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Visiter Rio de Janeiro

Itinéraire La cité des merveilles – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Rio de Janeiro avec Emilie !

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Visiter Rio de Janeiro

: 28 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
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Nichée dans une nature aussi sauvage que spectaculaire, Rio vous déroule ses plages de sable fin dans une ville haute en couleur et en bonne humeur !

Soyez prêts, vous allez découvrir ce qui est certainement l’une des plus belles villes du monde. Ses baies extraordinaires dévoilent des recoins de paradis et son centre-ville vous fait voyager au cœur de la samba, entre racines coloniales et histoire africaine. Ajoutez à cela des habitants souriants, des cocktails excellents et un fond musical permanent et vous avez le trio gagnant !!

Vous n’avez pas besoin de nous pour monter admirer la vue sous les bras tendus du Christ rédempteur ni pour bronzer sur les plages de Copacabana et d’Ipanema. Par contre, c’est une tout autre histoire quand il s’agit d’aller s’aventurer dans les rues emmêlées de l’ancienne capitale.

Nous vous proposons donc une visite complète, de presque 10 km dans l’autre Rio, le Rio populaire et animé pour vous raconter l’histoire du Brésil, de là où tout a commencé, dans sa ville la plus emblématique.

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Palais Impérial

Le grand bâtiment blanc qui prend tout le côté de la place, sobre et modeste, fut pourtant la résidence des empereurs Dom Pedro I et II. Il a été construit au XVIIIe siècle, initialement prévu pour servir de résidence aux gouverneurs de la capitainerie de Rio de Janeiro. Le palais sert ensuite aux vice-rois du Brésil qui gouvernent jusqu’à l’arrivée de la famille royale du Portugal qui a pris la fuite après l’invasion de leur pays par les troupes napoléoniennes. Ce transfert de la cour portugaise au Brésil en 1807 est un événement majeur de l’histoire de l’Amérique du Sud, car il va enclencher le processus aboutissant à l’indépendance du Brésil, une dizaine d’années plus tard. Leur venue va changer bien des choses. Déjà, le prince régent supprime la loi qui interdisait la création d’industries au Brésil. Rio de Janeiro est proclamée nouvelle capitale de l’empire colonial portugais, qui représente la totalité des territoires d’outre-mer occupés et administrés par le Portugal. Le Brésil perd alors son statut colonial et peut commercer avec tous les pays. Les anciennes capitaineries deviennent des provinces et l’on crée tout un tas d’institutions.

Théâtre Municipal

Vous arrivez face au beau théâtre municipal de Rio. S’il vous dit vaguement quelque chose, c’est tout simplement parce qu’il a été construit sur le modèle de l’Opéra Garnier à Paris. Il est considéré comme l’un des plus beaux et des plus importants théâtres du pays. Après la proclamation de la république au Brésil en 1889, le dramaturge Artur Azevedo, lance une campagne pour la création d’un nouveau théâtre dans la lignée de ceux qui se font dans les grandes villes européennes. Il ne verra malheureusement pas son rêve se réaliser et mourra neuf mois avant son inauguration.

Bibliothèque nationale

Ici, vous avez, sur votre gauche, la bibliothèque nationale de Rio. Son architecture présentant un style éclectique, mêlant des éléments néoclassique et art nouveau, se veut volontairement impressionnante. C’est que la bibliothèque nationale de Rio est la gardienne de la mémoire du Brésil. Elle conserve un exemplaire de chaque livre produit dans le pays depuis sa création. Aujourd’hui encore, le décret sur le dépôt légal est toujours en vigueur. Cela veut dire que le don à la bibliothèque d’un échantillon de tout livre imprimé au Brésil est obligatoire. Son histoire remonte à l’arrivée de la famille royale du Portugal dans la nouvelle capitale de leur empire colonial.

Escadaria Selarón – Escalier Selarón

Le voilà enfin, le fameux escalier coloré que vous attendiez tous ! Vous en aviez certainement vu des images avant de venir et pour une fois c’est aussi beau en vrai qu’en photo ! Cette mosaïque géante recouvre l’escalier, dont les 215 marches relient le quartier de Lapa à celui de Santa Teresa. Elle est l’œuvre de l’artiste chilien Jorge Selaron, qui a voulu rendre hommage au peuple brésilien dans un dédale de marches aux couleurs nationales. À la base, l’escalier devait être seulement restauré, mais l’artiste décida de le recouvrir de tuiles peintes dans ce qui deviendra le projet de sa vie.

Arcos da Lapa – L’Aqueduc de Lapa

Vous arrivez devant les fameux Arcos de Lapa. Emblème du quartier devenu un autre symbole de Rio, au même titre que le Corcovado, Copacabana ou l’escalier Selaron. Cet aqueduc a été construit au XVIIIe siècle, entre 1725 et 1744 afin d’alimenter la ville en eau depuis la source de la rivière Carioca. C’est la plus grande œuvre architecturale entreprise pendant la période coloniale au Brésil, et sa construction fut principalement réalisée par le travail forcé des esclaves africains.

Cathédrale de Saint-Sébastien

Alors, vous ne vous attendiez certainement pas à trouver une cathédrale en forme de pyramide lors de votre visite du Rio historique. Et pourtant, la Cathédrale de Saint-Sébastien est bien une représentation avant-gardiste rappelant les pyramides précolombiennes. La cathédrale métropolitaine a été construite sur le tard, en 1964 et terminée en 1976.

Monastère de São Bento

Voilà, si on vous a fait monter jusque là, c’est pour lui, le monastère de São Bento, ou Saint-Benoît en français. De par sa façade et sa situation en haut d’une colline, on devine que cette église fut construite à la fois comme lieu de culte, mais aussi comme lieu de défense de son territoire. Il était commun à l’époque dans les colonies, de construire des églises forteresses. Voyez les tourelles, elles sont juchées de boulets de canon, ce n’est pas une faute de goût, mais bien un signe de sa double fonction. L’histoire du monastère débute en 1586, lorsque les moines bénédictins reçoivent en offrande de la part d’une famille de nobles portugais, un vaste terrain comprenant l’actuelle colline que vous venez de grimper. On décide alors de faire construire une abbaye.

Pedra do Sal – Pierre de Sel

Vous arrivez à la fameuse Pedra do Sal, la Pierre de sel, au cœur du quartier de la petite Afrique. C’est là qu’est née la samba urbaine et la pedra do sal est lieu fondamental pour comprendre les origines de la musique brésilienne. Alors, revenons quelques siècles en arrière. Sachez déjà que l’esclavage au Brésil, issu du commerce triangulaire, a été légal pendant environ 3 siècles, à partir de l’arrivée des Européens sur le continent en 1500. Pendant ce qu’on appelle le Sugar boom, de 1570 à 1670, les esclaves africains ont connu l’enfer, car il était devenu moins cher pour les propriétaires d’esclaves de les tuer à la tâche, littéralement et d’en racheter des nouveaux plutôt que de leur laisser des jours de repos et de les nourrir correctement. Pour vous dire la gravité de la situation, la couronne elle-même est intervenue par deux fois au cours de cette période pour intimer les propriétaires de plantations à donner à manger à leurs esclaves. On en était là.

Mural les Ethnies

Voilà enfin devant vous le chef-d’œuvre de l’artiste de rue brésilien Eduardo Kobra, son gigantesque mural des Ethnies. Reconnaissable entre mille avec ses couleurs éclatantes et ses formes géométriques à l’arrière-plan de ces visages géants, l’artiste offre à nos yeux éblouis la plus grande œuvre de street art au monde. Ce mural de 3 km a été réalisé à l’occasion des Jeux olympiques et représente 5 ethnies des 5 continents. Un travail de titan, une œuvre splendide et une ode à la connaissance et à la tolérance.

Museu do Amanhã – Musée de Demain

Mais ce qui attire l’œil sur cette place, c’est bien évidemment cet incroyable musée que vous voyez au bord de la baie. Il s’agit du Museu do Amanhã, le Musée de demain, LA pièce maîtresse du grand projet de redynamisation du quartier Porto Maravilha. Cette silhouette tout droit sortie d’un film de science-fiction cache un musée d’un genre nouveau, consacré à la création de l’univers et à l’avenir de notre humanité. Il vous invite à vivre de manière expérimentale, ce que l’on peut mettre en œuvre pour vivre un avenir durable.

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Et encore 18 à retrouver dans l’application

Praça XV, Palais Tiradentes, Place Carioca, Cinelândia, Théâtre Riachuelo, Palais Maçonnique de Lavradio, Real Gabinete Português de Leitura, Confeitaria Colombo, Centre culturel Banco do Brasil, Église Notre-Dame de Candelária, Avenue Rio Branco, Église Saint-François de Prainha, Quais du Valongo, Praça Mauá, Vue sur la baie et le musée, Promenade publique Orla Condé, La Flamme Olympique, Travessa do Comércio

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Informations pour votre visite

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Itinéraire conseillé au départ de la Praça XV

Arrêt de Tram Praça XV Ligne 2
Parking conseillé : Garage Terminal Menezes Cortes : R. São José, 35 

02

Info Visite :

Nous vous conseillons de faire cette visite en semaine et de jour car les week-end et les jours fériés l’endroit devient désert et un peu moins fréquentable.
 
Info transport public : Le métro de Rio, propre, climatisé et facile d’utilisation sera votre allié pour visiter la ville de fond en comble.
Dès votre arrivée, procurez-vous une carte de métro Riocard, acceptée par tous les modes de transports (tram, métro, bateaubus, ferry, etc) et rechargeable en ligne ou via les bureaux de Riocard. Renseignez-vous sur le site du métro de Rio et leur application téléphone, très pratique pour savoir quel chemin prendre.

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Climat :

Il y a autant de climats que de régions dans ce gigantesque pays qu’est le Brésil. Prenez garde si vous pensez vous déplacer du Nord au Sud. En ce qui concerne Rio de Janeiro, les températures sont agréables toute l’année. Elles varient de 25°C en juillet à 32°C en février. La mer est quand même un peu plus fraîche en hiver (de juin à octobre, elle est à environ 22°C, ce qui, on ne va pas se mentir, reste complètement ok). La saison des pluies (chaudes) va de décembre à avril, donc en gros l’idéal serait d’y aller entre mai et novembre, lorsque l’air est plus sec et les températures agréables. Quoi qu’il en soit, aucune période n’est vraiment rédhibitoire, et si vous visitez Rio et le Nord, ou Salvadore de Bahia, l’Amazonie, ou le Pantanal, mieux vaut prendre le climat de ces régions en compte pour choisir vos dates de voyages.

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Monnaie :

Le Brésil utilise le Real. Reais au pluriel.


Vous avez encore un peu de temps à Rio de Janeiro ?

Rio est bien plus qu’une carte postale aux allures paradisiaques. Si vous aviez en tête que Rio c’était surtout son carnaval, ses matchs de foot et ses plages, attendez-vous à être surpris, il y a bien plus à voir et à découvrir.

Les randonnées

Vous le savez, Rio s’est littéralement fondue dans la nature, se construisant autour de ses baies et de ses montagnes bleues. Bonne nouvelle pour les amateurs de points de vue exceptionnels, toutes ses montagnes se grimpe ! Vous découvrirez en effet, de nombreuses “trilhas” sentiers de randonnées, plus ou moins difficiles, vous donnant accès à de sublimes randonnées, en plein centre-ville. Voici une petite liste non-exhaustives des plus connues :

Le pain de sucre / Le Corcovado : en plus de leur accès en train et en téléphérique, vous pouvez y aller à pied.

Pour un coucher de soleil spectaculaire, grimpez au sommet de “Os 2 Irmaos”. Il vous faudra d’abord traverser la favela de Vidigal en mototaxi (pas de panique, tous les touristes le font et en reviennent, Vidigal fait partir des favelas dîtes pacifiées) puis marcher environ 1h dans la forêt.

Pour un lever de soleil de dingue, choisissez la facile Pedra Bonita. C’est de là que partent les parapentes et les deltaplanes. Accessible depuis le parking (venez en uber ou en bus) en 50 min environ.

Pour les vrais de vrais, une rando plus technique et un peu difficile mais qui vous récompensera de sa vue panoramique sur Ipanema, Sao Conrado et la Barra de Tijuca, prenez la journée pour grimper au sommet de la Pedra da Gavea.

Le Christ Rédempteur

Alors bien entendu, ne partez pas sans aller admirer la baie de Rio qui s’étire

sous vos pieds, protégée par les bras tendus du Christ Rédempteur. Admirer l’une des 7 Merveilles du Monde s’accompagne généralement d’un petit bain de foule mais le jeu en vaut la chandelle. Vous pouvez y aller en bus, en train ou à pied. Le train à crémaillère rouge vif étant le plus pittoresque. Il traverse le parc national de Tijuca et vous emmène au sommet du Corcovado en 20min. Les tarifs évoluent constamment, fiez-vous aux prix indiqués sur le site officiel du Corcovado. Dans l’idée, le train est un peu plus cher que le bus (mais pas grand-chose) et si vous voulez faire des économies, sachez que vous serez au sommet en à peu près 1h. Essayez d’y aller tôt le matin, avant que la fameuse brume de Rio ne se lève !

Morro Pan de Azucar

Autre emblème de la ville, son pain de sucre, nommé ainsi par les portugais pour sa forme qui rappelle les blocs de sucre raffiné que l’on transportait par bateau au temps du commerce de la canne à sucre. Son sommet est accessible grâce à deux téléphériques offrant des vues imprenables sur la ville. Si vous voulez payer un peu moins que le prix fort tout en profitant d’une balade dans la forêt au milieu des singes, sachez que le premier morro est accessible à pied (environ 45 min) et que vous pourrez y acheter un billet uniquement pour le deuxième tronçon du téléphérique. Un conseil, rester là-haut pour le coucher du soleil !

Les plages

Vous vous en doutez, les plages de Rio font partie du patrimoine de la ville. Voici une petite présentation de ses plages les plus emblématiques :

  • Leblon : La plage VIP du secteur le plus select de Rio. Le quartier de Leblon, plus tranquille, offre une plage plus sereine où les couchers de soleil sur le mont des deux frères est inoubliable.
  • Ipanema : Impossible de ne pas fredonner l’éternel refrain de la fille d’Ipanema lorsque l’on se promène au bord de l’eau à Rio. C’est la plage la plus populaire de la ville et est un véritable lieu de rencontre.
  • Copacabana : La plage la plus célèbre de Rio, du Brésil ou peut-être du monde entier, Copacabana vous met elle aussi une chanson dans la tête et vous emmène sur son emblématique promenade faite de mosaïque noires et blanches, devenues un symbole de la ville.
  • Flamengo : La première des plages des pentes de la baie de Guanabara avec une vue superbe sur Niteroi.
  • Botafogo : Ancien quartier huppé de Rio, c’est la plage pour la vue sur le pain de sucre !
  • Joatingade : Voilà une plage sauvage, accessible uniquement à marée basse et un peu difficile à trouver mais bon, vous avez compris l’idée ! Un petit bijou caché donc peu fréquenté, pour faire une pause du tumulte de la ville
  • Praia da Reserva : Comme son nom l’indique, cette plage fait partie d’une réserve naturelle et plus éloignée du centre-ville et donc moins fréquentée, pour ne pas dire déserte

Niteroi

En face de Rio, de l’autre côté de la baie de Guanabara, se trouve sa sœur jumelle, la ville de Niteroi. Accessible en 15 min de bateau ou en traversant le plus long pont d’Amérique latine, vous pourrez découvrir cette ville beaucoup moins touristique et offrant quelques pépites inédites.

C’est en effet à Niteroi que le génie d’Oscar Niemeyer a œuvré pour la dernière fois. Cet architecte brésilien, qui a créé de toutes pièces la nouvelle capitale de Brasilia, vous livre ici un lieu exceptionnel, sorti d’un film futuriste et avec une vue imprenable sur Rio. Il s’agit du MAC, le musée d’Art Contemporain, complété par le Caminho Niemeyer. Je ne vous en dit pas plus, il faut y aller et déambuler dans ces courbes de béton armé d’un blanc éblouissant pour comprendre.

C’est également de ce côté de la baie que vous aurez accès au sublime Parque da Cidade. Quelle vue ! C’est clairement de là que l’on saisit toute l’ampleur de la beauté de la baie. C’est un spot extrêmement couru pour les couchers de soleil mais attention, le parc ferme à 18h.

La Samba

Indissociable de l’image festive du Brésil et tout particulièrement de Rio, la Samba est un art à ne pas rater lors de passage dans la ville. Vous avez plusieurs options pour vivre cette expérience.

Visiter la célèbre Samba city et ses quatorze énormes usines de production de chars, costumes et divers articles de carnaval ainsi que de nombreuses écoles de Samba. Vous aurez également accès à plusieurs ateliers pour apprendre à danser ou à jouer des percussions

Aller voir une répétition d’une grande école de Samba qui se prépare pour le carnaval.

Se fondre dans la masse avec les Cariocas dans les clubs de musique live de Lapa comme le Rio Scenarium ou le Carioca de Gema.

Le Maracaña

Les amateurs de football seront servis au Brésil. Pas besoin de vous dire, qu’ici ce sport est une véritable religion et que visiter son temple est incontournable. Que vous soyez à la recherche d’une expérience insolite ou de sensations fortes, vivre un match de foot au maracaña est à mettre sur votre liste ! L’inauguration de ce stade mythique est liée à un événement majeur dans le football latinoaméricain et considéré comme l’une des plus grandes tragédies brésiliennes. (si-si)  En 1950, le plus grand stade du monde de l’époque est construit pour recevoir la coupe du monde au Brésil. L’équipe à domicile est donnée favorite. Elle arrive facilement en finale. Le discours prononcé d’avant match dit aux joueurs brésiliens : « d’ici quelques minutes, vous serez champions du monde !”. Et là, contre toute attente, c’est l’Uruguay qui remporte le match. Ce qui serait vécu comme un coup dur en Europe est un drame au Brésil. Cette défaite est restée célèbre comme le « Maracanazo » que l’on peut traduire comme le coup dur du Maracaña. De nombreux documentaires expliquent les conséquences dramatiques de cette défaite, tant pour les joueurs noirs qui ne seront plus sélectionnés avant de nombreuses années, que pour le goal qui sera monté en bouc émissaire. Le dramaturge Nelson Rodrigues dépeint la défaite de ces mots : « Tout lieu a son irrémédiable catastrophe nationale, son Hiroshima. Notre catastrophe, notre Hiroshima, est la défaite contre l’Uruguay en 1950. » Le président de la FIFA n’avait même pas prévu de cérémonie en cas de victoire uruguayenne ! Son discours, prévu en portugais, ne sera jamais prononcé et la coupe donnée à moitié en secret au capitaine uruguayen tant la douleur était palpable. Les Uruguayens eux même ressentaient de la peine pour les Brésiliens et n’ont pas fêté leur victoire. Tout ça pour souligner la force de ce que représente le futebole au Brésil et ce à quoi vous pouvez vous attendre en termes de ferveur de supporters !

Lagoa Rodrigo de Freitas

Rio n’a pas que des plages sublimes, elle a aussi un lac d’eau salée sur lequel se trouvent deux petites îles. Il s’agit de la lagune Rodrigo de Freitas, à proximité immédiate des quartiers de Copacabana et d’Ipanema. Entourée du Jardin Botanique et très appréciée des Cariocas, la lagune vous offre de nombreuses possibilités pour y passer un bon moment : jogging, vélo, roller, mais aussi aviron, barques et pédalos, dans un décor encore et toujours à couper le souffle.

Les Musées

Ce n’est pas parce que tout est beau à l’extérieur qu’il ne faut pas passer un peu de temps à l’intérieur ! Les musées de Rio sont riches et intéressants. En voilà quelques uns à ne pas rater :

  • Museu do Amanhã (le musée de demain) : Un musée des sciences à l’architecture futuriste (googler-le svp!) conçu pour sensibiliser le public sur les conséquences du réchauffement climatique et l’impact de l’Homme sur notre planète. Un musée interactif mêlant sciences, art et technologie, à faire absolument !
  • Museu Histórico Nacional : Pour les passionnés d’Histoire, ce musée retrace toute l’Histoire (forcément) du Brésil. De la préhistoire, aux différents groupes indigènes, puis à la colonisation portugaise jusqu’à la proclamation de la République du Brésil. (Gratuit le dimanche)
  • Museu de Arte do Rio : Ce musée d’Art retrace l’évolution du pays à travers son art. Ici, le parti pris est social et engagé et met en lumière les problématiques actuelles. (Gratuit le mardi)
  • Museu Nacional de Belas Artes : Toute ville à son Musée des Beaux-Arts, celui de Rio est le plus grand musée du Brésil. Vous y trouverez une importante collection d’art du XIXe et XXe siècle mettant en valeur les artistes brésiliens. (Gratuit le dimanche)
  • Museu de Arte Moderna : Ce musée d’art moderne, ouvert en 2014, est devenu l’une des plus importantes institutions culturelles du pays. (Gratuit le mercredi)

Petropolis

Si vous aimez découvrir les villes impériales, alors cap sur Petropolis, à 68 km à l’extérieur de Rio. Nichée dans le parc national Serra dos Orgaos, Petropolis doit son attrait touristique à l’ancien palais impérial, devenu le musée impérial du Brésil. Le Brésil a en effet été rapidement un empire et Petropolis fut un ambitieux projet urbanistique pour y créer la capitale. Vous y trouverez des maisons coloniales, des palais de nobles familles, le Palais de cristal et la belle cathédrale gothique. Un détour hors du temps pour voir le Brésil autrement.

Ilha Grande

Si vous n’avez pas trop le temps d’explorer les autres régions du Brésil et de découvrir son extraordinaire diversité, prenez le temps de vous échapper à Ilha Grande. Cette île, réserve biologique protégée d’une beauté sauvage incroyable, est idéalement située à deux pas de Rio. Interdite aux voitures, elle est remplie de recoins de paradis accessibles à pied ou via des excursions. Nous vous conseillons d’y passer au moins 2 ou 3 nuits.

Buzios

Autre incontournable aux alentours de Rio : Buzios. Très touristique et envahi en été par les Argentins, Buzios n’en reste pas moins un petit coin de paradis. Eau translucide, plage de sable blanc, rues animées, musique à chaque coin de rue, Buzios sent les vacances et ça fait du bien.

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Visitez les autres villes du Brésil

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Les autres lieux incontournables à visiter à Rio de Janeiro à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Rio de Janeiro à pied :

1 – Praça XV – La place du 15 novembre

Vous voilà en plein cœur du quartier historique de Rio de Janeiro, sur la place du 15 novembre. Sachez que le 15 novembre est une date importante au Brésil puisqu’il s’agit de la proclamation de la République. Regardez autour de vous. Tout ce terrain, en 1590, appartenait aux pères carmélites qui y avaient fondé un couvent.

Le terrain fut ensuite vendu à la ville et on a continué pendant très longtemps à appeler l’endroit la place Carmel. Puis, à l’époque où Rio est une petite ville coloniale, la place prend une importance fondamentale. C’est ici qu’a été créé le premier port de la ville par lequel arrivaient, jusqu’en 1811, les esclaves venus d’Afrique. La gare maritime, que vous pouvez aller voir au bord de la baie de Guanabara, a été construite au début du XXe siècle.

C’est d’ici que vous pouvez prendre le bateau pour Niteroi ou Ilha de Paqueta. La fontaine en pyramide que vous voyez à vos côtés date de 1750 et a été sculptée par Mestre Valentim qui était l’un des principaux artistes et urbanistes de l’époque. C’est le vice-roi qui lui avait commandé, pour améliorer l’approvisionnement en eau de la population ainsi que les conditions d’accostage des navires.

De l’autre côté, vous voyez la statue du général Osorio qui a longtemps été enterré en dessous avant d’être transféré dans sa ville natale. Lui, c’est un héros de la très meurtrière guerre de la Triple-Alliance que le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay ont menée contre le Paraguay entre 1865 et 1870. Les boulets de canon qui l’entourent sont de véritables boulets paraguayens.

Aujourd’hui, la place accueille tous les samedis, un grand marché d’antiquité, connu pour être le plus grand d’Amérique latine. Plus de 500 vendeurs autorisés s’y installent et vous dévoilent leurs dernières trouvailles. À faire absolument pour les amateurs de marché aux puces !

2 – Palais Tiradentes

Juste à côté du Palais impérial, vous avez le Palais Tiradentes. C’est le siège de l’Assemblée législative. Le Brésil est un pays fédéral, comme les États-Unis, l’Australie ou encore l’Allemagne, la Suisse ou l’Inde. Cela veut dire que chaque État membre de la fédération dispose d’une grande autonomie et possède son propre gouvernement. C’est dans ce beau bâtiment néoclassique que se réunissent les représentants de l’État de Rio de Janeiro.

Vous vous demandez peut-être pourquoi le palais porte ce nom de Tiradentes et quel est le lien avec ce héros national dont la statue trône devant l’entrée. C’est parce qu’ avant 1922, à l’époque où Rio était encore la capitale du Brésil, il y a avait ici un autre bâtiment qui servait de siège au parlement impérial.

Et c’est dans la Cadeia velha, la prison aménagée dans son sous-sol, qu’avait été emprisonné Tiradentes avant d’être exécuté trois ans plus tard. Celui que l’on surnomme l’arracheur de dents, car il avait été dentiste avant d’être minier, commerçant puis militaire, était membre d’un soulèvement populaire contre les colons portugais.

Son mouvement appelé “Inconfidência Mineira / Défiance du Minas Gerais) échoue et il sera capturé. Son rôle dans la conspiration n’était certainement pas le plus élevé, mais il portera seul toute la responsabilité, innocentant ainsi ses compagnons. 3 ans plus tard, c’est à la reine Marie 1re, que l’on appelle la folle, car elle est atteinte de démence, qu’il en revient de décider du sort de Tiradentes et des autres prisonniers.

Tous les autres seront condamnés à l’exil sauf lui, qui, pour l’exemple, sera écartelé. Il deviendra un martyr, encore célébré aujourd’hui par les écoles de Samba. Le 21 avril est dorénavant un jour férié au Brésil. Il ouvre la semaine de l’Inconfidência dans l’État de Minas Gerais avec de nombreuses fêtes populaires.

Vous pouvez visiter gratuitement le palais si vous le souhaitez. Au rez-de-chaussée vous trouverez une petite exposition retraçant l’histoire politique du Brésil et la création du palais. L’Assemblée législative, quant à elle, envisage de quitter le palais pour le nouveau quartier de Cidade Nova. Dans ce cas, le palais perdra sa fonction et devrait accueillir le Musée de la Démocratie. À suivre.

3 – Place Carioca

Vous arrivez sur la place Carioca, l’une des plus populaires de la ville pour son importante station de métro desservant plusieurs lignes. Elle a beau être moderne et voir passer des centaines de cadres en costumes, d’employés et de vendeurs ambulants, elle abrite également des éléments de l’époque du Brésil colonial.

À commencer par le couvent Santo Antoño, que vous voyez au sommet de la colline du même nom. Vous pouvez y monter et découvrir l’intérieur richement décoré de son église, tout en profitant de la vue sur le quartier. Si la façade, remodelée en style colonial, ne paie pas de mine, l’intérieur est réellement surprenant. Une nef baroque, sans chapelle, recouverte de feuilles d’or et de sculptures précieuses, dans laquelle trône une représentation de Jésus aux ailes d’anges géantes.

Et je profite que nous soyons à l’arrêt de métro Carioca pour vous expliquer pourquoi on appelle ainsi les habitants de Rio, parce que quand même, ça n’a rien à voir. Alors le hic, c’est qu’il y a plein de versions. La plus connue vient quand même de la langue des tribus amérindiennes qui vivaient là avant l’arrivée des Portugais, le Tupi. Kari veut dire blanc et oka, maison. Ça pourrait donc être la maison de l’homme blanc, mais on n’est vraiment pas surs que les indigènes avaient nommé les Européens Kari.

Après, sinon, ça peut juste venir de maisons blanches en rapport aux premières maisons qui ont été construites en 1503 au bord de la rivière. Après, un peu plus tiré par les cheveux, mais franchement plausible, puisque les Indiens ont tendance a donné des noms en fonction d’une ressemblance physique, le nom carioca pourrait être une contraction de akari, le nom tupi pour désigner les poissons chats.

Et ce pour deux raisons. Déjà la rivière Tijuca où s’installe les Colons s’appelle Akari’oka car elle est pleine de poissons chats, mais aussi parce que les armures des envahisseurs leur rappelaient les écailles de ce poisson.

4 – Cinelândia

Toute cette zone, dans laquelle vous vous trouvez, se nomme aujourd’hui Cinelandia. Tout le monde vous dira d’ailleurs que vous êtes sur la place Cinelândia, alors que son vrai nom est place Floriano Peixoto, en l’honneur du deuxième président de la République du Brésil, dont vous avez vu la statue en face de la bibliothèque.

Vous vous en doutez, si on l’appelle comme ça aujourd’hui, cela a un rapport avec le cinéma ! À l’époque coloniale, vous aviez ici, le couvent d’Ajuda, construit vers 1750. Mais au début du XXe siècle, le gouvernement brésilien décide de redonner un coup de neuf à sa capitale, créant l’avenue centrale, aujourd’hui, l’avenue Rio Branco qui traversait le centre historique. Le couvent est épargné et on transforme l’espace dégagé autour en place publique.

C’est autour de cette place que vont se concentrer les constructions des nouveaux bâtiments monumentaux comme le théâtre, la bibliothèque ou encore le Palais de Justice que vous voyez sur votre gauche. Mais tout cela ne nous dit pas pourquoi Cinelandia. C’est en 1911 que le couvent d’Ajuda est finalement démoli. L’entrepreneur espagnol, Francisco Serrador, voit alors une opportunité de créer une série d’immeubles dans lesquels on installe les meilleurs cinémas de la ville.

C’est grâce à ces cinémas que l’on a commencé à appeler cette zone Cinelândia et puis, lorsque l’on a ouvert la station de métro, le nom de Cinelândia est venu naturellement et ce, même si les cinémas, ont depuis, quasiment tous fermés.

5 – Théâtre Riachuelo

Il dénote ce théâtre Riachuelo, avec son style arabe au milieu de constructions modernes du centre. Ce style architectural néo-mauresque est plutôt rare dans la ville.

C’est en Espagne que l’on retrouve le plus cette influence architecturale venue des pays arabes. Et c’est d’ailleurs un architecte espagnol qui a conçu cette façade en 1928, pour embellir l’un des tout premiers cinémas de la ville ! C’est en effet en 1890 qu’a été inauguré l’édifice, d’abord sous le nom de Casino National brésilien.

En 1901, on commence à y projeter des films et ce sera le cas pendant 107 ans de projections ininterrompus ! Un record au Brésil ! Il a changé de noms plusieurs fois au fil des ans, devenant le Cinéma Majestic lorsqu’il projette le premier film sonore de la ville “Broadway Melody”. Il s’appelle ensuite le Palacio Teatro et finalement le Ciné Palacio.

En 2008, les rideaux du cinéma se ferment pour la dernière fois et après une longue restauration, suivie de près par l’institut de sauvegarde du patrimoine historique de Rio, ils ouvrent à nouveau en 2016, sur la toute nouvelle scène du théâtre Riachuelo.

6 – Palais Maçonnique de Lavradio

Le palais rose et blanc que vous voyez devant vous est le palais maçonnique de Lavradio. Il a été classé et protégé en 1972 par l’Inepac, l’Institut d’Etat du Patrimoine Culture, pour l’importance historique de la Franc-Maçonnerie pendant la période impériale au Brésil.

Déjà, rappelons que la Franc Maçonnerie est une institution discrète, principalement philosophique, philanthropique, progressiste et humaniste dont l’idée est de faire progresser ses initiés pour le bien de l’humanité. Mais en réalité, il est très difficile de donner une définition précise et juste de la franc-maçonnerie puisque chaque loge qui la constitue possède une vision qui lui est propre. Mais donc, sachez qu’au Brésil, en 1797, a été créée la première loge maçonnique.

Elle sera interdite plusieurs fois, mais connaîtra un essor rapide et un rayonnement au Paraguay et en Uruguay. En 1822 est fondée la première obédience du pays, le Grand Orient du Brésil. Une obédience, c’est un regroupement de plusieurs loges, et celle du Grand Orient va jouer un rôle clé dans l’évolution du Brésil. Elle va notamment s’opposer au clergé catholique et participer à de grands moments de l’Histoire brésilienne comme l’abolition de l’esclavage, la proclamation de la République et l’indépendance du Brésil.

Le palais que vous voyez là, était au départ utilisé comme centre culturel, puis faute de moyens, il a été racheté par un groupe de franc-maçons qui commencèrent à l’utiliser comme siège pour leurs réunions. Plus tard, entre 1842 et 1978, le manoir servit à l’obédience du Grand Orient du Brésil. Il est, depuis sa restauration, ouvert au public. Il est composé de 11 salles et autant de temples, recouvert de peintures de personnages historiques liés à la franc-maçonnerie.

Dom Pedro Ier, l’empereur du Brésil, était franc-maçon par exemple, tout comme les premiers ministres en place lors de la proclamation de la République. Les francs-maçons, vous le savez, sont friands de symboles, alors je vous laisse jouer aux détectives et passer la façade au peigne fin !

7 – Cabinet royal portugais de lecture

Cette belle façade, richement sculptée, est celle du cabinet royal de lecture portugais. Cette bibliothèque est répertoriée par l’Institut d’État du Patrimoine culturel et a été élue quatrième plus belle bibliothèque au monde par le Times magazine. Le cabinet possède la plus grande collection de littérature lusophone, c’est-à-dire, de langue portugaise, en dehors du Portugal.

C’est un groupe de 43 immigrés portugais, réfugiés politiques au Brésil, qui ont décidé de fonder cette institution. On est en 1837, et leur but est de promouvoir la culture au sein de leur communauté grandissante dans la nouvelle capitale de l’Empire du Brésil. Le bâtiment actuel a été inauguré en 1887 en présence l’empereur Dom Pedro II, et du couple princier formé par sa fille et son mari. La façade est entièrement réalisée grâce à des pierres venues du Portugal par bateau.

Elle s’inspire du monastère des Jéronimos de Lisbonne et empreinte ce style gothique tardif que l’on appelle néo-manuélin au Portugal, car il correspond à un style artistique exubérant qui s’est développé sous le règne de Manuel Ier du Portugal et qui coïncide avec l’ère de la découverte et l’apogée de la puissance maritime portugaise. C’est donc un style que vous retrouverez dans tout son empire colonial.

Les quatre statues que vous voyez représentent trois explorateurs navigateurs : Pedro Alvares Cabral que l’on considère comme le découvreur européen du Brésil, Prince Henri le navigateur et Vasco de Gama tout à droite, qui est le premier européen à avoir atteint l’Inde, la vraie, par voie maritime. Le deuxième personnage si l’on prend les statues de gauche à droite n’est pas un navigateur, car bon, on décore quand même une bibliothèque !

Faites donc connaissance avec Luis de Camoes, qui est, en toute modestie, le plus grand poète du Portugal, considéré comme le Shakespear local. On dit d’ailleurs la langue de Camoes, de la même manière que l’on va dire pour le français la langue de Molière. Bref, depuis les années 1900, le cabinet est ouvert au public alors n’hésitez surtout pas à aller le visiter ! On retrouve, parmi ses 350.000 volumes, des œuvres rares et des manuscrits anciens, mais c’est surtout l’ensemble et le ressenti qui est impressionnant !

Si vous aimez cette sensation d’être entouré de vieux livres, du sol au plafond dans un décor digne d’un film fantastique alors foncez à l’intérieur !

8 – Confeitaria Colombo

Voyez ce beau café d’époque sur votre gauche. Il s’agit de la confiserie Colombo, une véritable institution à Rio. On se croirait dans le Paris de la Belle Époque ! Ce café a été fondé en 1894 par des immigrants portugais. Dès sa création, il est fréquenté par l’élite intellectuelle de la ville et de nombreux écrivains ou poètes qui décrivent la confeitaria Colombo comme ni plus ni moins qu’une succursale de l’Académie brésilienne des lettres.

Au début du XXe siècle, le café est restauré dans ce style art nouveau qui fait fureur en Europe, tout de courbes et d’arabesque. Les salons sont recouverts de grands miroirs en cristal venus d’Anvers en Belgique et de nouvelles boiseries. Le succès est tel, qu’en 1922, l’établissement s’agrandit avec la construction d’un salon de thé à l’étage, puis d’une annexe à Copacabana en 1944. Aujourd’hui, le café fait partie intégrante du patrimoine culturel et artistique de la ville.

Vous pouvez bien évidemment découvrir son intérieur et sa décoration en allant vous y installer, mais vous vous doutez bien que les prix pratiqués sont plus élevés qu’ailleurs et que la foule de touristes y est plus importante. Cela dit, ça reste un bel endroit pour goûter à l’une des spécialités sucrées brésiliennes.

9 – Centre Culturel Banco do Brasil

Ce gros bâtiment, en face de vous sur la gauche, est le centre culturel Banco do Brasil. Avec un nom pareil, vous l’avez compris, cet édifice néoclassique était, à la base, dédié au monde des finances !

Le bâtiment avait été construit en 1880 par l’architecte de la maison impériale pour servir de siège à l’association commerciale de Rio et abriter les marchés de la Bourse. Dans les années 20, il devient le siège de la banque du Brésil, et l’emblème de la finance du pays. Mais avec le transfert de la capitale à Brasilia en 1960, la banque déménage également et l’édifice perd ses fonctions. Afin de sauvegarder ce riche patrimoine historique, on décide de le transformer en un important centre culturel : Le CCBB : centro cultural banco do Brasil.

Un premier ouvre ses portes à Rio en 1989, puis un autre à Brasilia en 2000, un autre à Sao Paulo en 2001 puis à Belo Horizonte en 2013. Les trois centres à Rio, Brasilia et Sao Paulo comptent parmi les cent musées d’art les plus visités du monde ! En 2013, ce sont plus de 2 millions de visiteurs qui sont venus au CCBB de Rio.

Si vous voulez y faire un tour pendant votre séjour, vous découvrirez près de 20.000m² d’espace dédié à la musique, au théâtre, au cinéma ainsi qu’à diverses expositions. Vous verrez également une bibliothèque, les archives ainsi que le musée du Banco do Brasil.

10 – Église Notre-Dame de Candelaria

Vous voilà face à la belle église baroque Notre-Dame de Candelaria. Son histoire commence avec une légende. Au XVIIe siècle, un bateau nommé Candelaria essuie une tempête sur la mer et évite de justesse un naufrage. Arrivé sain et sauf à Rio, le petit groupe de Portugais, encore sous le choc, commandite la construction d’une chapelle, accomplissant ainsi le serment qu’ils avaient prononcé pendant la tempête.

Une chapelle, consacrée à Notre-Dame de Candelaria, est donc édifiée vers 1609. Elle sera ensuite agrandie, rénovée, transformée pour donner le résultat que vous avez devant vous aujourd’hui. Sa façade rappelle le baroque portugais et elle est, comme toutes les églises coloniales, dirigée vers la baie de Guanabara qui était l’entrée de la ville. Les autels à l’intérieur, ont été sculptés par le grand maître du rococo brésilien, Mestre Valentim au XVIIIe siècle.

Puis au XIXe, on suit le modèle néo-Renaissance et on couvre les murs et les colonnes de marbre italien. Les peintures ont été réalisées par Zeferino, peintre et professeur à l’Académie impériale des Beaux-Arts. Elles sont aujourd’hui considérées comme des chefs-d’œuvre d’art religieux. On ajoute également des nefs et on envoie faire construire le dôme à Lisbonne, qui, une fois installé, fit de la Candelaria le plus haut bâtiment de la ville.

L’église est donc l’une des principales œuvres artistiques du Brésil du XIXe siècle et sans doute l’une des plus belles églises de Rio. Mais elle est également liée à un drame qui a choqué le Brésil et ébranlé la presse internationale lors du massacre de la Candelaria. Le 23 juillet 1993, juste avant minuit, un groupe armé arrive en voiture et tire sur les dizaines de personnes sans-abri, principalement des enfants et des adolescents, qui dormaient près de l’église.

Selon les recherches d’Amnesty International, 44 des 70 personnes qui ont dormi dans la rue dans ce quartier sont mortes de façon violente. La plupart des victimes étaient noires. Une croix de bois était érigée devant l’église portant le nom des victimes. Aujourd’hui, la croix n’est plus là, mais vous ne pouvez pas rater les mosaïques au sol représentant 8 corps sans vie. Les auteurs du crime appartenaient à une milice et plusieurs d’entre eux étaient d’anciens membres de la police militaire de la ville.

Ils ont été arrêtés et leurs procès ainsi que les lourdes condamnations qui ont suivi, ont été perçues comme une tentative de mettre fin à l’impunité dont jouissent les escadrons de la mort formés, dans la plupart des cas, par des policiers ou d’anciens policiers. Ils ont été depuis libérés et acquittés.

11 – Avenue Rio Branco

Vous remontez à présent l’avenida Rio Branco, l’avenue de la rivière blanche en français. Anciennement nommée Avenue centrale, elle est la principale réforme urbaine menée par le maire Pereira Passos au début du XXe siècle.

À cette époque, Rio est pour ainsi dire dans son jus colonial et a grandement besoin d’une modernisation pour se mettre à la page côté urbanisme et mesures sanitaires. À la fin du gouvernement de Pereira Passos, en 1906, la ville a subi de lourds travaux et a un tout autre visage ! L’avenida central reliait alors le port de la ville à la région de Gloria, qui, à l’époque, était en pleine expansion. La nouvelle avenue mesure 1800 mètres de long sur 33 mètres de large, et 300 maisons coloniales ont été rasées pour lui céder la place.

On fait alors construire de nombreux bâtiments suivant les canons de la mode européenne, avec un style prédominant s’inspirant de l’éclectisme français. L’avenue avait un jardin central et un éclairage électrique. Les trottoirs en mosaïques, eux, ont été réalisés par des artisans portugais. L’avenue est inaugurée le 7 septembre 1904 par le président de la République, Rodrigues Alves, et mise en circulation l’année suivante puis grandement arborée et coupée en deux par un trottoir central. En 1912, on change son nom pour la renommée en l’honneur de Barao do Branco, un diplomate brésilien mort la même année.

Alors, vous vous demandez certainement où sont passés tous ses élégants bâtiments et ses arbres? En réalité, dans les années 40 avec l’arrivée du béton armé, l’avenue a perdu son caractère architectural au profit de nouveaux édifices. Aujourd’hui il ne reste qu’une poignée de bâtiments d’origine, mais elle reste l’une des artères les plus importantes de la ville empruntée chaque jour par plus de 500.000 personnes.

12 – Église Saint-François de Prainha

La petite église blanche que vous voyez-là est l’église Saint-François de Prainha. Elle a été construite en 1696 par les jésuites et rénovée en 2015 dans le cadre de l’opération Port des Merveilles, visant à revitaliser la zone portuaire de Rio.

En 1711, pendant la guerre de Succession d’Espagne, les troupes françaises de Louis XIV, menées par le corsaire René Duguay Trouin, vont capturer la ville de Rio qui sera obligée de verser une forte rançon pour éviter d’être pillée. C’est lors de cette attaque que les Français, pour provoquer la reddition de l’ennemi, vont mettre feu à cette église ainsi qu’à l’entrepôt de canne à sucre voisin.

En 1738, on entreprend enfin la reconstruction de l’église qui s’achève deux ans plus tard, dans ce style baroque que vous voyez aujourd’hui. Rénovée en 1910, elle récupère aussi quelques éléments gothiques que vous verrez à l’intérieur si vous y entrez.

En 2015, elle ouvre à nouveau ses portes après 12 ans de travaux effectués pour récupérer ce bâtiment devenu dangereux. En raison de sa valeur historique, l’église Saint-François de Prainha est classée au patrimoine historique protégé du Brésil.

13 – Quais du Valongo

Vous passez sur votre droite, un site archéologique d’une importance capitale. Mis à jour lors des travaux de voirie en prévision des JO de Rio de 2016, les quais de Valongo sont aujourd’hui inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO et reconnus comme un site de conscience.

Ils ont été construits en 1811, pour le débarquement des esclaves africains atteignant le continent sud-américain. Auparavant, ce débarquement se produisait devant le palais impérial. Durant les 20 années qui séparent la construction du nouveau quai et l’abolition de l’esclavage en 1831, on estime à 900.000, le nombre d’Africains arrivés en Amérique du Sud par Valongo.

À cette époque, Rio de Janeiro était la plus grande ville esclavagiste des Amériques, et probablement la plus importante ville noire du monde. Les quais du Valongo représentent la trace matérielle la plus importante associée à l’arrivée d’esclaves africains sur le continent américain.

En 1843, le quai a été rénové pour recevoir la princesse Thérèse-Christine de Bourbon-Siciles qui venait à Rio pour épouser l’empereur Pedro II. À cette occasion, il a été rebaptisé le quai de l’Impératrice. Depuis leur nouvelle sortie de terre, les quais de Valongo servent de support à plusieurs manifestations, et, chaque année, quelques baianas du Candomblé carioca, gardiennes de la mémoire de l’esclavage, y pratiquent un rituel de lavage comme ils en existent déjà au site de la Pedra do Sal ou dans d’autres lieux importants de l’histoire de l’esclavage, comme celui de l’Instituto dos Pretos Novos , dans le quartier voisin de Gamboa.

Des lavages sont effectués dans le sous-sol de cette ancienne habitation, devenue centre culturel, où ont été retrouvés des ossements d’esclaves. Ce lieu étant situé sur l’ancienne fosse commune dans laquelle les corps des Pretos novos, les captifs africains décédés peu après leur débarquement avaient été déposés, morts avant même d’avoir été vendus.

14 – Praça Mauá

Vous arrivez sur la praça Mauá, entièrement remodelée pour les Jeux olympiques. À la naissance de la ville, l’endroit s’appelait la plage de Notre-Dame, puis, au XVIe siècle, lorsque l’on construit l’abbaye Saint-Benoît au sommet de la colline, l’endroit devient un passage obligé, car la place constituait un chemin naturel pour s’y rendre.

Au début du XXe siècle, elle est urbanisée et c’est là qu’arrivent les voyageurs en provenance de l’étranger. On y construit le premier gratte-ciel d’Amérique Latine, A Noite, la nuit, que vous voyez encore aujourd’hui. L’architecte français Joseph Gire, qui l’a conçu, a également réalisé l’imposant Copacabana Palace que vous avez très certainement vu face à la plage éponyme. À son inauguration, à la fin des années 20, le Noite est l’adresse la plus sophistiquée de la ville. L’immeuble est aujourd’hui occupé par des agences gouvernementales. Vous voyez également le Musée d’Art de Rio qui fait l’angle.

Ce sont les deux bâtiments que vous voyez, reliés par une passerelle. Il s’agit du Pavillon d’Exposition, construit en 1916 et de l’école du regard qui était à l’origine l’ancienne gare routière et qui ont tous deux été transformés en musée d’art en 2013. Au centre de la place, c’est le baron de Maua qui trône au sommet de sa colonne. Lui, c’est un entrepreneur/banquier/politicien brésilien qui a fortement contribué au développement du pays au XIXe siècle.

C’est lui qui a fondé la banque centrale du Brésil et qui est à l’origine du financement des grandes plantations de café et de la construction des premières lignes de chemin de fer.

15 – Vue sur la baie et le musée

C’est en s’éloignant un peu du musée, et en l’admirant ainsi, se détachant tout blanc sur les eaux turquoise de la baie, que l’on prend conscience de toute la singularité du bâtiment. On voit bien la jetée artificielle sur laquelle il a été construit ainsi que son immense toit en porte à faux. Vous voyez également devant vous, le pont qui relie Rio à Niteroi, pont du président Costa et Silva (qui était le chef de la dictature militaire pour votre information).

Sa construction commença symboliquement le 09 novembre 1968, en présence de la reine Elizabeth II s’il vous plaît, lors de sa première visite officielle au Brésil. Il vous paraît immense et vous avez raison, il mesure plus de 13 km dont 9 sont dans les eaux de la baie. Il était à l’époque le deuxième plus long pont du monde et évitait aux usagers un détour de plus de 120 km. Il est aujourd’hui, le plus long pont en béton d’Amérique du Sud.

16 – Promenade publique Orla Conde

Toute cette promenade aménagée qui vous permet de rejoindre la place du XV novembre en longeant la baie de Guanabara, s’inscrit également dans le processus de transformation de la zone urbaine portuaire. Il s’agit de la promenade Orla Condé qui fait partie du boulevard olympique.

Ce nouveau boulevard, d’environ 3.5 km, traverse trois quartiers et a permis aux places qu’il visite de vivre une nouvelle vie agrémentée d’espaces culturels et d’infrastructures touristiques flambant neuves. Ce nouveau front de mer, agréablement équipé, a été nommé en l’honneur de l’ancien maire de la ville et ancien vice-gouverneur de l’État de Rio, Luiz Paulo Conde, en souvenir des grandes transformations urbaines qui avaient eu lieu pendant son mandat.

17 – La Flamme Olympique

Cette étrange sculpture qui rappelle les jeux d’enfants soufflant sur des moulins à vent, n’est autre que la flamme olympique de Rio 2016. Après la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu au stade du Maracana, la flamme a été transportée jusqu’à cette place.

Son foyer, tournant au gré du vent, a été créé par l’artiste Nord-Américain Anthony Howe, connu pour ses œuvres cinétiques, c’est-à-dire, dont une partie est en mouvement que ce soit grâce au vent, au soleil ou même un spectateur. Anthony Howe, lui, son truc c’est le vent et ses statues prennent vie suivant l’humeur de l’élément. L’œuvre a été surnommée la Flamme du peuple, car c’est la première à avoir été placée à l’extérieur d’un stade pour être au plus près du public.

J’en profite pour vous rappeler l’origine de la flamme olympique, qui remonte à l’Antiquité. À cette époque, le feu était considéré comme sacré par les Grecs qui avaient une légende selon laquelle le feu avait été donné aux mortels par Prométhée qui l’avait volé à Zeus. Dans de nombreux temples, et encore aujourd’hui, prenez en exemple, entre autres, la flamme du tombeau du soldat inconnu au Panthéon, une flamme brûle en continue.

Bref, lors de la célébration des Jeux olympiques antiques à Olympie , un feu a été entretenu pendant la durée des compétitions. Cette tradition a été réintroduite pour la première fois, lors des JO d’ été de 1928. En 1936 , il y eut pour la première fois un relais d’athlètes pour porter une torche avec la flamme, des ruines du temple d’ Héra à Olympie jusqu’au stade olympique de Berlin.

18 – Travessa do Comércio

Cette petite rue pavée que vous empruntez à présent s’appelle la Travessa do Comércio et conserve tout le charme du Rio colonial avec ses anciennes maisons de pierres et ses trottoirs étroits.

Voyez en face de vous l’arc qui donne sur la rue. Il s’agit de l’Arco do Telles, un petit morceau d’histoire tout droit venu des années 1740. C’est à cette époque que la chambre des gouverneurs, qui deviendra plus tard le palais impérial, est construite. Du coup, c’est toute la zone qui prend de la valeur et qui donne la brillante idée au juge Antonio Telles, d’acheter un terrain et d’y faire construire un ensemble de maisons pour les louer aux marchands.

Pendant la construction, l’ingénieur qui s’en charge se voit confronté à un problème. Ses maisons bloquent le passage à la voie du marché aux poissons (aujourd’hui voie du commerce). Mais il n’y a pas de problèmes et que des solutions, il décide de créer un arc au milieu de l’un des bâtiments qui deviendra la chambre du Sénat. L’endroit devient très fréquenté par toute la bonne société carioca. Mais en 1790, un incendie détruit la plupart des maisons, ne laissant de cette époque dorée que l’arche de Telles.

Après l’incendie, la classe supérieure qui y vivait part vers d’autres quartiers et la zone se peuple de populations en marge de la société. Mendiant, bandit, prostituées, et la soi-disant sorcière Barbara dos Prazeres, une ancienne prostituée qui, selon la légende, aurait utilisé la magie noire et le sang des enfants pour rester jeune. Bref, ce n’est qu’après 1808, avec l’arrivée de la famille royale du Portugal que le quartier retrouve sa valeur immobilière.

Au début du XXe siècle, Travessa était l’un des plus importants centres d’immigration portugaise à Rio. Dans la maison au numéro 13 a vécu par exemple la chanteuse Carmen Miranda dans son enfance. Aujourd’hui, la Travessa do comércio et les rues qui la bordent sont bien connues pour leur vie nocturne animée. Vous y trouverez de nombreux bars à l’ambiance chaleureuse et des restaurants renommés.

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