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Visiter Gênes

Itinéraire La “Superba” dall’Italia – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Gênes avec Emilie !

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Visiter Gênes

: 21 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie C.
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Plus grandes et plus populaires qu’elle, il y a les favorites, Venise, Florence, Rome, Milan. Plus attachantes et plus pittoresques qu’elle, il y a les Cinque Terre sur la côte de la Riviera du Levant.

Voilà un peu ce contre quoi Gênes s’est battue et se bat encore de temps en temps. Des jugements sévères laissant aux autres toute la lumière. Pourtant, question prestige et magnificence, la capitale de la Ligurie a longtemps su y faire. Au Moyen Age, lorsque sur la mer Méditerranée elle régna sans partage. Et tout spécialement à l’apogée de la Renaissance quand sa République n’est que réussite, prestance, pouvoir et opulence.

La vérité est là, Gênes est une cité à double visage qui a besoin de temps pour être appréciée à la hauteur de tous ses avantages. Un fin ruban de 30 km de long coincé entre mer et monts, divisé entre conquête et rétraction. Le tout, doublé d’un parterre d’attractions modernes et de préciosités d’antan parfois proche de la perfection. Ne refusez pas l’appel du port et de son éternelle agitation. Et surtout celle du centro storico qui dans ses innombrables caruggi accueille volontiers 42 Palazzi classés UNESCO mais aucun signal réseau.

À son plus célèbre enfant, Christophe Colomb, Gênes donna le goût de l’aventure. À vous, elle vous donnera celui de la dolce vità façon ligure.

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Belvédère du Castelletto

Parfois, la meilleure façon d’apprécier une ville c’est encore de la contempler. Et à Gênes, il existe un site parfait pour s’adonner à cette mission : le belvédère du Castelletto. Suspendu au-dessus du centre historique, ce magnifique balcon est accessible de bien des manières. À la force des jambes pour

Palazzo Rosso

“Le premier palais que j’ai vu a été le palais Brignole; façade rouge, escalier de marbre tout droit.”, écrivait Gustave Flaubert dans ses Notes de voyages en 1845. Et aujourd’hui, presque 200 ans plus tard, c’est à votre tour d’apprécier cette même scénographie. L’une des plus réputées et des plus

Palazzo Spinola

1 palais, 2 palais, 3 palais et ça ne s’arrête pas… Plus de doutes, Gênes a bien un ADN aristocratique. Et elle le doit en particulier à son ancien statut de grande puissance maritime du bassin méditerranéen maintenu entre le XVIe et le XVIIe siècle. Cette période précise ou la

Palazzo San Giorgio

Dans la traversée du port de Gênes, il y a bien un monument que l’on ne peut pas louper : le Palazzo San Giorgio. Et ce pour 3 raisons évidentes : sa taille, son histoire et son allure. Revenons plus en détail sur les deux dernières caractéristiques. C’est en 1260

La cathédrale di San Lorenzo

Mais que serait le centro storico de Gênes sans ce site d’intérêt emblématique ? La réponse on vous la donne : pas aussi spécial. Entamée vers 1100, consacrée en 1118 et aboutie au XVe siècle, la cathédrale di San Lorenzo est un heureux mélange de style. Du gothique ligure dans

Porta Soprana

Vous connaissez Gênes, la maritime. Gênes, l’aristocrate. Gênes, la gastronome. Mais quand est-il de Gênes, la défensive ? Il est vrai que jusqu’à présent on ne l’a pas beaucoup vu. C’est donc naturellement auprès de ce fleuron du patrimoine génois que nous allons vite remédier à ça. Au milieu de

La maison de C.Colomb

Christophe Colomb, ça vous parle ? Et bien, certainement pas autant qu’à Gênes. De lui, on connait tout particulièrement sa profonde passion pour l’exploration avec un grand E. Celle qui en 1492 le mena soit-disant sur les terres de l’Amérique. Mais ce qui reste un gros point d’interrogation à son

Mercato Orientale

Les grands adeptes de cette pratique vous le confirmeront, faire ses courses au marché procure un ensemble de bienfaits incalculables. Pour l’esprit comme pour le corps. Alors, imaginez un peu ce que ça donne dans une ville italienne comme Gênes où la gastronomie est un pilier sacré du patrimoine culturel.

Le théâtre Carlo Felice

Quelques notes de chants lyriques, voilà l’univers de l’attraction génoise juste en face. En 1828, après 2 ans de travaux menés par l’architecte Carlo Barabino, le théâtre Carlo Felice est inauguré. Et ce sans être achevé. Manque de sou ? Pas vraiment à vrai dire! Les derniers détails à régler

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Et encore 12 à retrouver dans l’application

La galerie Giuseppe Mazzini, Gênes en 3 faits, Via Garibaldi, Belvédère du Castelletto, Palazzo Bianco, Palazzo Doria-Tursi, Porto Antico, Le vieux Gênes, Palazzo Ducale, Le cloître de Sant’ Andrea, Via XX Settembre, L’église Santo Stefano, Histoire de Gênes.

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Informations pour votre visite

01

Visite avec un départ conseillé au 2117 Largo Sandro Pertini.

Info parking :
Attention, Gênes, comme au moins 300 autres villes italiennes, est soumise aux ZTL ou zones à trafic limité. Leur réglementation restreint l’accès, le transit et le stationnement de véhicules non autorisés pendant quelques heures, ou la journée complète, dans un schéma de rues bien spécifiques. Et manque de chance, le secteur concerné est bien souvent le centre-ville et d’autres quartiers touristiques. À Gênes, les limites de la ZTL englobent les quartiers suivants : Carignano, San Vincenzo, Molo, Prè et Castelletto. Sans autorisation et paiement d’une taxe municipale variable selon le type de véhicule, il vous est interdit de circuler et/ou stationner dans ces secteurs entre 6h et 20h. Et n’essayez même pas de frauder car des caméras de surveillance assurent parfaitement le contrôle du stationnement en voirie et/ou en parking de surface. Au moins maintenant, vous êtes prévenus !
Pour laisser votre voiture au bon endroit et éviter la case amende, vous pourrez toujours faire appel au parking privés et souterrains. Ou alors vous rendre dans les rues Piazza Giambattista Raggi et Via Moresco, qui sauf indication contraire, garantissent un stationnement GRA-TUIT !

02

Info visite

À l’image des destinations touristiques, Gênes vous propose un combiné d’avantages et de réductions sur ses transports et ses activités via la Genova City Pass. Une bonne alternative pour découvrir la ville à votre rythme et au fil des offres.

Point monnaie : L’unité monétaire officielle en Italie est l’euro (€ en abrégé).

Quel Climat et à quelle période partir ?

Sur l’année, la température moyenne statue généralement autour de 12°C, dû à un climat méditerranéen avec des hivers doux, pluvieux et des étés chauds voire secs . En janvier et février, on obtient les températures les plus basses de l’année avec des minimales autour de 4°C. À l’inverse, les températures les plus élevées sont concentrées sur juin, juillet et août avec des maximales autour de 28°C. Enfin, les mois les plus exposés à la pluie sont octobre, novembre, décembre et mars. Afin d’optimiser votre venue, les mois de mai à septembre sont les plus conseillés pour organiser votre prochain séjour.


Vous avez encore un peu de temps à Gênes ?

Gênes, une ville de départs ? Allons donc. La capitale de la Ligurie interpelle de suite l’attention de ses visiteurs avec ses multiples facettes. Elle sait être maritime et en même temps montagnarde, antique et en même temps moderne, mais aussi bourgeoise et en même temps populaire. Un choc d’époques et un grand écart des styles qui lui ont conféré un patrimoine pluriel. Et ça, ça lui va comme un gant. En bonus de notre itinéraire, voilà d’autres joliesses à approcher qui vous épargneront plus d’un rendez-vous manquer avec la belle et méconnue Italienne qu’est Gênes.

Arrivée à bon port

Depuis son promontoire rocheux, qui l’élève à 77 m de haut, la Lanterna assume pleinement son titre du plus haut phare d’Italie ainsi que de la Méditerranée. Elle fuit bâtie en 1128, décorée des armoiries de la ville en 1340, transformée en prison vers 1400 et trois fois reconstruite en 1543, 1692 et 1956. À sa base vous trouverez un musée livrant des récits et des témoignages sur Gênes et sa province. Et à son sommet, une terrasse panoramique sur la pittoresque verticalité génoise. Pour atteindre la Lanterna la promenade de 800 m de long qui part du Terminal Traghetti est le chemin le plus recommandé.

Toujours plus d’incontournables

Alors que les portes du centro storico seront toutes proches de vous, un dernier détour par le quartier du Prè peut valoir le coup. On préfère vous prévenir, la zone n’est pas la mieux entretenue et la plus conviviale de Gênes. Mais parfois il est bon de se rappeler que “c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes”. Deux belles qui plus est dans ce secteur avec le Palazzo Reale et l’Université de Gênes. La première est l’ancienne résidence officielle de la Maison de Savoie, futurs rois d’Italie. Elle a été construite au XVIIe siècle pour le compte de la famille Balbi et est aujourd’hui un musée pour les amateurs d’art baroque et rococo. La deuxième est un autre palais, de style néoclassique, qui avant d’être le siège de la prestigieuse Université de Gênes vers 1775 fut un collège pour Jésuites. La beauté respective de ces 2 sites est telle qu’en 2006, l’UNESCO les inscrit dans la liste des 42 palais Ruolli de Gênes.

Laissons parler les vestiges

S’orienter dans les caruggi du centro storico de Gênes, c’est tout un art. Mais quitte à se perdre 1 fois ou 2, ne manquez pas de vous rapprocher des deux sites suivants. D’abord, la Torre degli Embriaci, l’une des seules tours familiales médiévales qui subsistent dans le centre historique. Puis la piazza Campopisano où auraient été enfermés et enterrés des milliers de prisonniers pisans, dont la plupart, morts de faim et de misère après la bataille de Meloria en 1284, opposant Gênes et Pise.

1 quartier pour 1 visage

Plus loin, mais pas moins beau, nous vous conseillons de flâner le long du Corso Italia. La promenade dominicale par excellence de la ville. Sur un peu plus de 2km, la mer et d’élégants édifices comme l’église de Santi Pietro e Bernardo ou bien le fort San Giuliano vous tiennent compagnie. Ou plutôt en haleine pour atteindre comme point d’arrivée le plus célèbre des anciens villages de pêcheurs : Boccadasse. Un ensemble de maisons bigarrées, de barques laissées sur la petite plage et de restaurants où déguster les plats typiques de la région qui n’ont pas fini de faire rêver les amoureux de l’Italie.

 

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Les autres lieux incontournables à visiter à Gênes à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Gênes à pied :

1 – La galerie Giuseppe Mazzini

Alors que la plupart des Génois emprunte la bouillonnante Via Roma sur leur trajet, certains préfèrent au contraire se faufiler discrètement dans les axes parallèles. Mais au fond, que peut-il bien avoir de si plaisant à faire dans les parages ? Au hasard, peut-être bien la galerie Giuseppe Mazzini, nommée en l’honneur du fameux partisan de l’Unité italienne. Ce symbole de la Gênes industrielle a été réalisé dans la décennie 1870 avec comme ligne d’inspiration les célèbres passages couverts parisiens et la Galleria Vittorio Emanuele II de Milan.

On s’en serait presque douté tant les ressemblances sont perceptibles en un regard. Primo, la structure qui se veut solide et résistante avec cette arcade aérienne en fonte. Segundo, une luminosité envahissante de par les vitrines de toutes tailles. Tertio, un style marqué avec ces lustres sculptés en bronze. Et pour finir un attrait convaincant dû à cet assortiment de cafés, de boutiques de vêtement et d’échoppes d’antiquités.

Du charme, encore et encore, voilà ce qui fait le succès de l’adresse! L’aristocratie du XIXe siècle en a été la première cliente et les générations actuelles les ultimes successeures. Aussi bien pour s’y donner rendez-vous que pour se lancer dans une petite passeggiata par temps de pluie ou non!

2 – Gênes en 3 faits

De sûr, lorsque l’on parle de l’Italie, Gênes n’est pas la première ville qui nous vient en tête. Mais son côté méconnu et discret pousse de plus en plus de curieux à braver les a priori de cette ville sévèrement jugée de sale et industrielle.

On aime dire que là ou il y a Gênes, il y a du glorieux, du méditerranéen, mais aussi du surprenant sous toutes ces formes. Et quoi de mieux justement que 3 infos rapides et légères sur la Superba dall’Italia pour vous le prouver. Tout le monde le sait, l’Italie est le pays du pesto. Cette sauce faite à partir de basilic frais, de pignons de pin, de parmesan, d’huile d’olive, de sel et d’ail mélangé puis pilé à froid dans un mortier.

Mais saviez-vous que Gênes est la petite privilégiée qui a vu naître ce pilier de la gastronomie italienne ? Précisément au XVIe siècle. De la même façon qu’à Bologne on mange des pâtes bolognaises et à Milan, une escalope milanaise, à Gênes on tartine sans modération du Pesto alla Genovese. Dans l’univers de la mode, le jean est ce que l’on appelle un indémodable, un basique. Mais avant d’être popularisé par l’American Way of Life, ce pantalon est avant tout une histoire de prononciation américaine douteuse de la ville de Gênes.

Au XVIe siècle, la cité portuaire exporte énormément de toile bleue pour la fabrication de voiles et de bâches pour les navires ainsi que des vêtements pour les marins. Le blu di genova ou bleu de Gênes devient alors le Blue of Genoa ou avec un accent américain Blue Jeans. La suite, on la devine. En 1853, le juif bavarois Levi Strauss émigre aux États-Unis et met au point les jeans Levi’s. D’abord confectionnés dans cette lourde toile puis à partir du tissu denim jugé plus confortable.

La loterie, le loto, le rifle, le lotto sont autant de noms qui désignent ce jeu traditionnel de hasard visant à obtenir les bons numéros d’une grille préremplie. Mais aujourd’hui, seule la toute dernière appellation citée compte. Alors qu’il était le 55e Doge ou dirigeant de la République de Gênes, Benedetto Gentile fait du « lotto » – le procédé de renouvellement par tirage au sort des membres de son Conseil municipal – un jeu très vite populaire.

Premièrement en Italie, puis en France par le roi François Ier qui aurait importé le concept et progressivement dans le reste de l’Europe. Quelle histoire!

3 – Via Garibaldi

Via Garibaldi, Via Garibaldi, mais enfin, pourquoi les Génois doublés des visiteurs n’ont-ils que ces deux petits mots à la bouche ? Sans doute à cause de la splendeur et de l’élégance toute particulière de cette avenue.

Courant XVIe siècle, Gênes n’est que conquête, grandeur, gloire et puissance. Naviguant au gré des alliances et jouissant d’une position avantageuse en bord de Méditerranée, la ville fait de son port de commerce maritime son meilleur atout et la clé de sa réussite économique. Témoin d‘une noblesse locale et étrangère de plus en plus significative dans sa population, Gênes transforme un ancien terrain vide en un riche quartier où des dizaines de résidences et de palais somptueux poussent les uns après les autres.

C’est ainsi qu’est né, à la lisière du centre historique, la Via Aurea, renommée une première fois Strada Maggiore puis une seconde fois Strada Nuova avant de devenir en 1882 l’actuelle Via Garibaldi. Pur chef-d’œuvre d’urbanisme, cette rue concentre une quatorzaine de petits palais dont les jardins soignés et les façades décorées de stucs, de marbre ou de peintures raffinées n’échappent à aucun regard.

Trois d’entre eux sont de nos jours ouverts au public à horaires fixes ou sur rendez-vous : le Palazzo Bianco, le Palazzo Rosso et le Palazzo Doria-Tursi. De quoi largement apprécié la beauté Renaissance de celle qui fut et restera “La Superba” soit “La Magnifique” en français.

4 – Palazzo Bianco

Dans la Via Garibaldi, regardez en l’air un coup à droite, regardez en l’air un coup à gauche est le réflexe à prendre et à répéter plus d’une fois. Non pas pour s’assurer de votre sécurité, comme on le fait à un passage piéton, mais plutôt pour saisir à quel point Gênes est una città molto bella. Et tout spécialement par la présence de cette enfilade de palais comme le summum du raffinement de la Renaissance génoise du XVIe siècle.

Auprès du Palazzo Bianco on s’aperçoit rapidement que rien n’était trop luxueux pour l’aristocratie d’autrefois. Ou dans son cas pour Luca Grimaldi, qui fait construire ce bijou architectural vers 1530. À l’image de plusieurs résidences somptueuses de cette période, le palais finit par apparaitre sur la Lista dei Rolli des autorités locales. Traduction, Grimaldi et les autres nobles propriétaires doivent offrir l’hospitalité aux visiteurs d’État (princes, cardinaux, ambassadeurs…) à leurs propres frais.

Et avec une Gênes enrichie par les croisades et puissante de par son commerce maritime, ce système va fonctionner à plein régime durant des siècles. De 1658 à 1711, le Palazzo Bianco change 2 fois de propriétaires. Dans les mains de Maria Durazzo Brignole-Sale, la bâtisse est remise au goût du jour par l’usage de revêtements externes plus clairs. Le résultat final est tellement sobre que le nom de Palazzo Bianco sera aussitôt adopté. En 1889, le palais revient à la municipalité.

Selon les ultimes souhaits de la dernière héritière, « Per la formazione di una pubblica galleria », l’adresse devient une pinacothèque publique. Les plus célèbres peintres génois y sont exposés ainsi que les primitifs flamands et hollandais et les grands maîtres italiens, français et espagnols.

5 – Palazzo Doria-Tursi

Bianco, Rosso et Doria-Tursi, ni une, ni deux, voilà le trio de choc des Palazzi Rolli réuni ! On fait référence à cet ancien système juridique qui aida Gênes à loger ses visiteurs de prestige dans les demeures de ses plus influentes familles aristocratiques au XVIe et XVIIe siècle. Décrit comme le plus majestueux de la Via Garibaldi, le Palazzo Doria-Tursi fait son apparition dans la capitale ligurienne dès 1565.

Son fondateur, c’est Niccolò Grimaldi. Un homme aux multiples titres de noblesse, également principal banquier du roi espagnol Philipp II. En apparence, tout l’inverse de la personne dans le besoin… Et pourtant ! En 1593, Grimaldi est asséché et n’a pas d’autres choix que de vendre son palais. C’est un certain Giovanni Andrea Doria, qui le rachète et fait de son fils cadet, le duc de Tursi, le nouveau propriétaire.

Ça y est, on comprend enfin d’où la demeure tient son appellation. Sur la façade principale, alternant pierre rose, ardoise grise et marbre blanc, se détache un majestueux portail au-dessus duquel trône les armoiries de Gênes. Preuve irréfutable qu’en plus d’être un important vestige architectural Renaissance-Baroque, le Palazzo Doria-Tursi est aussi le siège de l’hôtel de ville. Et ce depuis 1848. Mais la chose la plus intéressante sur son compte reste de loin son intégration en 2003 au pôle muséal Strada Nuova.

Ainsi, tout comme ces deux fiers voisins, le Palazzo Rosso et le Palazzo Bianco, l’adresse fait une place toute particulière à une collection d’objets de grande valeur. Principalement quelques effets personnels de Niccolò Paganini, souvent qualifié de plus grand violoniste de tous les temps. C’est le cas de son violon préféré, dit le “Cannone”, dont la valeur est inestimable.

6 – Porto Antico

Découvrir Gênes sans faire une halte par son port, c’est un peu comme sauter le premier chapitre d’un roman. Celui sans qui ils nous manquent rapidement les bases pour vraiment comprendre et apprécier le récit qui nous attend. Adossée à la colline, mais surtout tournée vers la mer Méditerranée, la capitale ligurienne a toujours été à la croisée des mondes. L’occasion pour certains de devenir de grandes figures de l’exploration et pour d’autres de fins négociants dans le commerce maritime.

Au XVIe siècle, c’est sur ces quais que l’on trouvait le pouls de l’activité génoise. Un véritable va-et-vient de bateaux remplis d’épices, d’or ou encore de pierres précieuses. Mais le passé est le passé et au Porto Antico les affaires ont bien changé. Laissé à l’abandon pendant des décennies, le port de Gênes a fait l’objet de travaux colossaux dans les années 1990. Pour les 500 ans de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, Renzo Piano, un architecte local à qui l’on doit le Centre Pompidou, le remet en valeur et au goût du jour.

Les entrepôts sont reconvertis en divers commerces. Un ascenseur panoramique à plusieurs bras blancs, appelé le Bigo, est créer. Et l’incontournable aquarium de la ville, reconnaissable à sa biosphère en acier et en verre, est lui aussi inauguré.

Mais dans la transformation réussie des lieux, tout n’est pas que modernité. Avez-vous repéré l’impressionnant Galion de Neptune utilisé dans le film Pirates de Roman Polanski ? Du tourisme et des loisirs, voilà les nouvelles raisons d’être du Porto Antico.

7 – Le vieux Gênes

Dire que Gênes est la capitale régionale de la Ligurie et le premier port d’Italie, sont deux strictes vérités à part entière. Mais ce sont aussi deux attributs réducteurs sur celle qu’est vraiment la Superba dall’Italia.

Tenez, par exemple, saviez-vous qu’en ce moment même, vous vous trouvez dans l’un des centres historiques les plus étendus d’Europe ? Oui…non…peut-être et pourtant c’est le cas. Avec ses 113 hectares de superficie, partagés entre les quartiers du Molo et de la Maddalena, le coeur de Gênes est grand comme 5 fois le Champ-de-Mars à Paris. Fascinant ? Pas autant que la promenade historique qui vous attend.

Dans ce dédale de rues, étroites à gogo, trônent des splendides demeures que les riches marchands et nobles génois d’autrefois ont bien voulu nous laisser. Comme par exemple le Palazzo di Nigro dont les fresques vous font de l’oeil. Non loin d’elles, il vous arrivera de croiser des galeries gothiques, des arcades en ruines et des églises baroques comme la Chiesa di San Pietro toute proche. Sans compter toutes ces piazze que vous traverserez où se mélangent à la perfection les langues, les cultures et les saveurs.

Populaire, vivant, authentique et avec un présent finement enraciné dans le passé, le vieux Gênes est un labyrinthe de surprises dans lequel on veut volontiers se perdre.

8 – Palazzo Ducale

Avec plus de 120 palais à son actif, Gênes aurait pu tomber dans cette drôle d’impression de déjà vu permanent. Mais il est inutile de préciser que sur leur taille, leur couleur, leur apparence ou bien leur orientation, ces adresses de prestige se détachent les unes des autres. Des copies, vous pouvez les chercher, il n’y en a pas. Et encore moins pour celui droit devant vous. La construction du Palazzo Ducale, symbole phare de la ville, remonte en 1298.

Au même moment où Gênes se hisse parmi les principales dominations maritimes et militaires de la Méditerranée. Coïncidence ? Loin de là. Tout est une question de puissance et de grande prospérité pleinement assumées. Dès 1339, le complexe se change en lieu de résidence pour les Doges de la cité italienne. Pour faire simple, il s’agit d’élus “populaires” qui ont tenu les rênes de la République de Gênes de sa mise en place, au milieu du XIe siècle, jusqu’à sa chute, fin XVIIIe siècle.

Sévèrement endommagé par un incendie en 1777, le Palazzo Ducale a entièrement été reconstruit dans un style néoclassique et non baroque comme à l’origine. C’est d’ailleurs via ce dernier aspect, maintes fois restauré, que le site s’affiche encore aujourd’hui. Sauf pour ce qui est de sa “Tour du Peuple”, dite Grimaldina. Témoin de l’époque médiévale, la fortification fut l‘ancienne prison de Gênes restée en activité jusqu’en 1930.

Sous la protection de la ville depuis une trentaine d’années, le Palazzo Ducale est aujourd’hui un ensemble de 3000 m² divisé entre la préfecture, des commerces et des espaces de loisirs recevant expositions, concerts ou réunions comme celle des chefs d’État du G8 en 2001.

9 – Le cloître de Sant’ Andrea

En chemin entre la Porta Soprana et la maison de Christophe Colomb, une silhouette de pierre se détache timidement de la végétation. Vous la voyez ? Il s’agit du cloître de Sant’Andrea. Un habitué des Génois que pourtant peu d’entre eux savent retracer l’origine.

Jusqu’en 1904 la zone abritait un énorme couvent du XIIe siècle du même nom. Mais en raison des projets d’expansion de la ville, le site religieux est malheureusement supprimé. Enfin dans sa grande majorité, car le cloître, jugé d’une grande beauté, sera finalement récupéré puis restauré en 1924 par un architecte avant d’être réintégré à son emplacement initial en mémoire à ce qui était et qui n’est plus. De plus près vous pourrez voir que la décoration de l’ouvrage est riche. Ça va des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament aux mondes agricole et pastoral.

10 – Via XX Settembre

Après tant de marche, qui se refuserait une courte séance photo ? Ici, le modèle posant devant vous est la Via XX Settembre. Une autre des artères favorites des Génois et Génoises. Sur une longueur d’un peu moins de 1 kilomètre, répartie de part et d’autre de ce pont, défile la Gênes bourgeoise et fastueuse du XIXe siècle. L’espace est à l’honneur et les établissements chics constituent l’essentiel du décor.

À la regarder, on se dit que cette grande avenue a tout pour plaire. Et pourtant! Lors de sa réalisation, elle a été un vrai sujet de discorde entre le maire de l’époque et la population. Le premier vantait ses mérites et la deuxième ne voyait que les lourdes démolitions qu’elle imposait. Compromis ou abandon de l’une des parties, la Via XX Settembre a fini par se faire entre la piazza della Vittoria et la piazza De Ferrari.

Jusqu’aux années 80, le nombre de cinémas et de théâtres qui l’a peuplait était tel, que l’avenue était connue au niveau national comme la rue des cinémas. Aujourd’hui, les locaux et les touristes arpentent ses trottoirs pour faire chauffer, un peu, beaucoup, leur carte bleue dans les grandes enseignes de shopping. Qui sait, peut-être que vous aussi vous vous laisserez tenter ?

11 – L’église Santo Stefano

Pour accompagner ou suppléer la cathédrale di San Lorenzo, Gênes détient une collection d’églises au patrimoine architectural incroyable. Prenons par exemple l’église Santo Stefano à vos côtés. Érigée entre le Xe et le XIIIe siècle, à la demande de moines Bénédictins, elle avait pour objectif premier d’évangéliser la partie orientale de la ville. Selon l’angle de vue, elle affiche un look plutôt sommaire voir peu prometteur.

Pourtant, elle est désignée comme l’une des églises romanes les plus surprenantes de Gênes. La contourner, ou se rapproché de sa façade principale, aide justement à mieux se rendre compte de cela. On découvre alors ce parement bichrome, en marbre et en ardoise, caractéristique des édifices religieux de la région. Puis, cet unique portail en ogive décoré de colonnes à chapiteaux corinthiens délicatement sculptés.

Et enfin, ce campanile qui s’élance dans le ciel en souvenir de ses bons et loyaux services en tant qu’ancienne tour de guet. À l’intérieur, l’ensemble est très dénudé et la lumière naturelle peine à entrer. Mais aussitôt que l’on apprend que Christophe Colomb aurait été baptisé en ces lieux, notre intérêt envers ces murs est tout autre. Les fonts baptismaux dans lesquels le rite se serait déroulé sont par ailleurs encore conservés. Ouvrez bien l’oeil ou renseignez-vous auprès du personnel ecclésiastique présent pour les voir de plus près.

12 – Histoire de Gênes

On vous le dit, on vous le répète, Gênes est un livre d’histoire qui sans son activité portuaire de toujours n’aurait jamais été aussi divertissant. C’est pourquoi nous vous proposons de balayer rapidement les plus grands chapitres de celle que les locaux d’hier et d’aujourd’hui surnomment fièrement la “Superba”. Port vraisemblablement fondé au Ve siècle avant J.-C., Gênes connait à tour de rôle l’occupation de différentes peuplades. Mais lassée de voir ses terres constamment prises d’assaut, la cité italienne riposte en employant sa flotte qui au XIe siècle a déjà tout d’une grande. L’âge d’or des années croisades a donc sonné.

Encore plus efficace que sa voisine Pise, Gênes arrive à maintenir une domination totale sur la Méditerranée occidentale tout en conquérant les colonies du Moyen-Orient. En 1099, sa direction est confiée à des consuls puis à un magistrat et pour finir à un capitaine du peuple. Entre le XIVe et le XVIe siècle, commence la période des Doges avec comme exemple type Venise. Une formule politique qui malgré quelques faiblesses va perdurer durant 3 siècles.

Dans le même temps, Gênes brille par ses explorateurs de renom comme Colomb et s’affaiblit de ses luttes internes avec Milan mais aussi externes avec la France comme exemple. Dominée et rattrapée par ses rivaux, la capitale de la Ligurie restreint son activité sur l’Occident. Alors que tous les voyants sont au rouge, la ville italienne demeure une grande place commerciale et bancaire en créant le premier institut de crédit moderne au monde.

Au XVIe siècle, l’Europe est tiraillée entre la France de François Ier et l’Espagne de Charles Quint. Pour Gênes, le moment est venu de prendre position. Andrea Doria, grand stratège politique et amiral performant, négocie le ralliement militaire, économique et politique de la cité portuaire à l’empire espagnol en échange de l’indépendance. Une sage résolution qui va être décisive pour la suite des évènements.

La République de Gênes est proclamée et la situation commerciale de la ville fait une remontée spectaculaire. Les marchands locaux deviennent des experts financiers, multipliant les opérations bancaires de crédit avec les plus grandes puissances européennes. La période qui suit, “le siècle des Génois”, est celle qui marquera le plus l’histoire de Gênes par sa prospérité la plus totale. Entre 1684 et 1814, la République de Gênes souffre de l’appauvrissement de l’Espagne à qui elle est toujours rattachée.

Les États de Savoie du piémont, la flotte de Louis XIV et les troupes autrichiennes profitent successivement de cette position de faiblesse pour accaparer ce territoire italien. Mais ce sera finalement à l’Empire français que Gênes baissera en premier sa garde avant que ce dernier ne chute et la contraigne à l’annexion au royaume de Piémont-Sardaigne de la Maison de Savoie. Au lendemain de l’unification italienne promue par le général Garibaldi, les guerres mondiales font rage. La capitale ligurienne est brisée, mais se relève lors du boom économique des années 60. Quarante ans plus tard, les activités du port sont mises en valeur et, en 2004, Gênes est nommée Capitale européenne de la culture. L’importance historique et culturelle de la “Superba” est enfin ouvertement reconnue en Europe.

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2 réflexions sur “Visiter Gênes”

  1. En tombant sur cette page, j’ai décidé de redonner une chance à Gênes pour une escapade européenne assez proche. Même si votre itinéraire fait quelques kilomètres, j’aimerais trouver un endroit où faire mon jogging matinal quotidien. Une petite idée ? Merci.

    1. Le Corso Italia devrait plutôt bien répondre à votre demande. Il s’agit d’une promenade qui s’étend sur 2 kilomètres et demi, reliant les quartiers de Foce et Boccadasse.
      Vous verrez, d’un côté comme de l’autre, le cadre est très agréable. Bâtiments digne d’intérêt, littoral rafraîchissant, pour vous, on a pensé à tout. 🙂

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