des locaux, des joggeurs, des familles, etc. C’est un endroit sécure et propre, peut-être un peu trop. Vous y trouverez le très beau pont de la femme, le puente de la mujer, réalisé par l’architecte Santiago Calavatra, qui s’ouvre lors du passage d’un bateau. Vous verrez aussi la frégate Presidente Sarmiento, qui est le premier bateau de l’école de la marine argentine et qui a fait 40 fois le tour du monde ! Vous pouvez le visiter, c’est aujourd’hui un musée.

Derrière Puerto Madero, face au Rio de la Plata, vous avez la réserve écologique. Cet écosystème à la flore et la faune protégées fut un temps une zone remplie de déchets et abandonnée. Remis en valeur, ce sont aujourd’hui 350 hectares de biodiversité et autant de possibilités de promenades.

BOEDO / ALMAGRO / CABALLITO

Moins touristiques que leurs voisins, ces quartiers sont l’endroit idéal pour vous frotter à la vie argentine plus authentique.

Plus résidentiel, remplie de cafés typiques et de bars plus secrets et plus alternatifs, c’est une opportunité en or pour vivre comme un local.

Quartiers culturels et littéraires, c’est là que se sont épanouis les intellectuels porteños.

Vous pouvez aller faire un tour à l’Abasto, l’ancienne halle tout droit sortie de Gotham city, reconvertie en centre commercial ou L’éclectique basilique Maria auxiliadora y San Carlos.

Le tango est partout et c’est l’endroit idéal pour vous essayer à cette danse mystérieuse dans les nombreuses milongas, ou juste admirer les danseurs tournoyer élégamment.

Autre ambiance, mais tout aussi incontournable de la ville, le centre culturel KONEX et ses indétrônables lundis soirs dédiés à la Bomba del Tiempo, groupe de percussions incroyables.

LES MUSÉES

Comme toute capitale qui se respecte, Buenos Aires regorge de musées géniaux. On ne va pas se mentir, à moins que vous ayez décidé d’y passer au minimum une semaine, vous n’aurez pas le temps de tout voir ET de prendre le temps d’aller visiter tous les musées de la ville. Alors je vous en donne juste quelques-uns, les plus intéressants, et honnêtement, si vous ne devez en faire qu’un, aller au MALBA qui vous permet de comprendre dans un musée ultra moderne, toute la culture artistique latino-américaine.

MAMBA : Le musée d’Art Moderne, installé dans une ancienne usine de cigarette, est une référence en la matière. Il possède 7000 œuvres avant-gardistes, tant nationales qu’internationales. Guillermo Kuitca, Marta Minujin, Pettoruti, León Ferrari, Henri Matisse, Mondrian, Picasso et Kandinsky sont quelques artistes représentés.

MNDA : Le Musée National des Arts Décoratifs. Inauguré en 1937 dans le Palais Errázuriz, un ancien hôtel particulier d’une famille bourgeoise, ce musée comporte 6000 pièces d’art décoratif. Vous y verrez notamment une peinture del Greco, une sculpture de Rodin ou encore une horloge en bronze ayant appartenu à Louis XVI et Marie-Antoinette.

MALBA: Le Musée d’art Latinoaméricain de Buenos Aires. Ce musée, déclaré bien d’intérêt culturel par la ville, est une institution privée sans but lucratif. Il conserve et présente un patrimoine d’environ 400 œuvres inestimables réalisées par les plus grands artistes modernes et contemporains de l’ Amérique latine. Botero, Frida, Diego, parmi tant d’autres. Il y a aussi une cinémathèque, un secteur littérature et désign et un café.

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Les autres lieux incontournables à visiter à Buenos Aires à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Buenos Aires à pied :

1 – Galeria Güemes

Vous voyez sur votre droite l’entrée aux Galeries Güemes. Alors, on ne dirait pas forcément, vu comme ça depuis l’extérieur, mais ce sont de belles galeries couvertes à la mode européenne, inaugurées en 1915 et décorées dans un magnifique style Art déco avec verrières, coupoles, murs sculptés, ascenseurs extravagants et tout ce qui va avec.

Entièrement rénovées en 2007, c’est quelque chose à voir quand on passe à côté. Surtout qu’elles offrent l’accès à un mirador, payant malheureusement, qui vous offrira l’une des meilleures vues de la capitale !

Les galeries n’occupent qu’une partie de l’édifice, mais on appelle quand même l’ensemble “galeria güemes”.

Pour la petite histoire, sachez que c’est ici que vivait Saint-Exupéry lors de son séjour en Argentine quand il travaillait pour l’aéropostale. Fait assez incroyable, il partageait son appartement avec un bébé phoque qu’il logeait dans sa baignoire !! Véridique et vérifié attention ! C’est aussi ici qu’il a écrit son roman :“Vol de Nuit”. Je vous laisse suivre les pas d’Antoine de Saint Exupéry, très apprécié en Argentine, vous verrez, et qui sait, aller admirer la ville au sommet du 14e étage.

Informations pratiques :

  • Adresse : Florida 165, San Martín 170, 1005 Buenos Aires, Argentine
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours de 10h à 16h30
  • Téléphone : +54 11 4331-5731

2 – Rue Florida

La rue Florida que vous remontez à présent est certainement très animée. Elle l’est depuis belle lurette. C’est l’une des premières rues de la ville et on retrouve son tracé dans les premiers plans de Buenos Aires retranscrits en 1580 ! Dans les années 1870, une épidémie de fièvre jaune pousse les gens aisés installés pour la plupart dans le quartier de San Telmo, à s’installer vers les quartiers de Retiro et de Recoleta, plus au nord, plus élevés et réputés d’être plus sains. La calle Florida relie alors ce nouveau quartier riche au centre-ville.

Elle devient rapidement la rue la plus prisée de la ville. C’est en effet ici que l’on trouve alors, la plus grande concentration de boutiques et toutes les nouveautés venues d’Europe. En 1912 est percée l’avenida de mayo, pensée comme les Champs-Élysées et bordée d’hôtels ultras chics et de cafés élégants. Mais Florida est indétrônable dans le cœur des habitants et reste l’artère commerciale la plus luxueuse de la ville. S’y ouvre, au début du XXe siècle, le premier palace de Buenos Aires et la bourgeoisie se réunit dans ce qu’on appelle ici des confiterias. Vous avez saisi l’idée.

Mais la grande crise économique des années 90 en Argentine, qui explosera en 2001 entraîne le déclin des commerces sur la rue Florida et beaucoup ferment boutique. Les faillites s’enchaînent et la délinquance augmente.

En 2003, à la fin de la crise, on commence à restructurer Florida avec notamment l’installation du grand magasin chilien Falabella que vous reconnaîtrez et qui est très connu en Amérique Latine. Ajoutez à cela l’explosion du tourisme en provenance du Brésil dont la toute nouvelle classe moyenne que l’on appelle l’effet Lula, se précipite faire du shopping à Buenos Aires qui est, suite à sa crise, une ville très abordable, et vous avez une nouvelle vie sur la calle Florida.

Comme vous pouvez le constater, crise ou pas, économique ou sanitaire, Florida reste et restera une rue animée et vivante, où fourmille toute l’essence de la capitale.

3 – Théâtre Gran Rex

Voyez sur votre droite le grand théâtre de style Art déco. C’est le Gran Rex, LA salle de spectacle principale de la ville. Avec ses 3.300 places, elle est aussi le plus grand cinéma du pays. Le théâtre a été construit en 1937 par l’architecte Alberto Prebisch qui était aussi en charge de la construction de l’Obélisque. Il s’inspire pour l’intérieur du Radio City Music Hall de New York et l’inauguration fait sensation. C’est encore aujourd’hui l’un des lieux les plus importants de la ville pour l’organisation de spectacles internationaux.

Informations pratiques :

  • Adresse : Av. Corrientes 857, C1043AAI, C1043AAI CABA, Argentine
  • Horaire d’ouverture de la billetterie 2022 : du lundi au samedi de 12h à 18h

4 – Avenida Corrientes

Ici, vous êtes sur l’avenue Corrientes, l’une des artères principales de la capitale. Si vous n’en voyez qu’une portion, sachez que vous pouvez marcher encore 8 bons kilomètres tout droit et vous serez toujours sur l’avenue ! Pour vous donner une idée, la plus longue avenue de France, c’est la promenade des Anglais à Nice et on parle de 7 km. Et la plus longue du monde, pendant qu’on y est, elle est à Mexico, et fait 28.8 km ! L’enfer !

Bref, ici, sur votre petite portion de Corrientes, vous vous apercevez que vous êtes dans le quartier des théâtres. L’avenue est un pôle de divertissement connu et regorge d’espaces culturels, de cinémas, de théâtres en tous genres et de galeries d’art. On dit facilement que Buenos Aires est une ville qui ne dort jamais et sur Corrientes, vous vous en rendrez vite compte. Même les librairies ferment tard et vous y croiserez du monde à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Si vous la continuez un peu jusqu’au quartier de l’Almagro, vous arriverez sur sa partie la plus bohème où le tango a connu ses heures de gloire et où vivait le célèbre chanteur et compositeur de tango : Carlos Gardel. Sur une note un peu moins gaie, le premier chemin de fer de l’histoire de l’Argentine empruntait cette avenue qui existe depuis 1822. On surnommait le train qui l’empruntait, le train de la mort, tant il a transporté de cercueils vers le grand cimetière de la Chacarita pendant l’épidémie de fièvre jaune. Aujourd’hui, c’est la ligne B du métro de Buenos Aires, le Subte, qui la longe dans sa totalité.

5 – Paseo la Plaza

Vous avez sur votre gauche la petite entrée d’un grand espace culturel pensé comme une oasis urbaine dans un des quartiers les plus denses de Buenos Aires. L’espace dégagé par la destruction des anciennes halles où se trouvait le Mercado Modelo a vite attiré les investisseurs et c’est finalement un centre culturel et commercial qui a été ouvert. Vous pourrez voir la colonnade et le portique qui ont été conservés des halles et intégrés au lieu. Vous y trouverez deux salles de théâtres et un patio amphithéâtre, un centre des congrès, et une quinzaine de bars, de brasseries artisanales et de restaurants avec leurs terrasses à ciel ouvert.

Ce complexe culturel est réputé pour la qualité, le style et la diversité de ses représentations. Vous y trouverez également un musée spécialisé sur les Beatles qui présente, selon le livre des records, la plus vaste collection d’objets consacrés aux Fab Four, rassemblée par un fan ultime, l’Argentin Rodolfo Vasquez.

Informations pratiques :

  • Adresse : Av. Corrientes 1660 C1042AAP, C1042 AAP, Buenos Aires, Argentine
  • Horaire d’ouverture 2022 : du lundi au mercredi de 10h à 01h; du jeudi au samedi de 10h à 03h; le dimanche de 12h à 01h; en période de vacances de 12h à 03h.
  • Téléphone : +54 11 6320-5300

6 – Avenida Callao

Vous voilà sur l’avenue Callao, autre artère importante de la ville et entièrement déclarée en zone de protection historique.

Levez les yeux sur cette portion de l’avenue, elle est bordée de bâtiments majestueux, construits pour la plupart entre 1880 et 1940. Ici, comme on se rapproche du congrès national, vous trouverez de nombreux édifices politiques et de succursales de banques. Par contre si vous la prenez dans l’autre sens et remontez vers le nord, vous arriverez dans l’épicentre de l’éducation avec plusieurs bâtiments éducatifs très importants ainsi que le ministère de l’Éducation.

Difficile d’imaginer qu’au XVIIIe siècle, l’endroit était complètement rural. C’était une bande de terre agricole qui entourait la ville et que le fondateur Juan de Garay avait dédié aux pâturages en 1580.

C’est Rivadavia, le premier président de ce qu’on appelle alors les Provinces-Unies du Rio de la Plata, qui deviendront un jour la République d’Argentine, qui décide de transformer plutôt cette bande de terre en rocade qui entourerait le centre de Buenos Aires encore petit à l’époque. La nouvelle avenue voit le jour en 1822 et prend le nom de Callao en l’honneur du principal port du Pérou. Pourquoi le Pérou ? Parce que c’est là-bas que s’est jouée l’indépendance de l’Amérique Latine et que c’est au port de Callao que les troupes péruviennes ont vaincu les attaquants espagnols.

7 – Le penseur

Tout à fait, vous le reconnaissez, voilà le penseur de Rodin. Ce bronze installé sur la place du Congrès est arrivé à Buenos Aires en 1908 et a été récemment rénové et installé sur un piédestal plus haut afin de pouvoir mieux l’admirer.

Le penseur Buenos Aires

La sculpture originale d’Auguste Rodin avait été commandée par le musée des Arts décoratifs de Paris qui voulait créer le portail monumental basé sur la Divine Comédie. Le penseur devait représenter Dante, méditant devant les portes de l’enfer qu’il avait imaginées. En 1904, l’artiste réalise 8 autres penseurs à partir de son moule initial, conservant ainsi jusqu’à sa signature. Ils ont tous bien voyagé et sont installés à des endroits stratégiques du monde entier. Celui-ci a été acheté par le directeur de l’époque du Musée des Beaux-Arts de Buenos Aires.

Non loin de là vous avez la borne du kilomètre zéro, d’où est calculée la distance kilométrique de toutes les villes du pays.

C’est sur cette place qu’ont lieu la plupart des rassemblements de protestation politique, point de départ symbolique des manifestations qui iront jusqu’à la plaza de Mayo.

Informations pratiques :

  • Adresse : Plaza del Congreso, Buenos Aires, Argentine

8 – Palacio Barolo

Levez les yeux sur votre droite et admirez ce géant tout en douceur de courbe. Il s’agit du Palais Barolo. Vous avez devant vous le résultat du projet démesuré d’un jeune italien arrivé en Argentine en 1890. Ce jeune immigré sera le premier à importer des machines à filer le coton et il fera rapidement fortune dans l’industrie du textile. Au milieu de ses rêves de grandeur apparaît le souhait de construire le plus haut bâtiment d’Argentine, voire d’Amérique du Sud et qui porterait son nom ! Pour réaliser ce qu’il souhaite être une œuvre d’art, il fait appel à l’architecte italien des stars. Mario Palanti est né à Milan et a émigré en Argentine au début du XXe siècle pour travailler pour tous ces riches italiens venus s’installer à Buenos Aires et à Montevideo.

Palacio Barolo Buenos Aires

Les deux hommes décident de construire un palais inspiré de la Divine Comédie de Dante. L’immeuble est placé au numéro 1370, car l’œuvre date du XIVe siècle, et il fera 100 mètres de haut pour correspondre aux 100 chants du poème, et ce même si la hauteur dépasse largement les autorisations de l’époque ! L’édifice est divisé en trois zones distinctes : le hall d’entrée vous souhaite la bienvenue en Enfer avec ses 9 voûtes symbolisant les 9 hiérarchies infernales, décorées d’animaux mythologiques. Au centre, une statue de bronze de Dante, emportée par un condor vers les sommets du paradis, complète la métaphore. S’ensuit le Purgatoire évidemment, avec les étages comportant 11 ou 22 bureaux chacun, ce qui correspond au nombre de strophes des chants. Et enfin, la tour que vous voyez au sommet, qui est en réalité un phare, correspond au Paradis. Ce phare avait été installé par l’architecte pour communiquer avec celui installé dans le palais Salvo que le même architecte construisit à Montevideo. Les deux faisceaux lumineux représentent l’entrée du paradis, éclairée par deux phares dans la Divine Comédie. Le Palacio Barolo a été, pendant quelques années, l’édifice le plus haut d’Amérique du Sud, avant d’être détrôné en 1928 par son homologue uruguayen, puis par l’édifice Kavanagh.

Cette folie des grandeurs, qui nous a laissé un édifice remarquable, classé monument historique, nous rappelle une époque prospère de l’Argentine du XXe siècle. Un pays peuplé d’immigrants, en plein essor, qui connaît cet âge d’or incroyable en même temps que l’Europe souffre de sa Première Guerre mondiale. Barolo meurt en 1923 et ne verra pas la fin de son immeuble. Cela étant dit, il aura tout de même réussi son pari, puisque l’on parle encore de lui aujourd’hui. Des visites guidées sont organisées et vous permettent de découvrir l’intérieur et de monter au sommet du phare pour une vue spectaculaire sur la ville.

Informations pratiques :

  • Adresse : Av. de Mayo 1370, C1085 CABA, Argentine
  • Horaire d’ouverture 2022 : du lundi au vendredi de 9h à 22h; le samedi de 10h à 23h; le dimanche de 10h à 21h.
  • Téléphone : +54 11 3221-1331

9 – Café Tortoni

Vous passez à présent devant le café Tortoni, le plus vieux café de la ville et certainement le plus célèbre. S’il y a quelque chose de marquant à Buenos Aires, c’est sa nostalgie ambiante et son goût pour la tradition. Ses beaux cafés d’époque sont des lieux parfaits pour s’engloutir dans un temps révolu et regretté.

Cafe Tortoni Buenos Aires

Le café Tortoni, que vous voyez là, a été ouvert en 1858 par un couple de Français et nommé en souvenir du café Tortoni, boulevard des Italiens à Paris, où se réunissait l’élite parisienne. Comme à Paris, ce sont les musiciens, les auteurs, les peintres, les journalistes, les artistes en tous genres qui vont affluer au café Tortoni et lui donner ainsi sa renommée. Boire un chocolat au café Tortoni est un peu devenu un passage obligé touristique aujourd’hui, mais une fois la queue de touristes passées, on pénètre dans une salle richement décorée au mobilier d’époque et où tourbillonnent des serveurs en costumes et où l’on sent encore la présence de Borges, Gardel et Garcia Lorca.

Le café a été déclaré par la ville lieu d’intérêt touristique et fait partie des “bares notables” qui sont un groupe de lieux d’exception soutenu par la municipalité. Mais son caractère historique va au-delà des frontières de l’Argentine et le café est classé “café mondial d’exception » aux côtés du café de la Paix à Paris et du café Florian à Venise.

Le café Tortoni est également connu pour sa peña. Une peña, en Amérique du Sud, est un cercle de musiciens généralement créé par un groupe d’amis qui génère un genre musical nouveau. Dans la Bodega, la cave du café Tortoni était installé un groupe nommé: “Agrupacion de la Gente de Artes y Letras”, une association créée pour protéger l’art et la littérature. Ce sous sol mythique fréquenté par les plus grands, est encore aujourd’hui la scène de spectacle de jazz et de tango. L’authenticité d’antan a fait place à un produit touristique, mais le charme des murs est toujours là.

Informations pratiques :

  • Adresse : Av. de Mayo 825, C1084 CABA, Argentine
  • Téléphone : +54 11 4342-4328
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