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Visiter Coimbra

Itinéraire Entre éternelle jouvence et soif de connaissances – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Coimbra avec Emilie !

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Visiter Coimbra

: 24 lieux d’intérêt à découvrir

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par Emilie C.
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Si “Coimbra est une leçon”, comme le chante la grande Amalia Rodrigues dans sa chanson, c’est de sur celle où l’on n’y va pas à reculons. À dos de colline et avec le Rio Mondego à ses pieds, la deuxième capitale du Portugal à véritablement de quoi fasciner.

Fondée par les Romains, habitée par les Maures et récupérée au XIe siècle par les Chrétiens, Coimbra est le délicieux résultat de récits fougueux et de témoignages anciens. Découpée en deux voire en trois, si l’on compte Santa Clara, la cité portugaise nous régale comme des rois.

En marchant dans sa Baixa, on se lance dans des rues pentues où les vestiges médiévaux comme les locaux content l’histoire de leur ville pour en assurer le meilleur rendu. À peine remis de nos émotions et de ce décor patiné par le temps, c’est au tour de sa Alta de nous recevoir sur l’autre versant.

Et elle le fait en beauté au rythme de sa légendaire université. Inspirante pour les poètes, mélancolique dans les sérénades de Fado et éternellement jeune auprès de ses étudiants, Coimbra est une leçon de tradition, de vie, d’amour et de passion à débordement. Si vous rêviez de tout ça alors bonne nouvelle, c’est votre moment !

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Porta de Barbacã

Glissée voire cachée entre deux bâtisses sur votre droite, la Porta de Barbacã est un précieux témoin de la deuxième enceinte fortifiée de Coimbra. Au temps de la période islamique, la traverser ramenait à franchir la porte principale de la cité.

Mosteiro de Santa Cruz

Parfaitement intégré dans le patchwork chromatique et architectural de la place sur laquelle il se trouve, le Mosteiro de Santa Cruz est l’un des plus anciens et des plus importants monuments de Coimbra. C’est sous les directives des Chanoines de l’Ordre de Saint-Augustin et d’Afonso Henriques, premier roi du Portugal, que cet édifice pour le moins majestueux est fondé en 1131. En plus d’accueillir la maison monastique la plus influente du royaume de l’époque, le site religieux devient le berceau des premières études médiévales où se forment des intellectuels et des membres du pouvoir politique.

Jardim da Manga

Dans l’œil des plus petits, mais pas que, le Jardim da Manga émerge sur notre chemin comme une sorte de lieu enchanté. En même temps, entre cette couleur jaune inhabituelle et cette forme surprenante, tous les ingrédients sont réunis pour que notre imagination fuse. Monument national depuis 1934, le Jardim da Manga est né au XVIe siècle, en tant que cloître, lors d’une reconstruction du monastère voisin de Santa Cruz.

Sé Velha de Coimbra

Enfin, on y est, devant l’un des témoignages les plus expressifs et le plus ancien de l’art roman au Portugal. Comme figée dans le temps, la Sé Velha de Coimbra fut bâtie entre 1162 et 1320, sous le règne d’Afonso Henriques, premier roi du Portugal. C’est de ce fait la seule cathédrale portugaise construite à l’époque de la Reconquête sur les peuples musulmans dont la structure soit encore intacte de nos jours. Ses maîtres furent les français Bernardo et Roberto, à qui l’on doit notamment la direction des travaux de la Sé de Lisbonne.

Sé Nova de Coimbra

Que ce soit bien clair entre nous, ce n’est pas parce qu’on la désigne de nova ou “nouvelle” que cette bâtisse religieuse n’a pas grand chose à nous apprendre. Inaugurée au XVIIe siècle, la Sé Nova de Coimbra fut le quartier général des Jésuites. Malgré le vif intérêt que porte l’ordre catholique aux enseignements de la prestigieuse université voisine, il sera expulsé de Coimbra en 1759 par le Marquis de Pombal. En faisant ce choix, ce dernier voulait essentiellement stopper leur pouvoir économique et leur influence grandissante sur les affaires d’État.

L’aqueduc de São Sebastião

Sans même aller plus loin, on aperçoit déjà entre les feuillages et les quelques voitures qui passent l’imposante silhouette de l’aqueduc de São Sebastião. La structure originale a été construite sous la Rome antique lorsque l’on cherchait à approvisionner la ville haute en eau.

L’Université de Coimbra

Quiconque visite Coimbra ne peut manquer un arrêt à cet endroit tout spécial. Témoignage vivant de ce que le Portugal a de meilleur à offrir en matière de science, d’arts et de culture, l’Université de Coimbra incarne à elle seule sept siècles d’histoire portugaise. Si la cité du savoir à perdu son statut de capitale du pays au profit de la charmante Lisbonne en 1256, elle a le mérite de lui avoir récupéré cette institution de prestige fondée en 1290. Et ce ne sont pas les nombreuses tentatives qui ont manqué à sa rivale afin d’essayer en vain de reprendre ce qui de base lui appartenait. Définitivement placée sous la tutelle de Coimbra en 1537, l’université est finalement installée dans l’ancien palais royal, restauré et aménagé pour l’occasion, selon la demande du roi João III. Entre le dévouement de ce monarque pour l’éducation et les actions du Marquis de Pombal contre les directives Jésuites nocives à l’enseignement, le site culturel se développe et fait de l’ombre à ses consœurs européennes.

Le monastère de Santa Clara-a-Velha

Si la plupart des abbayes ont été abandonnées après la disparition des divers ordres religieux, le monastère de Santa Clara-a-Velha est lui toujours en place. D’après certains écrits, cet édifice aurait été construit en 1283 à la demande de Dona Mor Dias, figure de la noblesse locale et abbesse d’un monastère indépendant. Déserté après le décès de sa fondatrice, le site connaît une seconde jeunesse dans les mains d’Isabelle d’Aragon, qui ne ménage pas ses efforts pour remettre en état le monastère avec la bénédiction du pape de l’époque. Pour ne rien manquer de l’avancée des travaux, la “reine sainte” va même s’installer dans un palais proche après la disparition de son mari, le roi Dinis. Et cet attachement des débuts ne s’essoufflera pas avec les années, car conformément à ses souhaits, Isabelle d’Aragon sera initialement inhumée entre ces murs en 1336.

Le monastère de Santa Clara-a-Nova

Perché sur les hauteurs du quartier de Santa Clara, le monastère de Santa Clara-a-Nova a été construit entre 1648 et 1696, afin de suppléer celui de Santa Clara-a-Velha plusieurs fois frappé par les inondations du Rio Mondego.

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Et encore 15 à retrouver dans l’application

Rua Ferreira Borges, L’église de São Tiago, Baixa de Coimbra, Café Santa Cruz, Alta de Coimbra, Torre de Anto, Tricana de Coimbra, Le musée national Machado de Castro, Jardim Botânico, Jardim Botânico, Point de vue de l’Alta Coimbra, Les traditions estudiantines de Coimbra, Les rives du Rio Mondego, Portugal dos Pequenitos, Miradouro Santa Clara, Le Fado de Coimbra.

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Informations pour votre visite

01

Visite avec un départ conseillé à l’entrée du Pont de Santa Clara, côté Avenida de Conimbriga.

Point monnaie :

L’unité monétaire officielle au Portugal est l’euro (€ en abrégé).
 
Quel Climat et à quelle période partir ?
 
Sur l’année, la température moyenne varie généralement autour de 14°C grâce à un climat tempéré chaud. En janvier et en février, on obtient les températures les plus basses de l’année avec des minimales autour de 6°C. À l’inverse, les températures les plus élevées sont concentrées de juin à septembre avec des maximales autour de 28°C voire plus. Enfin les mois les plus exposés à la pluie restent janvier, février et la période d’octobre à décembre. Afin d’optimiser votre venue sous une bonne météo, les mois de juin à septembre restent les plus conseillés pour organiser votre prochain séjour.

02

Info visite

Lors de notre visite, vous serez amené à vous rendre aux différents sites suivants :
 
–       Jardim Botânico
–       Porta Férrea
–       Mosteiro de Santa Clara-a-Nova
 
Pour vous éviter toute mauvaise surprise de dernière minute, sachez que ces sites sont soumis à des horaires d’ouverture et de fermeture. Veillez à bien jeter un petit coup d’œil avant d’entamer les choses sérieuses.
 
Si toutefois ils sont déjà clos lors de votre passage, il vous faudra emprunter les chemins suivants, ci-dessous, pour reprendre l’itinéraire de la visite :
 
Pour le Jardim Botânico : Rua do Arco da Traição.
 
Pour la Porta Férrea :
 
Rua de São Pedro -> Rua José Falcão -> Prendre les escaliers dans la Rua Doutor Guilherme Moreira.
 
Pour le Mosteiro de Santa Clara-a-Nova : Calçada de Santa Isabel -> Avenida da João das Regras.


Vous avez encore un peu de temps à Coimbra ?

Centre culturel et intellectuel du Portugal, Coimbra est un subtil mélange entre la sagesse des villes anciennes et l’insouciance de sa concentration d’étudiants. L’une la gâte d’un patrimoine exceptionnel et l’autre l’irrigue d’une jeunesse folle pleine d’énergie. Ce qui fait qu’en se rendant à Coimbra, on ne s’ennuie pas! Et bonne nouvelle, en plus de notre compilation d’incontournables présentée lors du parcours de visite, d’autres endroits merveilleux sauront retenir votre attention.

L’art au musée

On commence avec la Casa-Museu Bissaya Barreto où, pendant plus de trente ans, vécut Fernando Bissaya-Barreto, un chirurgien très respecté, également professeur à l’université. Au programme de cette luxuriante bâtisse : des collections d’arts historiques, du mobilier ramené de voyages au long cours, des peintures contemporaines ou encore un joli rendu d’azulejos, qui ne sont autres que ces petits carreaux de faïences bleu et blanc typiquement portugais.

Toujours plus d’incontournables

Aussi dans l’Alta Coimbra, et non loin du Jardim Botânico, se visite le Seminário Maior Sagrada Família. Avec plus de 250 ans d’histoire, ce séminaire est l’une des présences les plus impressionnantes de l’art italien au Portugal. On y trouve des espaces pour prier, des musées à visiter, une vue inattendue sur le Rio Mondego et tout ça dans un lieu d’une rare beauté. Allez, ça mérite bien une visite, non ?

Mère Nature

Quittons la sainteté pour le décor ô combien romantique de la Quinta das Lágrimas. En marge des circuits touristiques, ce parc de 18 hectares fut selon l’anecdote la scène d’un amour interdit et tragique entre le prince portugais, Pedro, et la servante galicienne, Inês de Castro. C’est lancé dans une balade bucolique, à l’ombre des arbres centenaires, que vous découvrirez la mythique Fonte das Lagrimas (fontaines des amours) où se retrouvaient apparemment les amants incompris.

Au rythme de la musique

Et pour tous nos amateurs de Fado, que l’on n’a pas oubliés, on peut vous conseiller l’adresse Fado ao Centro, parmi tant d’autres, pour vous assurez 50 minutes de pur plaisir musical portugais.

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Les autres lieux incontournables à visiter à Coimbra à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Coimbra à pied :

1 – Rua Ferreira Borges

Vous voilà aux portes de la Rua Ferreira Borges! Fidèle au même tracé depuis l’époque médiévale, cette artère est l’une des plus animées du quartier.

Coimbra Rua Ferreira Borges

Pour le croire, il suffit de s’attarder sur les terrasses bondées des cafés et de croiser le défilé d’étudiants sur le chemin aller ou retour de l’université. Et puisque l’on parle de cette incontournable institution culturelle, il est bon d’ajouter que la rue porte le nom de José Ferreira Borges, un ancien diplômé de l’université de Coimbra qui a fait carrière dans l’économie, la jurisprudence et la politique.

C’est d’ailleurs à lui que l’on doit la rédaction du Code du commerce portugais dès 1833. Tout au long de sa calçada portuguesa, où se mélange une alternance de pierres plates blanches et noires, la Rua Ferreira Borges regroupe la majorité des meilleures librairies, pâtisseries, cafés et boutiques de vêtements de toute la ville. Qu’on le veuille ou non, on finit toujours par emprunter ce point de passage essentiel de la visite qui nous mêle sans trop d’effort au train de vie des locaux.

2 – L’église de São Tiago

Il ne nous faut pas plus qu’un rapide regard sur la Praça 8 de Maio pour s’apercevoir que l’église de São Tiago est la référence historique des alentours. Bâti au XIIe siècle, tout comme la Sé Velha de Coimbra, l’édifice religieux permettait aux pèlerins d’autrefois de se recueillir sur leur route en direction de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Aux dimensions relativement modestes, mais tout en robustesse, l’église de São Tiago est une pépite d’art roman. Dehors, comme dedans, la modestie prime si l’on ne tient pas compte du travail des colonnes et des chapiteaux du portail d’entrée. Petit par la taille, mais grand par sa portée historique, ce monument national mérite bien qu’on lui accorde quelques minutes de notre escapade à Coimbra.

3 – Baixa de Coimbra

Bien que le centre historique s’étende sur presque toute la ville, Coimbra est composée de deux zones géographiques limitrophes à la morphologie et à l’histoire distinctes. Et pour vous aider à prendre vos repères, vous êtes en ce moment même en plein cœur de la Baixa, soit la partie basse de Coimbra.

À l’écart des murs de l’ancienne cité médiévale, cet irrésistible morceau de vitalité actuel était à l’époque le refuge des classes populaires, des commerçants et des artisans. De la Praça Velha, cœur battant de la ville portugaise, foisonne encore un joli cordon de ruelles pavées et étroites. La Baixa, comme la surnomme les habitués, est donc cette portion authentique qui en l’espace de vingt ans a vu fleurir des restaurants branchés et des échoppes où le souvenir de l’artisanat local est soigneusement entretenu. Populaire, festive, fédératrice et gâtée en monuments d’intérêts, la ville basse nous charme par sa grande modestie.

4 – Café Santa Cruz

Ajouté au Café Majestic de Porto et au Café Brasileira de Lisbonne, le Café Santa Cruz de Coimbra clôture avec brio le trio des plus beaux cafés du pays. Avant de devenir une véritable institution de la Baixa de Coimbra, l’établissement a été jusqu’en 1834 la chapelle latérale du Monastère de Santa Cruz.

Une fois la désacralisation du lieu obtenue, ce sont une agence funéraire puis une caserne de pompiers qui ont successivement occupé les volumes de ce beau bâtiment. Mais s’il y a bien une année à retenir dans l’histoire de ce site c’est certainement 1923 avec l’inauguration de cet élégant café dont la bonne réputation ne cesse de perdurer depuis. Si les confessionnaux ont laissé place aux bureaux, la voûte s’est vu agrémenter d’un ventilateur et le portail d’entrée affiche à présent une vitrine, tout le reste est encore dans son jus.

On retrouve les vitraux, les voûtes, les boiseries, mais aussi les chaises en cuir où s’asseyaient les intellects autrefois et où se rencontrent aujourd’hui les habitants et les touristes. Si vous repassez par là en soirée, il se peut que vous assistiez à l’un des concerts de fado joué plusieurs fois dans la semaine. Alors, tendez l’oreille!

5 – Alta de Coimbra

Perchée en position favorable à 160 mètres d’altitude, la Alta de Coimbra est le deuxième visage de la ville. C’est dans cette partie haute que les classes les plus aisées, les intellectuels et les membres du clergé se concentraient autrefois. En plus des conditions de défense naturelle qu’elle offrait, la zone a longtemps constitué un point de passage obligatoire entre le Nord et le Sud du Portugal.

Le réseau de ses ruelles étroites et sinueuses témoigne un certain héritage laissé par les Arabes qui ont occupé Coimbra entre le passage des Romains et l’arrivée des premiers rois du pays. De nos jours, dans un périmètre assez réduit, l’Alta de Coimbra fait cohabiter une quantité de monuments de différentes époques dont il nous est impossible de ne pas citer l’université, reconnue comme l’une des plus célèbres d’Europe.

En résumé, vous êtes actuellement dans la partie la plus monumentale de la ville portugaise.

6 – Torre de Anto

Avec son allure à la fois trapue et ancienne, il est facile de croire que la Torre de Anto comptait initialement parmi les points les plus élevés de l’enceinte médiévale de Coimbra. Sous le règne de Manuel Ier, fin XVe siècle, la tour de 4 étages perd sa fonction défensive et est transformée en habitation.

coimbra torre de anto

Un changement radical qui va permettre à l’édifice de recevoir des résidents très célèbres du pays. En premier, il s’agira de l’illustre poète portugais António Nobre qui en plus d’y résider le temps d’une partie de ses études en droit inspirera le nouveau nom donné au monument. Puis, viendra le tour de l’un de ses fidèles amis, le diplomate et écrivain António d’Oliveira. Appartenant à la liste des monuments nationaux, la Torre de Anto prête ses murs depuis 2015 au Nucléo da Guitarra e do fado de Coimbra.

En d’autres termes, un musée orienté d’une part sur les secrets de fabrication de l’instrument à cordes emblématique portugais dont les notes résonnent dans de nombreux airs de fado. Et d’autre part, sur le fado de Coimbra, à travers la consécration de musiciens de talents comme Carlos Paredes ou l’inévitable Zeca Afonso.

7 – Tricana de Coimbra

Figure d’un autre temps, la Tricana de Coimbra est l’image féminine emblématique de la ville. Autant décrite dans la littérature portugaise que chantée dans les fados locaux, cette femme du peuple travailleuse se caractérise par une tenue bien spécifique, voire traditionnelle.

Tricana de Coimbra

Derrière les contours massifs de cette statue en bronze de 2 mètres, on peut justement essayer de la deviner ensemble. Tout d’abord on a cette lourde jupe en laine noire recouverte d’un jupon blanc à bretelle généralement brodé. On complète ensuite l’habit avec un petit tablier, une blouse, un foulard sur la tête, des chaussons noirs et surtout un châle par-dessus l’épaule. Domestique pour les grands manoirs, la Tricana de Coimbra emportait toujours avec elle une cruche d’argile ou d’étain afin de puiser tous les jours de l’eau à la rivière Mondego. Cela lui permettait ensuite de la vendre aux personnes aisées de la ville haute ou bien aux voyageurs sur le parvis de la gare.

Encore ravivée par les groupes folkloriques de la région, l’icône de Coimbra continue de nourrir l’histoire et toute cette nostalgie si fébrile au Portugal.

8 – Le musée national Machado de Castro

On le regarde à peine sur notre passage et pourtant le musée national Machado de Castro est l’une des adresses artistiques les plus importantes dans tout le pays. Aménagé dans l’ancien palais épiscopal depuis 1913, le site déploie à ses visiteurs de vastes collections de pièces antiques récupérées dans les monastères, les couvents et les églises après la confiscation des biens ecclésiastiques.

Au rayon des incontournables, on croise notamment une variété de sculptures qui n’a pas son pareil au Portugal, le trésor de la Reine sainte légué par Isabelle d’Aragon et ce magique cryptoportique ou labyrinthe souterrain romain datant de 305.

Nommé en l’honneur de Joaquim Machado de Castro, l’un des sculpteurs portugais les plus déterminants dans le domaine architectural au Portugal, le musée attire aussi les visiteurs grâce à ce patio du XVe siècle d’où s’admire un panorama sur l’ensemble de Coimbra. Finalement, même les lieux les plus discrets réservent leur lot de surprises !

9 – Jardim Botânico

Souvent cité dans la famille des plus beaux jardins du monde, le Jardim Botânico a été fondé en 1774, à la demande du Marquis de Pombal, ancien secrétaire d’État portugais dont la personnalité, la clairvoyance et les talents d’organisateur ont extrêmement marqué l’histoire du Portugal. Le terrain, occupé deux siècles plus tôt par des moines bénédictins, s’est métamorphosé sous les plans du botaniste italien Domenico Vandelli, qui enseignait la chimie et l’histoire naturelle à l’Université de Coimbra.

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Aujourd’hui étendu sur 13.5 hectares, le Jardim Botânico se parcourt en 3 zones. Dans la partie haute s’emboitent sur des terrasses les serres tropicales et froides. Puis, autour de l’élégante fontaine, ramenée du cloître du collège Saint-Benoît, se déploie la zone centrale fleurie à souhait. Et en s’éloignant davantage de l’entrée, c’est le bois et ses nombreuses variétés d’arbres, dont certaines vraiment immenses, qui s’épanouissent.

En quelques mots, cette adresse de Coimbra nous accorde un agréable rendez-vous bucolique sans oublier sa mission principale qui est de préserver la biodiversité.

10 – Point de vue de l’Alta Coimbra

Accrochée à une colline surplombant le Rio Mondego, Coimbra c’est l’humeur festive et populaire de sa Baixa, le tempérament érudit et ancestral de sa Alta mais aussi la romance et la sainteté de son quartier de Santa Clara. Et à ce propos, c’est justement les contours de ce dernier que vous êtes en ce moment même en train de regarder.

Moins touristique que le centre, cette zone de l’autre rive rassemble pourtant quelques édifices chargés d’histoire à admirer, mais aussi des adresses de choix à l’heure de l’apéro à ne surtout pas sous-évaluer. S’il a tardivement été fréquenté, le quartier de Santa Clara a rattrapé le temps perdu en devenant un secteur au charme désorganisé, mais surtout un spot incontournable pour contempler tout Coimbra.

11 – Les traditions estudiantines de Coimbra

Si l’Université de Coimbra détient une réputation sans frontière, c’est bien évidemment dû à son image de citadelle du savoir mais pas que. Partagées, appliquées et entretenues avec soin par nombre de ses étudiants passés et actuels, les traditions ancestrales de l’institution contribuent à la renommée des lieux. Celle que vous serez amené à voir n’est autre que l’uniforme porté par les recrues de cette unité d’enseignement. Symbole de Coimbra, le costume traditionnel est appelé ici Capa e Batina.

Il se compose d’un complet noir pour les garçons et d’un tailleur noir pour les filles, dans les deux cas recouverts par cette légendaire cape noire donnant sans le vouloir des airs de vampire. Les traditionnelles découpes faites à son bas renverraient chacune aux déceptions amoureuses de celui qui la porte. Créée de base pour gommer les inégalités, la tenue fait aujourd’hui plus que partie du folklore portugais. Si vous êtes bien observateur, vous remarquerez aussi que des rubans colorés complètent l’uniforme au niveau de la boutonnière.

De couleur jaune pour la médecine, rouge pour le droit, violet pour la pharmacie et bleu pour les lettres, ces petits bouts de tissus nous amènent à la deuxième tradition. Depuis 1899, les étudiants sont invités à brûler ces bandes colorées sur le parvis de la Sé Velha lors de la Queima das Fitas, qui littéralement signifie “le brûlage des rubans”. Cette célébration, organisée le premier ou le second jeudi du mois de mai, a pour but de fêter avec enthousiasme la fin de l’exercice universitaire.

S’ensuit alors une semaine d’intenses festivités où toute excuse est bonne pour faire la fête.

12 – Les rives du Rio Mondego

Quasiment en fin de parcours sur Coimbra, depuis la Serra da Estrela où il prend naissance, le Rio Mondego est le plus long fleuve 100% portugais. Comme tous les monuments que l’on peut croiser au fil de notre visite, ce cours d’eau fait partie intégrante de la ville et de la vie de ses habitants. La beauté de ses rives, appréciée et fréquentée par plusieurs générations d’étudiants, n’a pas non plus laissé indifférents les amateurs et grands talents de la poésie. À tel point qu’on lui a donné ce joli surnom de Rio dos Poetas, soit “le fleuve des poètes”.

La force de son eau indispensable depuis toujours pour irriguer et rafraîchir les plaines fertiles de la vallée à parfois pris son rôle trop à cœur. Plusieurs inondations ont successivement fragilisé le périmètre et les monuments qui s’y trouvaient à l’image du monastère de Santa Clara-a-Velha.

Mais en dépit de cette cohabitation difficile entre éléments naturels, la ville et le Rio Mondego ont trouvé des terrains d’entente par le biais de projets d’aménagements réussis. Sur la rive droite comme sur la rive gauche, on trouve de vastes zones vertes parsemées de restaurants, de zones de pique-nique et d’aires de sports pour répondre à toutes les envies du moment.

13 – Portugal dos Pequenitos

Par définition dédié aux enfants, le Portugal dos Pequenitos ou le “Portugal des tout petits”, placé sur votre gauche, est le plus ancien parc à thème du pays. Imaginé par Fernando Bissaya Barreto, professeur et ami proche de l’ancien premier ministre portugais Salazar, ce musée version “jouet” se consacre depuis 1940 aux traditions et à l’histoire portugaise comme on ne s’y attend pas.

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On y retrace les traversées des grands navigateurs nationaux sur les eaux du monde, on y croise les monuments les plus significatifs du patrimoine portugais et on se familiarise avec les habitations et les costumes traditionnels de chaque région et de chaque pays lusophone. Jusque là, pas de grande surprise…

Mais on a juste omis de vous préciser que toute cette découverte se fait dans un univers de reproductions miniatures! Même si l’on dépasse très souvent la moyenne d’âge, l’occasion de se mettre dans la peau de Gulliver, le temps d’un portrait éducatif et vivant de l’identité portugaise, est une activité à ne surtout pas manquer. L’heure de la récréation a sonné!

14 – Miradouro Santa Clara

Waouh mais quel endroit magique vous avez là! C’est parfaitement situé sur les pentes du quartier de Santa Clara que ce miradouro ou belvédère, si l’on traduit dans la langue de Molière, se dévoile tout en grâce et en perspective. Aucun bâtiment ou obstacle visuel ne vient gâcher cette scénographie mi-urbaine, mi-naturelle que l’on peut détailler couches par couches.

En contrebas, on devine plus ou moins le parcours que l’on vous a fait suivre jusqu’ici avec les silhouettes du monastère de Santa-Clara-a-Velha ou du parc à thème Portugal dos Pequenitos. Juste derrière, c’est le tracé étincelant du Rio Mondego qui vient séparer le centre de Coimbra du quartier de Santa Clara.

Et histoire de clôturer cette carte postale en beauté, on aime même de loin les atouts historiques, artistiques et esthétiques de la vieille ville perchée sur sa colline calcaire. En ce qui nous concerne, c’est dans ce genre de moment et d’endroit privilégiés que le dépaysement prend tout son sens.

15 – Le Fado de Coimbra

Quand on cherche à rattacher la musique au Portugal, 4 lettres se bousculent dans notre tête avant d’être prononcées sur le bout de nos lèvres. Ensemble, elles donnent le mot Fado. Il s’agit de ce chant musical portugais qui se résume dans le même temps à un mal dont on jouit et un bonheur dont on souffre.

En parallèle du langoureux Fado de Lisbonne, nourri par le cocktail passion, nostalgie et déception amoureuse, s’écoute aussi le Fado de Coimbra. Étroitement lié aux traditions académiques, cet art musical local a émergé spontanément au sein des groupes d’étudiants qui, dans leurs traversées de la ville, emmenaient toujours avec eux leurs guitares portugaises.

Perpétuée jusqu’à nos jours, la pratique se fait exclusivement par des hommes portant l’habit universitaire traditionnel noir. Les places et les rues de Coimbra sont les scènes privilégiées de ces artistes qui en bande, et non seul comme c’est le cas dans le Fado de Lisbonne, chantent en chœur la joie, les amours étudiants et même des ballades ironiques.

De jour comme de nuit, partez à la rencontre de ces porteurs de tradition qui ont plus d’une histoire à vous raconter, mais surtout à vous faire écouter !

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