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Visiter Chicago

Itinéraire Windy City, La beauté du Michigan – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Chicago avec Emilie !

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Visiter Chicago

: 27 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
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Alors, soyez prêt à découvrir l’une de vos futures villes préférées ! Chicago n’était peut-être pas au sommet de votre liste des villes à découvrir aux US et vous allez vite vous rendre compte qu’elle a tout autant à offrir que New York ou San Francisco !

C’est la surprise du voyage ! Chicago c’est un centre-ville ultra moderne avec les beaux gratte-ciel des États-Unis réalisés par les plus grands architectes. C’est aussi, bien sûr,  l’empreinte d’Al Capone et de la prohibition, avec ces anciens clubs de jazz clandestins et leur réseau de tunnels secrets. C’est Little Italy avec ses fameuses deep dish pizzas et ses décors de film de Coppola, Scorsese ou de Palma. C’est des parcs gigantesques, des théâtres mythiques, du patrimoine historique et des œuvres d’art moderne parsemées de ci delà et qui sont tout autant de signatures valides pour cette ville mythique, point de départ de la fameuse route 66.

Tout cela serait déjà génial en soi, mais cette ville fabuleuse a en plus la bonne idée d’être installée au bord du lac Michigan. Si grand et si beau qu’on se croirait sur l’océan.

Suivez-nous dans une visite complète de Chicago, mêlant nature et architecture, anecdote et grande Histoire pour découvrir ensemble l’une des villes les plus intéressantes des États-Unis !

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The Bean

Vous voilà devant le fameux haricot magique de Chicago. The Cloud Gate de son vrai nom, The Bean pour les intimes, ou la fabuleuse épopée d’une œuvre d’art qui devient en deux temps trois mouvements, le symbole de toute une ville. Tout commence avec le grand projet du Millennium park, conçu pour faire disparaître d’anciennes friches ferroviaires. C’est le plus grand projet de Chicago depuis son Exposition universelle de 1893.

Jay Pritzker Pavilion

À quelques pas du célèbre Bean, se trouve une autre œuvre majeure de Millennium park : Le Pavillon Jay Pritzker. Il s’agit d’un immense kiosque à musique, conçu par le célèbre architecte Frank Gehry, à qui l’on doit d’autres structures aussi étranges que mémorables comme le musée Guggenheim de Bilbao ou la Fondation Louis Vuitton de Paris. Le pavillon tient son nom de Jay Pritzker, un milliardaire originaire de Chicago, patron de la chaîne d’hôtels de luxe Hyatt et qui fit don de 15 milliards de dollars pour la réalisation du projet. Soit environ un quart du budget total.

Lac Michigan

Vous êtes sur une portion du Lakefront trail, un sentier de randonnée réputé qui longe le lac Michigan sur 29 kilomètres. Très populaire, vous croiserez jogger, vélos, rollers, etc. Le LFT pour les intimes, connecte de nombreux points d’intérêt de Chicago comme ses parcs, ses plages et sa jetée. C’est l’endroit idéal pour faire connaissance avec le lac Michigan. Vous avez certainement l’impression d’être en bord de mer plutôt qu’en bord de lac ! C’est ça quand on ne voit pas l’horizon ! Il faut dire que le lac Michigan (qui n’est PAS le plus grand des 5 grands lacs de la région) fait la taille de l’État de Virginie ! 13 millions de personnes vivent le long de ses rives, réparties sur quatre états : Le Michigan, L’Indiana, L’Illinois et le Wisconsin, dont deux mégalopoles : Chicago et Milwaukee.

Navy Pier

Vous arrivez à présent au fameux Navy Pier de Chicago. Si vous avez visité d’autres villes des États-Unis, vous savez que les jetées des grandes villes américaines sont autant de lieux de divertissement et de rencontre. Mais le Navy Pier de Chicago va au-delà de l’installation d’une grande roue et d’un parc d’attractions, aujourd’hui fréquenté par plus de 8 millions de visiteurs annuels. À la fin des années 1900, Chicago est en plein essor économique grâce à sa position stratégique de lieu de transit et d’échange commercial. La ville décide alors de se doter d’un nouveau plan d’urbanisation. Il est donc décidé de créer un port, composé de cinq jetées destinées à accueillir les marchandises, mais également les passagers d’excursions sur les Grands Lacs et de prévoir des zones récréatives pour les habitants de Chicago. Le nom officiel du Navy Pier était alors la jetée municipale numéro 2, bien que la numéro 1 n’ait finalement jamais été construite. Les travaux commencent en 1914 et l’on porte une attention toute particulière aux fondations qui doivent supporter les importantes vagues du lac. La dalle en béton est soutenue par 20.000 pilotis enfoncés jusqu’à 9 mètres de profondeur. À l’extérieur, on suit le style néoclassique typique du siècle des Lumières qui n’est encore pas si loin.

Point de vue sur les 4 buildings emblématiques

On ne va pas se mentir, ce pont est un superbe point de vue pour profiter d’une vue iconique sur Chicago. Vue formée par le groupe des 4 bâtiments édifiés dans les années 20 encadrant le pont : le 333 North Michigan; le London guarantee, Le Wrigley et la Tribune Tower. Le 333, c’est l’immeuble art déco que vous avez devant vous à gauche. Ses ascenseurs possèdent les plus beaux bas-reliefs art déco de la ville et si vous regardez bien, au cinquième étage vous verrez une frise sculptée représentant des scènes de l’histoire de Chicago. À droite, c’est le London guarantee building, construit pour être le siège social d’un groupe d’assurance britannique. Son sommet rappelle un temple grec, mais il est surtout censé s’inspirer de l’hôtel de ville de Stockholm.

Chicago Theatre

Magnifique autant qu’emblématique, vous avez maintenant devant vous le superbe Chicago Theatre ! Il ouvre ses portes en 1921, dans ce style baroque clinquant qui allait lancer le ton pour l’ouverture des futures salles de cinéma aux États-Unis. C’est que dans les années 20, on veut, on doit rivaliser avec l’opulence et le luxe de l’opéra. Il faut dépayser le public dès l’entrée et le lobby. Loin, très loin, des salles obscures auxquelles vous êtes habitués, les cinémas américains du XXe siècle sont des trésors d’architecture, comme le Lowe’s Paradise et le Roxy à New York dont les salles sont remplies de sculptures et de dorures dignes de l’Opéra de Vienne.

Le Métro de Chicago

Vous avez devant vous l’un des ponts du métro aérien de Chicago. Peut-être même que vous voyez passer l’un de ces trains, un peu old school mais qui font totalement partie du charme de la ville. Chicago est la deuxième ville des États-Unis à se munir d’un métro aérien, derrière New York qui inaugure le sien en 1867. Celui que l’on surnomme le L car la majorité de ses lignes sont elevated, élevées, fait aujourd’hui partie du paysage et de l’identité de la ville. La première voie a été construite par la South Side Elevated Railroad et vous auriez pu voir, sous vos yeux ébahis de 1892, une locomotive tirant quatre petites voitures en bois, quitter la 39e rue pour arriver à la station du congrès 14 min plus tard.

Begin Route 66

Voilà le fameux Begin sign qui annonce le début de la route 66. Car c’est bien ici, à l’angle de la East Adams Street, à Chicago, que tout commence. Le panneau End, lui, se trouve à 3940 km de là, sur la jetée de Santa Monica à Los Angeles. Aujourd’hui déclassée, la route 66 n’existe plus à proprement parler. Il s’agit désormais d’un itinéraire mythique signalé par ces célèbres panneaux marron estampillés du gros 66 et empruntant son ancien tracé. L’ancienne route 66 traverse une Amérique des années 50, où le temps semble arrêté, avec des villes fantômes, remplies d’images nostalgiques d’un temps révolu. Néons des motels, banquette en sky des diners, stations essence abandonnées, une véritable madeleine de Proust pour les passionnés. Mais revenons rapidement sur l’histoire de cette route extraordinaire, symbole ultime du gigantisme américain. Son histoire commence dans les années 20, lorsque deux businessman, Cyrus Avery et John Woodruff se lancent le défi de relier l’est du pays à cet ouest qui paraît inaccessible et qui est à l’époque bien moins peuplé. Pour se faire, ils décident de relier, par une route goudronnée, des portions de routes existantes, elles-mêmes reliées aux villes et villages qu’elle traverse.

Crown Fountain

Vous arrivez devant la célèbre Crown Fountain du Millenium Park. Elle a été réalisée par l’artiste catalan Jaume Plensa et a été inaugurée en juillet 2004. La fontaine est nommée après la famille Crown, qui fit don de 10 millions de dollars sur les 17 millions nécessaires à la construction de l’ouvrage. La famille Goodman, connue pour avoir fondé le Goodman theater, fut également un des généreux donateurs. La totalité du financement de l’œuvre vient d’ailleurs de donations privées. Il s’agit, comme vous pouvez le voir, d’une fontaine interactive. Vous avez un miroir d’eau de granite noir, placé entre deux tours de verre de 15 mètres de haut. Les tours sont recouvertes d’écrans sur lesquels sont projetées des vidéos d’un millier de visages des habitants de Chicago.

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Et encore 18 à retrouver dans l’application

BP Bridge, Les Parcs, La flèche abandonnée de Chicago, Chicago’s fire, Les surnoms de Chicago, Jean-Baptiste Point du Sable, Riverwalk et Marina City, Macy’s, Statue de Picasso,  First United Methodist Church, Le City Hall, Thompson Center, Cadillac Palace Theater, Civic Opera House et la Chicago River, SkyDeck Chicago Willis Tower, The Rookery, Calder’s Flamingo, Chicago Cultural Center

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Informations pour votre visite

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Départ conseillé depuis : The Cloud Gate (The bean)/ Millenium Park

Parking conseillé : Grant Park North Garage – 44 Michigan Ave/ Métro Millennium Station
 
Infos Parkings :
Se garer aux États-Unis n’est en général pas trop compliqué. Les rues étant larges et les places de parking encore plus larges. Si vous êtes habitués au sud de l’Europe, vous trouverez les Américains cordiaux et bons conducteurs. Mais, et il y a bien un mais, Chicago est sur la liste des pires villes du monde où se garer. Pas dans le top trois avec des New Delhi ou Beijing, mais quand même. À Chicago les places de parkings sont chères et les places sur la voirie rares. Les parcmètres de Chicago sont parmi les plus chers des USA et les amendes pour infractions sont strictes et sévères. Un conseil, prenez le métro ! On laisse la voiture à l’hôtel, quitte à payer le parking ou mieux, on vient sans voiture !

Climat:
Chicago, c’est la ville principale de l’Illinois, le long des rives du lac Michigan. Ses saisons sont rythmées sur un climat continental avec des hivers glacials avec d’importantes chutes de neige, et des étés très chauds. Comptez entre  -7°C et -3°C pour les températures minimales entre décembre et février et entre 25°C et 30°C de juin à septembre. À moins de vouloir admirer le lac gelé et les décorations de Noël, la saison idéale pour visiter Chicago se situe entre avril et octobre.
 
Monnaie :
Chicago, comme le reste des États-Unis, utilise le dollar américain.

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Info visite

Si vous comptez visiter plusieurs attractions payantes de la ville, alors renseignez vous au préalable sur les différents city pass proposés par Chicago. Selon vos projets, ils vous permettront de faire des économies de temps et d’argent. Vous avez les Chicago City pass, mais également les Go Card et les Ceetiz. Tous proposent des attractions à des prix avantageux, des réductions dans les transports, les magasins et les restaurants, ainsi que des billets coupe-fils dans les principales attractions.
 
Le circuit vous fait pénétrer dans l’univers merveilleux de l’Atrium du centre James Thomson. Merci de noter que ce dernier est fermé le week-end et les jours fériés. Si vous ne pouvez pas entrer, vous n’aurez qu’à continuer tout droit pour rejoindre le point suivant. 

Cette visite de Chicago vous propose de découvrir l’incroyable patio vitré du Rookery Building. L’édifice est ouvert au public du lundi au vendredi de 7h00 à 18h00 et le samedi de 8h00 à 14h00. L’espace accessible à la visite est malheureusement fermé le dimanche. Vous pouvez y prendre des photos, mais pas en y installant trépied ou autre matériel professionnel. Auquel cas ce sera considéré comme un shooting photo, possible, mais sous conditions.

Le circuit vous propose d’entrer découvrir le dôme Tiffany du Chicago Cultural Center. L’accès est gratuit, mais l’établissement ouvre à 10h et ferme ses portes à 19h en semaine et à 17h le week-end. À prendre en compte, car ce serait dommage de le rater !


Vous avez encore un peu de temps à Chicago ?

Les Grands Lacs

De toute évidence, Chicago est lié aux grands lacs. Voici quelques conseils pour profiter au maximum de cet incroyable morceau de grande nature :

  • Croisière sur le lac Michigan
  • Excursion spéciale architecture sur la Chicago River
  • Kayak/Paddle sur le lac ou sur la rivière
  • Randonnée le long du Lake Trail (29km total) et ses nombreux view point
  • Vélo : depuis Chicago, vous pouvez également suivre les pistes cyclables du Lake Trail. Mais le terrain de jeux pour vélos et vtt est énorme autour des grands lacs, n’hésitez pas à vous renseigner sur les itinéraires et à sortir des sentiers battus.

Les Musées

Chicago étant l’une des plus grandes villes des Etats-Unis, vous vous doutez bien que ces musées sont plutôt pas mal ! Voici quelques uns des plus intéressants :

  • Art Institut of Chicago (Musée d’art) : c’est le musée le plus connu et le plus réputé de Chicago. C’est l’un des pionniers et des plus anciens musées d’art des Etats-Unis. Sa collection est aussi riche que variée et vous y verrez littéralement de tout !
  • Field Museum (Musée d’Histoire Naturelle) :Celui là vous en avez même peut-être déjà entendu parlé ! C’est là-bas que vous pouvez observer le plus grand squelette de Tyrannosaurus Rex au monde ! Vous y verrez aussi des trésors de l’Egypte ancienne et des artefacts millénaires !
  • Museum of Science and Industry (Musée des Sciences) : Scientifique en herbe, voici le plus grand musée des sciences des Etats-Unis ! Interactif et amusant, c’est un endroit passionnant !
  • Adler Planetarium (Musée de l’Espace et des Planètes) : Si vous aimez avoir la tête dans les étoiles, alors le planétarium Adler est fait pour vous ! Il vous permettra de devenir incollable sur notre système solaire et le reste de l’univers. Il présente l’une des plus belles collections au monde d’instruments astronomiques ainsi qu’un télescope dernier cri.
  • Chicago History Museum (Musée d’Histoire) : Ici, c’est l’histoire du pays qui est à l’honneur. Décryptée au travers d’expositions complètes avec costumes, photographies, sculptures et peintures.
  • Museum of Contemporary Art (Musée d’art contemporain) : Le Musée d’Art Contemporain présente généralement d’excellentes expositions temporaires alors n’hésitez pas à vous renseigner sur celles qui seront présentées lors de votre séjour.

Les matchs

Chicago est l’une des rares villes à avoir une équipe professionnelle dans chaque discipline US. C’est donc la ville parfaite pour aller sentir l’ambiance incomparable des grands événements sportifs nord-américains.

  • NBA : Chicago Bulls – Matchs au United Center
  • NFL (football américain) – Chicago Bears – Matchs au Soldier Center
  • MLB (baseball) – Chicago Cubs – Matchs au Wrigley Field
  • NHL (hockey sur glace) – Chicago Blackhawks – Matchs au United Center
  • MLS (football) – Chicago Fire – SeatGeek Stadium

La Prohibition

Vous le sentirez vite, l’histoire de Chicago est encore imprégnée du temps de la prohibition. Ne partez pas sans aller boire un verre dans un ancien bar clandestin ou faire une visite guidée sur les traces d’Al Capone et du crime organisé.

Little Italy

Le quartier de Little Italy sur Near West Side, raconte l’histoire de l’immigration italienne aux Etats-Unis. Même si vous y trouverez aujourd’hui, des magasins du monde entier, cela reste le quartier à visiter pour son ambiance italienne et pour goûter les fameuses deep dish pizza, inventées à Chicago en 1943. 

Hot Dog

Goûtez un hot dog, idéalement à un match de basket ! Le Hot Dog c’est l’histoire de la ville de Chicago. Son commerce de la viande de bœuf, ses abattoirs, ses immigrés d’Europe de l’Est et leur culture de la saucisse.

Lincoln Park Conservatory

C’est le plus grand parc public de la ville et le deuxième parc le plus visité aux USA après Central Park. Et vous allez vite comprendre pourquoi ! Vous y trouverez : 15 terrains de baseball, 6 terrains de basketball, des terrains de softball, des terrains de football, 35 courts de tennis, 163 terrains de volley, plusieurs plages publiques, et un parcours de golf.Il y a aussi plusieurs ports avec des installations de navigation ainsi que plusieurs jardins paysagers avec des refuges d’oiseaux. Il y a aussi un théâtre avec vue sur le lac qui propose régulièrement des spectacles en plein air pendant l’été. Il comporte plusieurs points d’intérêts.

  • Zoo Lincoln : Le plus ancien zoo d’Amérique !
  • Le Jardin Botanique
  • Le Musée d’Histoire de Chicago
  • Le Musée Peggy Notebaert Nature Museum

Magnificent Mile

La Magnificent Mile est une portion de la Michigan Avenue, allant de la Chicago River à Oak Street dans le Near North Side. C’est l’équivalent de la cinquième avenue de New York ou de Rodeo Drive à Beverly Hills. C’est donc là qu’il faut vous rendre si vous voulez vivre une immersion dans le Chicago de luxe. Grands magasins, grands restaurants, hôtels étoilés, vous voyez l’idée.

Les Pedways

Comme beaucoup de villes sujettes aux fortes intempéries hivernale, Chicago possède une ville souterraine permettant de se déplacer sans avoir à mettre le nez dehors. Ce système de réseau et de tunnel souterrain s’appelle les Pedways. Comprenez Pedestrian Ways, les chemins pour piétons. C’est donc une ville sous la ville, née en 1951 lorsque les tunnels reliaient simplement les métros des lignes rouge et bleu. Aujourd’hui ce sont environ 50 immeubles et commerces qui sont reliés sur environ 40 blocks de Downtown. Ils sont signalisés par une boussole, généralement accompagnée d’une carte qui vous aide à vous retrouver et à vous guider dans la bonne direction !

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Visitez les autres villes des Etats-Unis

Les autres lieux incontournables à visiter à Chicago à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Chicago à pied :

1 – BP Bridge

Vous empruntez à présent la passerelle BP. B pour bridge, P pour pedestrian, vous l’avez compris dans votre anglais parfait, c’est tout simplement un pont piéton.

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En réalité BP fait ici double emploi car le nom a aussi été mis pour la société pétrolière britannique BP qui a donné 5 millions pour sa construction. C’est donc un pont piéton avec style que vous traversez, et surtout avec vue !

C’est Frank Gehry, l’architecte du pavillon Pritzker qui est l’auteur de cette pièce d’ingénierie unique et étonnante. Ce serpent argenté qui enjambe le Millenium park et la Colombus drive est composé d’un squelette creux recouvert d’une feuille d’acier inoxydable qui scintillent au soleil. Le pont vous offre une vue imprenable sur les toits de Chicago, les gratte-ciel du centre historique et le lac Michigan.

C’est l’endroit idéal pour photographier les monuments les plus emblématiques de la ville. Petit bémol, le pont doit être fermé en hiver, car il n’y a pas de façon de dégager la neige sans gêner la circulation de la Colombus Drive.

2 – Les Parcs

Vous l’avez remarqué, Chicago, c’est vert. Ses parcs publics sont énormes et bien entretenus. Ici, vous êtes dans le Maggie Daley Park, né en 2012 de l’aménagement de la partie nord du Grant Park qui était à l’époque occupé par un vaste parking. Aujourd’hui, vous y trouverez de nombreuses activités comme une patinoire, un mur d’escalade, un mini golf ou des cours de tennis, mais aussi le jardin des survivants du cancer, un parc contemplatif, conçu pour être une célébration de la vie et un lieu d’espoir.

Une fois le Maggie Daley traversé, si vous continuez au Sud, vous arriverez d’abord à l’Institut d’Art moderne, en passant par le point de départ du marathon de Chicago puis toujours plus au sud, dans le Grant Park, avec sa célèbre fontaine monumentale Buckingham.

Si vous avez le temps d’explorer ou d’y revenir, ne manquez pas de pousser jusqu’au génial musée d’histoire naturelle, le Field Museum ainsi qu’au planétarium Adler, d’où vous verrez sans nul doute la plus belle skyline de la ville !

3 – La flèche abandonnée de Chicago

Nous traversons à présent la Chicago River pour rejoindre la partie au nord du Loop. Sachez que sur la gauche du pont se trouve le site de la fameuse tour abandonnée de Chicago. Si vous regardez un plan de la ville, vous verrez un cercle parfait correspondant au trou laissé par les fondations de ce qui aurait dû être la tour la plus haute du monde.

fleche abandonnee de Chicago

Laissez-moi vous raconter brièvement l’histoire de la Chicago Spire. Juillet 2005, un projet nommé le Fordham Spire est présenté et approuvé à l’unanimité par la commission d’urbanisme de Chicago l’année suivante.

En 2006, le conseil vote même un amendement permettant la construction d’une tour de 609 mètres de haut ! C’est énorme ! C’est quand même deux fois la taille de la tour Eiffel. La Chicago Spire aurait alors été le monument le plus haut d’Amérique du Nord, et, à cette époque, du monde ! Les habitants, tout comme le maire, sont enthousiastes, car le projet de la tour est de loin le meilleur proposé pour cette zone, il a un faible impact environnemental et bouchera moins la vue et la lumière que les projets concurrents. Seul Donald Trump s’oppose farouchement au projet, alertant sur le fait que la tour deviendrait un appât pour les terroristes. À moins que ça ne soit par peur de voir sa propre Trump Tower, située à quelques pas de là, dépassée de plus de 200 mètres.

Toujours est-il que le projet est lancé et confié à l’architecte espagnol Calatrava. Si vous n’êtes pas familier avec son œuvre, vraiment, allez jeter un coup d’œil sur son travail, c’est stupéfiant !! Comme pour ces autres projets, Calatrava s’inspire donc de la nature et projette une tour spirale, inspirée à la fois d’un grand feu indien et d’une coquille d’escargot. Le 25 juin 2007, les travaux commencent. Mais en 2008, la crise des prêts hypothécaires à risque secoue l’Amérique et la plonge dans une importante crise financière. Les travaux ralentissent et en 2010, Calatrava, ainsi qu’une autre firme d’architecture travaillant avec lui et une entreprise de construction annoncent que les impayés sont trop importants pour continuer. En effet, le principal investisseur du projet, l’Anglo Irish Bank est au bord de la faillite et a gelé tous ses prêts bancaires laissant la Chicago Spire à court de liquidité.

De cet audacieux projet qui aurait dû changer pour toujours la skyline de Chicago, il ne reste qu’un gigantesque trou que les habitants surnomment ironiquement la plus grande piscine de la ville.

4 – Chicago’s fire

Je profite de cette longue rue qui nous ramène vers Michigan avenue pour vous parler un peu du fameux Grand Incendie de Chicago, car c’est vraiment un événement indissociable de l’aspect actuel de la ville. En effet, ce condensé d’architecture remarquable et renommée qu’est devenu Chicago est dû à son événement le plus tragique. Du 8 au 10 octobre 1851, un grand incendie ravage la ville de Chicago. 300 personnes meurent, des milliers sont blessés et de nombreux quartiers sont détruits dans leur intégralité. La situation est gravissime.

On parle de 17.500 bâtiments détruits et de 100.000 personnes qui se retrouvent sans abri. Rendez-vous compte, sur une population de près de 324.000 habitants, c’est presque un tiers de la population qui a tout perdu. C’est l’une des plus grandes catastrophes du XIXe siècle aux États-Unis. Mais, elle permit à Chicago de mieux se développer d’un point de vue économique, architectural et urbanistique, et de devenir une des villes les plus modernes d’Amérique du Nord. La ville reçoit des fonds de l’aide internationale comme nationale et les meilleurs architectes de la planète accourent à son chevet. Le gouvernement de Chicago améliore les codes du bâtiment et la ville devient un véritable laboratoire architectural.

L’ultra centre étant délimité naturellement par la rivière et le lac Michigan, l’espace est assez restreint et c’est vers le haut qu’il faut aller pour s’agrandir. Voilà donc pourquoi les buildings de Chicago vous paraissent si beaux et si imposants. Mais revenons à ce terrible accident, car les théories de départ du feu valent à elles seules une histoire. La théorie la plus connue est celle de la vache. Oui, parfaitement, ce serait une vache qui aurait causé la catastrophe du siècle !

La vache de Catherine et Patrick O’Leary pour être précis, qui aurait renversé une lampe à kérosène et fait s’embraser la grange située au 137 DeKoven Street, le 8 octobre vers 21h. Les flammes ne sont pas encore éteintes, que l’histoire est déjà relayée dans le Chicago Post, puis bientôt dans le New York Times et reprise par tous les grands journaux américains. Mme O’Leary, bouc émissaire idéal, est une femme immigrée irlandaise de confession catholique. On raconte qu’elle aurait déclenché cet incendie pour se venger d’avoir été rayée des aides sociales de la ville.

Il faudra attendre une vingtaine d’années pour que la mémoire de Catherine O’Leary soit lavée et pour que le journaliste Michael Ahern avoue avoir tout inventé après avoir retrouvé dans les décombres de la ferme des O’Leary, une lampe à kérosène renversée. Il pensait pouvoir faire sensation, et ça n’a pas raté ! Ce qui est sûr, c’est que même si un feu aurait pu partir de cette lampe, il n’aurait jamais pu avoir la portée qu’a eue l’incendie de Chicago. Il faudra encore bien un siècle pour que l’opinion publique accepte que l’histoire de la vache soit un mythe ! Mais alors, que s’est-il réellement passé ? Une autre théorie, évoquée en 1882 et reprise en 2004 par l’institut américain aéronautique, est celle de la pluie de météorites.

En effet, la date correspondrait à l’explosion de la comète de Biela. Les météores auraient alors causé 4 départs de feu le même jour. D’autres villes autour des lacs ont également brûlé ces jours-là, et de nombreux feux de forêt ont été reportés. Mais cela reste une théorie, réfutée par d’autres. En tout cas, si l’incendie a finalement pu être maîtrisé, c’est grâce au lac Michigan et à une pluie inopinée qui est venue porter secours aux pompiers.

D’autres grandes villes américaines ont également vécu un drame similaire, ce fut le cas à New York qui essuya 7 incendies dont 2 majeurs ainsi qu’à Boston ou encore à San Francisco. Mais le Chicago Fire a pris une grande place dans la littérature, la chanson et le cinéma, demeurant ainsi dans la mémoire populaire collective.

5 – Les surnoms de Chicago

Vous avez surement entendu que Chicago est surnommée Windy city. C’est vrai que sa position géographique en bord de lac est propice aux rafales de vent qui peuvent être glaciales en hiver. De plus, le quadrillage urbain, sorti du plan Burnham de reconstruction post incendie, favoriserait les couloirs venteux. Mais en réalité, il n’y a pas plus de vent à Chicago qu’ailleurs. Si vous demandez aux habitants, alors, pourquoi windy city, ils vous répondront qu’ici, windy veut plutôt dire vent dans le sens de brasser du vent et que le surnom est en fait destiné aux politiciens qui parlent beaucoup, mais ne font pas grand-chose.

Et si l’on pousse un peu les recherches, on se rend compte que l’expression est apparue pour la première fois de la plume un peu narquoise d’un journaliste du New York Sun. Et bien dans l’idée de brasser du vent, mais se référant plus spécifiquement à un événement en particulier : L’exposition universelle de 1893. Cette année-là, les États-Unis célèbrent les 400 ans de la découverte pour l’occident de l’Amérique par Christophe Colomb. Le pays décide d’organiser une grande foire pour l’occasion et après une compétition serrée, New York et Chicago sont retenues.

Lorsque c’est Chicago qui remporte la candidature pour accueillir l’événement, les New-Yorkais l’ont mauvaise. Charles Dana, alors rédacteur en chef du New York Sun, écrit dans sa tribune de ne pas faire confiance à cette ville qui brasse de l’air et qui n’a pas les épaules pour accueillir une exposition universelle ! Mais Chicago a encore bien des surnoms, on l’a par exemple nommée, dans les années 1840, Porkopolis, à cause de ses grands abattoirs. En effet, à la fin du XIXe siècle, Chicago produit 80% de la viande consommée aux États-Unis !

Dans un autre registre, et qui va quand même à l’encontre de cette histoire de brassage de vent, on dit aussi de Chicago que c’est une ville qui travaille beaucoup. Cette idée est née du décalage horaire. Le business se faisant principalement avec NYC, plus à l’est, les hommes d’affaires de Chicago ont dû par logique temporelle se lever tôt :). On l’appelle aussi parfois, la ville de Lincoln qui fut longtemps le représentant de l’Illinois. C’est une ville politique résolument ancrée démocrate. Obama était professeur à l’université de Chicago et Hillary Clinton y a grandi. On l’a aussi appelé, vous le savez, la capitale du crime. Pendant la prohibition, Chicago devient la capitale du crime organisé autour de Frank Nitti, Bugs Moran et Al Capone.

Pour rappel, la prohibition est une période aux États-Unis, des années 20 aux années 30, pendant laquelle un amendement à la constitution américaine interdit la fabrication, le transport, la vente, l’importation et l’exportation de boissons alcoolisées. Forcément, interdire quelque chose que tout le monde cherche, ça ouvre un beau panel de possibilités aux gangsters. Chicago étant proche du Canada d’où arrive la contrebande, la mafia s’organise, corrompt bon nombre de policiers, de juges et de politiciens.

C’est le temps de la violence, de la guerre des gangs, des bars clandestins et des réseaux de tunnels souterrains. Mais pas de panique, les temps ont bien changé ! Cela dit, si vous avez envie de baigner dans l’ambiance film de gangsters et marcher dans les pas d’Al Capone, allez passer une soirée au Green Mill, le Moulin Vert, nommé en clin d’œil au Moulin Rouge sans y associer l’idée de quartier rouge. C’est le bar d’Al Capone . Ambiance jazz club vintage et trappe pour s’évader en cas de descente de police, on s’y croirait.

6 – Jean-Baptiste Point du Sable

Vous voyez, juste à l’entrée du pont, le buste de Jean Baptiste Point du Sable. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais approchez-vous et faites connaissance avec le fondateur de Chicago !

jean baptiste point du sable chicago

Son buste, installé en 2009, est un don des membres de la communauté haïtiano-américaine de Chicago. Car oui, le fondateur de cette ville merveilleuse était Haïtien descendant d’un marin français et d’une mère africaine, ancienne esclave.

C’est cette couleur métissée qui fit que l’histoire mettra du temps à reconnaître officiellement Jean Baptiste Point du Sable comme fondateur de la ville. Mais c’est pourtant bien lui qui s’installa en ici en tout premier, épousa une Amérindienne et nomma l’endroit Eschikago. Ce nom viendrait de l’appellation autochtone de l’oignon sauvage, aussi appelé oignon des ours, qui poussait dans la région. Il s’installe donc et établit son commerce en organisant un point de ravitaillement pour les trappeurs, les coureurs des bois, les marchands et les autochtones. Sa couleur de peau et son comportement le différenciant de l’homme blanc, il aurait eu de meilleurs rapports avec les tribus locales. En 1800, Jean-Baptiste vend sa maison à un trappeur canadien qui la céda 4 ans plus tard à John Kinzie qui sera considéré pendant longtemps comme étant le premier colon de Chicago.

L’histoire redonnera ses droits à Jean Baptiste dans les années 1850, lorsque les historiens reconnaissent Point du Sable comme étant le premier habitant non autochtone de Chicago. Mais les premières reconnaissances, comme il en existe dans d’autres villes pour leur fondateur, sont timides. Un lycée, un musée, et puis finalement un timbre dans les années 80. Enfin, en 2010, le Michigan Avenue Bridge a été rebaptisé DuSable bridge et en 2012, la Lake Shore Drive a, elle aussi, été renommée en l’honneur de Point du Sable.

7 – Macy’s

La célèbre horloge qui fait l’angle du Marshall Building vous indique que vous passez le légendaire magasin Macy’s. Classé patrimoine historique, cet édifice construit à la fin du XIXe siècle fait indéniablement partie de la culture de Chicago. Son horloge en bronze de huit tonnes est rapidement devenue un lieu de rencontre et un emblème du quartier.

macy s chicago

Le Marshall Fields était un grand magasin et a été racheté en 2005 par la chaîne Macy’s. Même si vous détestez les grands magasins, faire un tour dans le Macy’s de Chicago, c’est pénétrer dans un grand classique du cinéma, tout en découvrant les dernières tendances de la mode. Les 9 étages du magasin donnent le vertige et le superbe plafond de mosaïques Tiffany qui les surplombe vaut vraiment le coup d’œil.

8 – Statue de Picasso

Vous ne rêvez pas, c’est bien un Picasso de 15 mètres de haut, qui se dresse devant vous en plein centre-ville, sur le Daley Plaza. Une œuvre d’art en plein air et accessible à tous qui sera la première d’une longue série.

Chicago Statue de Picasso

Elle a été commandée par les architectes du Daley center dans le cadre du programme de pourcentage pour l’Art qui réserve un pourcentage de tout projet à de l’art public.

La conception de la statue a été offerte par Picasso qui refusa d’être payé pour sa maquette. L’artiste ne l’ayant pas nommée, la statue est généralement appelée le Picasso de Chicago. Les spéculations sur sa représentation vont bon train, certains y voient un oiseau, d’autres un babouin ou la divinité égyptienne Anubis.

Picasso, dans un article sur sa passion pour les animaux de compagnie raconte: “En ce moment, j’ai un lévrier afghan nommé Kaboul. Il est élégant, avec des proportions gracieuses, et j’adore sa façon de bouger. J’ai mis une représentation de sa tête sur une statue que j’ai créée pour Daley Plaza à Chicago.” Mais des proches de l’artiste affirment qu’il s’agit de Sylvette David qui a beaucoup posé pour lui. Mais peu importe ce que vous voyez dans cette sculpture, l’inconnu fait partie du jeu.

9 – First United Methodist Church

De l’autre côté de la rue, le gratte-ciel gothique que vous voyez est en réalité une église !! Parfaitement ! Il s’agit même de la plus haute église du monde avec son clocher culminant à 173 mètres !

Chicago First United Methodist Church

En réalité, quand il s’agit de comparer les hauteurs des cathédrales, le Chicago Temple est hors jeu, car seuls les 5 premiers étages sont dédiés à l’église, le reste étant des bureaux privés. Mais toute de même, si vous avez envie de voir à quoi ressemble l’intérieur, n’hésitez pas à aller y faire un saut, c’est surprenant !

Les vitraux, magnifiques, sont baignés de lumière artificielle. En effet, il n’était pas possible de percer de grandes fenêtres dans une structure qui allait supporter autant d’étages ! Les poutres en bois sont également une imitation, il s’agit en réalité de poutres de métal recouvertes de bois. Mais le résultat est bluffant alors n’hésitez pas ! Et juste à côté, dans l’espace laissé entre les deux immeubles, vous trouverez une statue en bronze de l’artiste espagnol Miro. C’est la Miss Chicago !

10 – Le City Hall

L’imposant bâtiment néoclassique que vous venez de longer et de laisser derrière vous est le City Hall de Chicago. Son hôtel de ville. C’est là que se trouvent les bureaux du maire , du greffier, de la trésorerie ainsi que plusieurs services communaux et les chambres du conseil municipal de Chicago.

city hall chicago

En face de vous, dans un style complètement différent de tout ce que vous avez vu aujourd’hui, se trouve le Thompson Center et la statue The Standing Beast, la bête debout. Elle a été réalisée par Jean Dubuffet, un peintre sculpteur français qui a eu beaucoup de succès sur le marché de l’art américain. Cette statue est l’une des 19 œuvres d’art commandées et financées par le programme Art in Architecture de l’État de l’Illinois.

Elle est censée représenter un animal debout, un arbre, un portail et une forme architecturale, mais les habitants la surnomment affectueusement “ Snoopy dans un mixeur” !

11 – Thompson Center

Vous voilà donc à l’intérieur incroyable du Thompson center. Il s’agit d’un bâtiment civique qui accueille des instances du gouvernement ainsi que le centre commercial Atrium. Alors loin de nous l’idée de vous forcer à faire les magasins, mais une fois à l’intérieur, vous avez vite compris pourquoi nous avons choisi de vous le faire traverser !

thompson center chicago

Cet édifice étonnant est l’œuvre de l’architecte allemand, de renommée mondiale, Helmut Jahn. Si vous êtes allés à Berlin, sachez que c’est donc le même architecte qui a réalisé l’incroyable Sony center de la Potsdamer Platz. Et si vous êtes arrivés en avion, c’est encore lui qui a conçu le terminal ultra moderne de la United Airlines.

Vous êtes donc au cœur de l’Atrium, une merveille architecturale, sans avoir eu besoin de vous rendre dans un musée d’Art Moderne. Cette structure faite de marbre, de verre et d’acier entoure l’un des plus grands espaces clos du monde ! Au sommet de la charpente cylindrique, surplombant les 17 étages de bureaux en open space, censés représenter le gouvernement au travail, un puits de lumière inonde l’intérieur. Le hic ici, c’est que le double vitrage de panneau de verre incurvé était hors de prix, du coup, on est parti sur du simple vitrage et un bon système de clim.

Malheureusement le bâtiment reste très chaud en été et glacial en hiver, comme les saisons à Chicago ! Plusieurs gouverneurs ont proposé de vendre l’édifice pour résoudre des problèmes financiers de la ville. Projet d’abord réfuté plusieurs fois de suite, mais en mars 2022, un accord de vente du bâtiment a été annoncé.

12 – Cadillac Palace Theater

Sur votre gauche, le Cadillac Palace Theater. Construit en 1926, il ouvre ses portes sous le nom de New Palace Theatre.

cadillac palace theater chicago

L’intérieur est grandiose, inspiré du château de Fontainebleau et du château de Versailles. Immenses miroirs décoratifs, marbres et murs recouverts de feuilles d’or ! Pendant la guerre, l’intérieur a été entièrement repeint en blanc pour tromper le gouvernement qui réquisitionnait les cuivres pour confectionner des munitions. Les décorations ont donc échappé de peu à la fonte et ont depuis été restaurées dans leur état d’origine.

Le théâtre avait été ouvert dans le cadre du circuit Orpheum de Vaudeville et a présenté des stars comme Sophie Tucker et Bob Hope parmi tant d’autres. Mais dans les années 30, l’intérêt pour le Vaudeville décline et le théâtre se transforme en cinéma avant d’accueillir les plus grandes venues de Broadway. C’est donc ici qu’il faut venir si vous voulez profiter d’être à Chicago pour assister, dans un décor hallucinant, à une comédie musicale renommée.

13 – Civic Opera House et la Chicago River

Vous avez, de l’autre côté de la rivière, le Civic Opera House, qui est le siège de l’opéra lyrique de Chicago. Cette institution fait partie des plus prestigieuses du monde et possède le deuxième plus grand auditorium d’Amérique du Nord.

civic opera house chicago river

Bâti au début du XXe siècle dans un style Art déco, il en impose sérieusement, lourd et majestueux sur la rivière. Mais ici, c’est en réalité de la rivière dont je voulais vous parler, car son histoire est assez extraordinaire ! Au XIXe siècle, comme la plupart des villes du monde, Chicago se sert de sa rivière comme d’une décharge et en 1860 l’eau de la Chicago river était complètement toxique.

Et le problème c’est que l’eau de la rivière se jette dans le lac Michigan, qui est la source d’eau potable de Chicago. Charmant ! Les problèmes de santé publique sont énormes et les épidémies de choléra font des ravages. On décide alors, c’est tellement simple, d’inverser le cours de la rivière et de créer un nouveau canal sanitaire ! Ça paraît complètement fou comme ça, et je vous passe la partie technique, gravité, écluse, canaux artificiels, etc., toujours est-il que la rivière que vous voyez devant vous coule à contre-courant !

Autre fait intéressant de cette rivière, elle prend, une fois par an, une couleur verte fluo ! La population irlandaise étant très importante à Chicago, la ville leur rend hommage le jour de la Saint Patrick’s en la teignant en vert. C’est un colorant naturel et sans danger pour son écosystème utilisé pour l’étude des courants et qui finit par disparaître tout seul au bout de quelques jours. Vous avez également remarqué que la rivière est traversée de nombreux ponts mobiles. Ils sont 45 au total et se soulèvent ou pivotent pour laisser passer les bateaux les plus volumineux. Malheureusement, les problèmes de contaminations sont toujours bien présents. Les zones industrielles ont fortement pollué la rivière. Les abattoirs de Union Stock Yards, gigantesques et qui fonctionnèrent pendant plus d’un siècle, y déversaient leurs égouts. À l’époque, on surnommait l’endroit la Bubbly Creek, la crique pétillante à cause des gaz provoqués par la décomposition.

L’État de l’Illinois a même été obligé d’avertir sur le danger de consommer les poissons de la rivière qui sont contaminés au mercure. Les autorités s’inquiètent également que certaines espèces n’atteignent les Grands Lacs. Bref, tout cela est bien triste, mais que ça ne vous empêche pas de profiter de vos balades au bord de l’eau ! Et pour finir sur une note plus gaie, sachez que depuis une dizaine d’années, la rivière est également le théâtre d’une course plutôt incongrue. En effet, ce sont quelque 60.000 canards de bains, oui oui, les petits jaunes, en plastique, qui sont lâchés dans la rivière.

Le but, récolter des fonds pour l’association caritative Special Olympic qui organise des événements sportifs pour des personnes vivant avec un handicap mental. Le concept est simple. Les spectateurs adoptent un canard numéroté bien sûr, dans l’espoir de le voir franchir la ligne d’arrivée en premier, gros lot à la clé ! En 2015, la course avait rapporté à l’organisation environ 400.000 dollars !

14 – The Rookery

Vous avez, devant vous, l’une des icônes architecturales de la ville : Le Rookery Building. Son nom veut dire nid de corbeaux en anglais. Cela fait allusion aux volatiles qui s’y perchaient, mais aussi et surtout, aux politiciens qui travaillaient à l’intérieur.

the rookery chicago

Le Rookery est né en 1887, pendant l’âge d’or de la reconstruction du Chicago post-incendie. Il est considéré comme l’un des plus anciens gratte-ciel de la ville et a été classé monument historique dès les années 70. Fin XIXe siècle, les architectes rivalisent d’inventivité, créant au passage un mouvement architectural : le Chicago style.

C’est ce style, également appelé École d’Architecture de Chicago, qui va généraliser l’utilisation de l’acier dans les gratte-ciel, et ça figurez vous que c’est une véritable révolution structurelle parce que ça permet, dans les grandes lignes, de ne plus avoir de façades porteuses. Les architectes Burnham et Root vont utiliser tout un mélange de techniques modernes avec des charpentes métalliques, des ascenseurs dernière génération et de nouveaux dispositifs anti-incendie, avec des techniques traditionnelles.

Regardez la façade en marbre et terracotta, elle combine des styles Néo-Roman, Chicago et Queen Anne. Ses ornements eux multiplient les références byzantines, mauresques, vénitiennes ou romanes. L’extérieur, tout aussi sympa qu’il vous paraisse, n’est pourtant pas le vif du sujet. Ne vous laissez pas impressionner par ses portes imposantes et entrez découvrir le clou du spectacle, son patio central. Appelé Light Court en anglais, il est recouvert d’une splendide verrière apportant une lumière naturelle précieuse dans une époque où l’électricité est chère et hasardeuse.

Il y a beaucoup à admirer, du sol au plafond, littéralement. La mosaïque faite main qui tapisse le sol est sublime et les deux escaliers flottants, se supportant l’un l’autre, sont juste bluffants. Pour la petite histoire, sachez que la partie qui semble les soutenir n’a été rajoutée que plus tard pour rassurer les usagers qui ne comprenaient pas comment tout ça pouvait tenir !! Tout ce style intérieur, de marbre, de fluidité et de lumière, s’appelle le style Prairie. C’est à Frank Lloyd Wright que l’on doit cette merveille. C’est lui qui a redessiné l’atrium en 1905.

Si son nom ne vous dit rien, sachez qu’il est, entre autres, l’architecte du musée Guggenheim de New York. Aujourd’hui, le Rookery accueille des bureaux et des événements privés. Si vous voulez découvrir l’endroit plus en profondeur, vous pouvez vous renseigner pour participer à une visite guidée.

15 – Calder’s Flamingo

Voilà une nouvelle œuvre d’art de rue typique de Chicago. C’est le Calder’s Flamingo, le Flamant rose de Calder.

calders flamingo chicago

Calder, si vous ne le connaissez pas, est un sculpteur et un peintre américain. Son domaine, c’est l’art abstrait, l’expressionnisme, l’art moderne et le surréalisme. Il a réalisé ce flamingo de 50 tonnes en 1974, dans un rouge vif magnifique pour trancher avec les couleurs sombres des immeubles du quartier.

Du coup les Chicagoans l’appellent le Red Calder. Il s’agit de la toute première œuvre qui a été commandée par la GSA, l’administration des services généraux dans le cadre du programme “Percent for Art” qui alloue un pourcentage de tout nouveau projet architectural à une œuvre d’art publique.

16 – Chicago Cultural Center

Attention, spoiler alert, vous allez voir un endroit fabuleux ! Vous êtes devant le Chicago Cultural Center, le premier centre culturel entièrement gratuit des États-Unis. Il s’agit de l’une des attractions principales de la ville et il est considéré comme l’une des vitrines artistiques les plus complètes du pays. Il accueille chaque année, plus de 1000 programmes et expositions couvrant différents arts. Le bâtiment, construit à la fin du XIXe siècle, fait partie du Chicago Landmark, la protection du patrimoine historique.

Sa construction, à la base, était prévue pour accueillir la nouvelle bibliothèque municipale, après que la première ait disparu dans les flammes du grand incendie de 1871. Peu de temps après la catastrophe, de nombreux auteurs britanniques offrent des ouvrages à la ville pour qu’elle puisse retrouver une importante collection de livres. Mais avec le temps, la collection prit tellement d’ampleur qu’il fallut construire un nouveau bâtiment digne de ce nom pour la contenir.

Ce bâtiment, vous l’avez sous les yeux. Ce n’est qu’à partir des années 50, face à l’explosion démographique de Chicago, que la nouvelle bibliothèque devint, à son tour, trop petite et fut transformée en centre culturel. Aujourd’hui, même si vous n’avez pas l’intention de voir ce qu’il y a au programme, faites-nous confiance et poussez ses lourdes portes d’entrée. Le Preston Bradley Hall, à l’intérieur, est éblouissant. Il a été pensé pour épater la galerie et montrer aux visiteurs ce que pouvait être un monument public dans une grande ville américaine.

Chicago Cultural Center

C’est d’ailleurs le lieu des grandes réceptions, là où la municipalité accueille les délégations étrangères. Les murs sont recouverts de mosaïques et de vitraux et vous n’aurez qu’à lever la tête pour observer le plus grand dôme Tiffany du monde, et croyez-nous, vous avez envie de voir à quoi il ressemble ! À sa construction, dans les années 30, on construisit un deuxième dôme de protection avec un éclairage artificiel. Mais depuis 2008, grâce à une importante rénovation, c’est une lumière naturelle qui baigne l’intérieur du Chicago Cultural Center, pour notre plus grand bonheur.

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