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Visiter Athènes

Itinéraire Sur les traces de la civilisation occidentale – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Athènes avec Romane !

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Visiter Athènes

: 27 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Romane
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Prêt à remonter le temps et à découvrir l’une des plus anciennes villes du monde ? Habitée depuis le Néolithique, vers 800 av. J.-C., Athènes est marquée par son histoire riche et passionnante et dévoile des monuments qui ont traversé les siècles et les époques.

De la période antique à l’époque néo-classique, en passant par l’époque romaine, la période byzantine et la période ottomane, les vestiges sont partout et côtoient les petites ruelles pleines de charmes du centre-ville athénien, qui dévoile des boutiques typiques et des restaurants aux saveurs gourmandes de la Grèce.

Cette ville, qui attire chaque année des millions de voyageurs, est une destination qui saura convaincre et même surprendre les plus grands amateurs de l’Histoire, considérée comme le véritable berceau de la civilisation occidentale. Visiter Athènes se résume à découvrir un vrai musée à ciel ouvert, où il faut s’arrêter à chaque coin de rue pour retracer sa longue existence, mais aussi pour découvrir les nombreuses spécialités locales, les habitants et les coutumes de cette cité vieille de plus de 2 800 ans.

Ville festive, ensoleillée et chaleureuse, elle a décidément tout pour plaire !

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Place Monastiraki

La place Monastiraki est sans aucun doute l’une des places les plus animées et visitées de la capitale grecque ! Les touristes affluent chaque jour pour la traverser, et on les comprend ! Elle retrace, sur un seul et même lieu, l’histoire d’Athènes en dévoilant des monuments témoins à la fois de la période byzantine, la période ottomane et l’époque néo-classique de la ville.

Bibliothèque d’Hadrien

Placés juste derrière la mosquée Tzisdarakis, ces impressionnants vestiges nous viennent de l’époque romaine, qui s’étend entre le IIIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle après J.-C. Oui, encore une autre période ! Quand je vous dis que la ville a gardé des traces de toutes ces époques… Ce grand mur qui révèle des colonnes de plus de 8 mètres de haut appartenait autrefois à la bibliothèque d’Hadrien, grand empereur romain du IIe siècle après J.-C. qui a contribué à pacifier et structurer l’Empire, connu pour son règne ferme mais très pacifique.

Tour des Vents

C’est certainement l’un des vestiges les plus impressionnants de la ville : non pas par sa taille, ou son architecture, ou même sa fonction, mais simplement parce que cette tour, qui date très certainement du Ier siècle av. J.-C., affiche un remarquable état de conservation, se présentant quasiment comme elle a été construite à l’origine. Bâtie comme horloge hydraulique antique, l’une des plus anciennes du monde, elle servait à mesurer le temps qui passe grâce à l’eau.

Cathédrale d’Athènes

Placée au beau milieu des nombreux vestiges antiques et romains de la ville, cette cathédrale paraît bien récente, comparée à toutes ces ruines, n’est-ce pas ? Achevée en 1862, c’est la plus grande et la plus importante église orthodoxe de la capitale grecque, et le siège de l’archevêque. Affichant un mélange entre les styles néo-classique et byzantin, elle a été construite avec les matériaux de plus de 70 églises, qui étaient à ce moment-là abandonnées, voire en ruines.

Place Syntagma

L’une des places les plus animées de la capitale grecque ! Et certainement la plus emblématique : elle est un peu ce que l’agora antique et l’agora romaine étaient pour les Athéniens à leur époque, c’est-à-dire, le centre de la vie sociale et politique, là où la population se rassemble pour discuter, manifester et se retrouver pour commencer une journée de shopping dans la rue Ermou. Ornée d’une fontaine en son centre, la place Syntagma se distingue par le grand bâtiment que l’on voit à son extrémité, qui n’est autre que le siège du Parlement.

Stade panathénaïque

Voici le stade qui a accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes ! Ici se trouvait déjà, au IVe siècle avant notre ère, un grand stade en bois qui accueillait les jeux antiques ! À cette époque, les Jeux Olympiques étaient organisés à l’occasion des grandes Panathénées, les fêtes religieuses qui avaient pour objectif d’honorer Athéna, protectrice de la ville. C’est de là que vient son nom. Pendant les festivités, des épreuves étaient organisées et mettaient en compétition les habitants de la Grèce. Les Jeux Olympiques ont été fondés bien avant le IVe siècle, mais ce n’est qu’à cette époque que le stade a été construit pour être entièrement dédié aux jeux.

Porte d’Hadrien

La porte d’Hadrien, ou arche d’Hadrien, est un arc de triomphe romain construit au IIe siècle apr. J.-C. en l’honneur d’Hadrien, grand empereur venu à Athènes en 131. Elle marquait autrefois la frontière entre la cité romaine, tout juste construite sous le règne d’Hadrien, avec la cité antique. Il est d’ailleurs inscrit, sur cette arche de 18 mètres de haut, deux phrases qui permettent clairement de délimiter l’ancienne et la nouvelle ville : d’un côté, il est écrit “Ceci est Athènes, l’ancienne cité de Thésée” et de l’autre “Ceci est la cité d’Hadrien et de Thésée”.

Quartier Anafiotika

Ce quartier atypique – ou plutôt typique des villages de la Grèce, devrais-je dire – révèle un charme particulièrement attirant. Il est certes tout petit, vous verrez, vous en aurez vite fait le tour, mais il est incontournable dans la visite d’Athènes, dévoilant de belles ruelles pentues et étroites dans lesquelles se déploient des maisons d’une blancheur éclatante. Pour ceux qui ont déjà visité les Cyclades, vous retrouverez forcément une grande similitude avec les villages de ces petites îles grecques !

Monument de Philopappos

Après cette petite ascension dans la colline de Philopappos, vous voici arrivé au sommet, devant ce monument funéraire édifié au IIe siècle de notre ère ! Ces pierres qui ont près de 2 000 ans d’histoire rendent hommage à Gaius Philopappos, sénateur romain considéré comme l’un des bienfaiteurs de la cité d’Athènes.

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Et encore 18 à retrouver dans l’application

Rue Adrianou, place Avissinias, quartier de Monastiraki, Agora antique, porte d’Athéna, Agora romaine, cathédrale d’Athènes, église de Kapnikarea, rue Ermou, Jardin National, Zappéion, monument de Lysicrate, église Agios Nikolaos Ragava, quartier de Plaka, quartier Makriyanni, point de vue sur Athènes, prison de Socrate, église Saint-Marine.

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Informations pour votre visite

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Visite avec un départ conseillé dans la rue Adrianou :

Parking Monastiraki, Ermou 127

La devise à Athènes est l’euro.

Le climat à Athènes est plutôt agréable et doux toute l’année. Attention toutefois, en été, il fait souvent chaud à Athènes et la capitale manque parfois d’air. Les températures maximales moyenne en juillet et août sont de 33°C, et c’est en janvier et février qu’il fait le plus frais avec une température minimale moyenne de 6°C. Casquette et crème solaire incontournables en été !

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Infos visite :

Il y a tant à voir et à faire à Athènes ! N’oubliez pas de prendre vos billets à l’avance pour visiter les monuments ! Notre visite passe à côté de certains sites et vestiges antiques que vous verrez à travers les grilles, mais sans billet, vous ne pouvez pas rentrer. Pour éviter de perdre du temps à faire la queue, prenez-les en avance. Vous pouvez même, si vous le souhaitez, opter pour le City Pass qui vous permet de visiter plusieurs sites touristiques grâce à des billets coupe-file à un tarif avantageux ! Je vous le conseille fortement, cela vous évitera les longues files d’attente à l’entrée des monuments, surtout en haute saison !

Notre visite traverse le Jardin National : l’entrée est gratuite mais soumise à des horaires d’ouverture. N’oubliez pas de vérifier les horaires avant votre visite, ou contournez-le en continuant dans l’avenue Vasilissis Amalias puis en tournant à gauche dans la rue Vasilissis Olgas pour reprendre la suite de l’itinéraire.


Vous avez encore un peu de temps à Athènes ?

Véritable symbole de la ville, l’Acropole est évidemment LA visite à ne pas manquer à Athènes ! Regroupant le Parthénon, le temple d’Athéna Niké, le temple Erechthéion et bien d’autres trésors antiques à découvrir, témoignage unique des constructions des grecs au Ve siècle av. J.-C. Lors de cette visite, vous découvrirez également le théâtre de Dionysos et l’odéon d’Hérode Atticus, qui impressionnent par leur taille et leur remarquable conservation. Pour compléter votre visite, n’hésitez pas à faire un tour au musée de l’Acropole, qui retrace l’histoire de cette ville et de cette civilisation au travers des nombreuses collections et des vestiges retrouvés dans l’Acropole.

Ne manquez pas également la visite de l’Olympiéion, le temple de Zeus, construit entre le VIe et le IIe siècle av. J.-C, qui vous plongera dans le passé et vous révélera la grandeur et la splendeur des constructions de cette époque.

D’autres vestiges sont à découvrir dans l’Agora antique, qui rassemble le temple d’Héphaïstos, l’un des temples les mieux conservés de l’Antiquité, la Stoa d’Attale, ainsi que les ruines de nombreuses constructions antiques.

Pour les plus gourmands d’entre vous, je vous conseille d’aller faire un tour aux halles d’Athènes, où vous retrouverez tous les produits locaux dans une ambiance chaleureuse et authentique, véritable lieu de rencontre avec les Athéniens !

Pour ceux qui souhaitent partir en excursion, je vous conseille d’aller visiter les îles Saroniques, les îles les plus proches d’Athènes caractérisées par de beaux villages à l’ambiance unique et des chemins de randonnées qui raviront les amoureux de la nature. Dépaysement garanti et départs possibles depuis le port d’Athènes, appelé le Pirée !

Plusieurs plages se trouvent à moins d’une heure d’Athènes : pour une ambiance festive, direction Bolivar Beach Bar, à Alimos ; pour une plage de luxe, privilégiez Lagonissi Grand Beach ; pour une plage gratuite et familiale, Kavouri Beach est idéale ! Enfin, pour ceux qui préfèrent l’eau douce, le lac Vouliagmeni propose baignade et balade dans un cadre magnifique.

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Les autres lieux incontournables à visiter à Athènes à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Athènes à pied :

1 – Rue Adrianou

Vous voici dans la rue Adrianou, l’une des rues les plus fréquentées d’Athènes. Et pour cause, elle est bordée de cafés et restaurants et située le long de l’Agora antique, l’un des sites les plus importants de la ville. Nul doute que vous apprécierez flâner dans cette ruelle où l’ambiance se fait chaleureuse le jour et festive la nuit !

2 – Place Avissinias

Cette petite place cachée entre les maisons du quartier est le lieu privilégié des brocanteurs et des antiquaires ! C’est ici qu’a lieu, tous les dimanches matins, le plus grand marché aux puces d’Athènes, véritable paradis pour ceux qui cherchent des souvenirs, des livres, des objets anciens et typiques de la Grèce, mais aussi de l’Orient et de l’Occident, rapportés par les navigateurs… De quoi faire de bonnes affaires !

Elle tient son nom d’une région d’Éthiopie, l’Abyssinie, d’où étaient originaires certains des antiquaires qui se sont installés sur la place. En dehors du marché, les cafés et restaurants qui bordent la place vous plongent dans l’ambiance grecque à travers leur musique et les spécialités qu’ils proposent. Une place idéale pour prendre un verre ou déjeuner dans un restaurant authentique.

3 – Quartier de Monastiraki

C’est l’un des quartiers les plus vivants de la capitale grecque ! Proposant une multitude de petites boutiques installées dans les ruelles, et bordé de cafés et restaurants qui en font un lieu très animé, il fait partie du cœur historique d’Athènes. On y trouve plusieurs monuments et vestiges de la période antique, dans ses rues, sur ses places et même dans sa station de métro ! Les fouilles archéologiques ont été tellement fructueuses que certains vestiges sont carrément exposés dans la station, qui se révèle être un véritable musée.

Toutes les époques sont représentées dans ce quartier, de la période antique grecque, avec l’Acropole, à la période néo-classique, pendant laquelle a été construite la station de métro, en passant par la période romaine, l’époque ottomane et l’époque byzantine dont certains monuments sont issus. De quoi retracer l’histoire de la ville dans son entièreté, au gré des témoignages architecturaux que chaque période a laissés derrière elle ! Spécialités grecques, boutiques en tout genre, marché aux puces et vestiges de l’époque antique, le quartier de Monastiraki a décidément tout pour plaire !

4 – Agora antique

Vous avez devant vous une partie de l’Agora antique d’Athènes. Il faut un billet d’entrée pour la visiter et seule cette petite partie est visible de l’extérieur du site. Véritable site archéologique dans la ville, l’agora correspond à l’ancienne place principale d’Athènes durant l’Antiquité, cœur économique et social et centre politique et d’affaires.

Cette grande place date du VIe siècle av. J.-C., et contient certains des monuments phares de la ville. On y trouve notamment le temple d’Héphaïstos, considéré comme le temple le mieux conservé de l’Antiquité, ainsi que la Stoa de Attalos, ruines d’un ancien centre commercial du IIe siècle av. J.-C. Rien à voir avec les centres commerciaux actuels, vous vous en doutez ! À cette époque, les commerces étaient installés dans des échoppes de bois et pour accueillir les marchands et les clients.

L’agora était donc un centre économique, où l’on s’échangeait les marchandises, mais aussi un centre social, où les Athéniens aimaient à se retrouver pour discuter. C’est aussi sur cette place que se rassemblaient les fortunés de la ville pour parler politique. Imaginez Socrate, Platon, et tous les philosophes les plus célèbres de l’époque, discuter et marchander ici, sur ces pierres qui ont plus de 2 600 ans !

C’est ici aussi que se prenaient les plus grandes décisions politiques, réunissant l’Assemblée et les citoyens, et que les fidèles venaient prier dans l’un des neuf lieux de culte qui se trouvaient là à l’époque. Bien que la majeure partie de la place ne présente plus que des ruines, ne manquez pas, si vous le souhaitez, la visite de l’Agora antique qui représentait, à cette période, le lieu le plus important de la cité !

Informations pratiques :

  • Adresse : Adrianoy 24, Athina 105 55, Grèce
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours de 8h à 17h
  • Téléphone : +30 21 0321 0185
  • Tarifs : 10€ : Entrée adultes; 5€ : Entrée étudiants; 30€ : Entrée combinée adultes; 15€ : Entrée combinée étudiants. (L’entrée combinée inclut : Acropole, Agora antique, Agora romaine, Théâtre de Dionysos, Kerameikos, Temple de Zeus olympien, la Bibliothèque d’Hadrien et le Lycée d’Aristote.)

5 – Porte d’Athéna

Vous voici devant la Porte d’Athéna, qui marque l’entrée dans l’Agora romaine. Ce site se visite, il faut des billets pour pouvoir entrer, mais on le voit très bien aussi de l’extérieur. Nous allons donc en faire le tour pour voir les principaux monuments. Pour ceux qui souhaitent une visite plus complète, n’hésitez pas à prendre vos billets pour déambuler entre les vestiges romains !

La porte monumentale qui se tient devant vous est, vous l’aurez compris, dédiée à Athéna. Sa construction a été entreprise suite à une donation donnée par les empereurs Jules César et Auguste, les deux grands empereurs du Ier siècle av. J.-C. Mais pourquoi cette porte est-elle dédiée à Athéna, et surtout pourquoi c’est cette déesse qui a donné son nom à la capitale grecque ? Préparez-vous, il est temps de faire un petit point de mythologie. Il faut savoir, dans un premier temps, qu’Athéna est la fille de Zeus, maître suprême de l’univers, et de Métis, déesse de la pensée, capable de changer de forme.

Alors que Zeus et Métis attendent un enfant, une information cruciale parviendra aux oreilles de Zeus : cet enfant sera très probablement plus fort que lui. Inquiet de cette situation, Zeus ordonne à Métis de se changer en goutte d’eau, et l’avale pour éviter la naissance de l’enfant. Mais il n’en sera rien : quelque temps plus tard, Athéna naquit de la tête de Zeus, toute vêtue d’une armure. Tout ceci au beau milieu de l’Olympe, où vivaient tous les Dieux.

À ce moment-là, aucun Dieu n’était associé à un territoire de la Terre. Zeus propose alors à chaque Dieu de s’attribuer un territoire. Alors que chaque Dieu fait son choix, deux d’entre eux commencent à se disputer un même territoire : Athéna, déesse de la sagesse et de la guerre et Poséidon, dieu des océans. Face à ce désaccord, Zeus propose aux habitants eux-mêmes, sur Terre, de choisir leur représentant, qui devra présenter ce qui, selon eux, était le plus important sur Terre. Alors que Poséidon répond l’eau et la guerre, Athéna, elle, réfléchit et propose de faire apparaître un arbre immense, qui assurera la santé, la fertilité et la nourriture à la population et aux générations suivantes.

C’est alors Athéna qui sera choisie pour représenter la ville, d’où son nom d’Athènes pour lui faire honneur. De cela seront construits plusieurs monuments lui rendant hommage, dont le Parthénon et le temple d’Athéna, situés dans l’Acropole, ou encore cette porte monumentale qui marquait l’entrée dans l’Agora romaine. Voilà, vous savez maintenant pourquoi Athéna est partout dans cette ville, même dans son nom !

6 – Agora romaine

C’est sous l’empereur romain Jules César, que nous connaissons tous, que la construction de l’agora romaine a débuté. Elle sera achevée deux siècles plus tard sous le règne d’Hadrien. Elle était destinée à occuper les mêmes fonctions que l’agora antique, mais pour les Romains : c’était un centre administratif, politique et commercial. Elle relevait donc d’une importance fondamentale pour les Athéniens. Plus petite que l’agora antique, elle dévoile tout de même quelques vestiges uniques de la période romaine, comme la porte d’Athéna et la Tour des Vents. À l’époque, on y trouvait des commerces, un marché, une tour, un patio…

Tout ce qui faisait d’elle le cœur de la cité ! Pas étonnant que les Romains appréciaient se réunir et se retrouver ici. Aujourd’hui, ce site est un incontournable dans la visite d’Athènes, pour ceux qui souhaitent remonter le temps et imaginer ce qu’était la place principale d’Athènes au temps des Romains.

Informations pratiques :

  • Adresse : Polignotou 3, Athina 105 55, Grèce
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours de 8h à 17h
  • Téléphone : +30 21 0321 0185
  • Tarifs : 30€ : Entrée combinée adultes; 15€ : Entrée combinée étudiants. (L’entrée combinée inclut : Acropole, Agora antique, Agora romaine, Théâtre de Dionysos, Kerameikos, Temple de Zeus olympien, la Bibliothèque d’Hadrien et le Lycée d’Aristote.)

7 – Mosquée Fethiye

Vous vous demandez certainement ce qu’une mosquée fait dans l’Agora romaine d’Athènes, ancienne place publique. Je vous rassure, cette mosquée ne date effectivement pas du tout de la même période que le reste du site. C’est une mosquée qui a été construite au XVIIe siècle, alors que la ville d’Athènes était sous la domination de l’Empire Ottoman. Elle est bâtie à la place d’une ancienne église byzantine qui se trouvait ici depuis plusieurs siècles. Elle est l’un des nombreux vestiges de la période ottomane qui a caractérisé la vie politique, économique et sociale d’Athènes pendant presque 4 siècles, de 1453 à 1830. Elle héberge aujourd’hui une salle d’exposition.

Informations pratiques :

  • Adresse : Panos, Athina 105 55, Grèce
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours de 8h à 17h

8 – Église de Kapnikarea

À l’origine, cet édifice date du XIe siècle et a été agrandi au cours du XIIIe. On ne sait pas exactement d’où vient son nom : certains pensent que c’est un dérivé du nom de son concepteur, d’autres qu’il proviendrait du Kapnikon, l’une des taxes prélevées sur la population à l’époque byzantine. Située en plein milieu de la rue Ernou, construite au XIXe siècle, elle a failli être démolie pour laisser la place à la route. Mais grâce à son histoire et son architecture, et certainement aussi à son charme incontesté, elle sera sauvegardée et reste aujourd’hui l’un des plus grands témoignages de l’époque byzantine ! Il faut dire qu’elle dévoile de belles fresques et des mosaïques très bien conservées. N’hésitez pas à entrer pour les découvrir !

Informations pratiques :

  • Adresse : Pl. Kapnikareas, Athina 105 63, Grèce
  • Téléphone : +30 21 0322 4462

9 – Rue Ermou

On est loin ici des petites boutiques typiques de la Grèce : la rue Ermou est bordée de magasins dont les enseignes sont internationales. Elle est donc idéale pour une petite virée shopping pour ceux qui souhaitent retrouver les grandes marques que l’on connaît tous et constitue l’un des axes commerciaux les plus importants de la ville. C’est l’une des premières routes qui ont été tracées à Athènes, datant de 1835 et reliant la place Syntagma au quartier de Thissio, à l’ouest de l’Acropole. On y trouve toutes sortes de boutiques. D’ailleurs, son nom fait référence à Hermès, dieu des commerçants et messager de Zeus. Plutôt logique, n’est-ce pas ?

10 – Jardin National

Autre site incontournable de la capitale grecque, le Jardin National est un véritable écrin de verdure en plein centre-ville ! Avec une superficie de plus de 15 hectares, il a été aménagé en 1840 comme le jardin royal de la ville, appartenant à l’ancien palais royal qui est maintenant le Parlement. C’est la femme du roi Othon Ier, premier roi de Grèce, qui décide de sa construction pour offrir à son mari un somptueux jardin derrière son palais. Plutôt romantique, n’est-ce pas ? Elle y ajoutera plus de 500 variétés de plantes venant des quatre coins du monde, ainsi que des tortues, des oies, des canards et des paons pour le plus grand bonheur de Sa Majesté. À l’époque antique, il semblerait qu’un jardin public ornait déjà cette partie de la ville, située en dehors des fortifications de la cité. Socrate, Platon et les plus grands philosophes de l’époque ont donc peut-être déjà déambulé dans les allées verdoyantes de l’ancien parc…

Avec son lac, ses fontaines et ses nombreux arbres qui permettent d’apprécier une belle balade à l’ombre, ce parc est bien évidemment très apprécié des visiteurs, mais également des Athéniens qui profitent de cet espace vert pour s’échapper de l’animation de la ville. Vous y trouverez des plantes exotiques et quelques vestiges du monde antique. Une promenade relaxante au cœur du centre historique athénien !

Informations pratiques :

  • Adresse : Leof. Vasilisis Amalias 1, Athina 105 57, Grèce
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours de 6h à 19h
  • Téléphone : +30 21 0721 5019

11 – Zappéion

Situé dans le parc Zappéion, qui borde le Jardin National, voici un édifice construit à partir de 1874 et entièrement dédié aux Jeux Olympiques modernes. En effet, vous le savez sans doute, les Jeux Olympiques ont été créés en Grèce sous la forme de concours sportifs organisés entre les différentes cités grecques. Déjà au VIIIe siècle av. J.-C., ils avaient lieu tous les quatre ans et constituaient différentes épreuves athlétiques auxquelles les Grecs participaient en l’honneur de Zeus.

Mais d’après les historiens, ils seraient même bien plus anciens que cela. Il est difficile de savoir comment et pourquoi ces jeux ont commencé car l’histoire se mêle souvent à la mythologie en ce qui les concerne, et l’époque est si lointaine que l’on a du mal à tout expliquer. Seules quelques preuves permettent d’affirmer qu’ils existaient déjà, comme des installations sportives et plusieurs listes des vainqueurs olympiques sur des papyrus. En tout cas, ils constituaient une véritable tradition de la ville d’Athènes à l’époque antique et à l’époque romaine. On situe les derniers jeux antiques au IVe siècle apr. J.-C. 15 siècles plus tard, en 1894, c’est Pierre de Coubertin qui se lancera dans un projet de rénovation des Jeux Olympiques et qui permettra, deux ans plus tard, la célébration des premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes. Bien qu’ils soient inspirés des Jeux Olympiques antiques, ils comportent bien évidemment beaucoup de distinctions avec les anciens jeux : les épreuves, bien que similaires pour certaines, ne sont pas organisées de la même façon, la flamme n’existait pas à l’époque antique et il n’y avait autrefois qu’un seul vainqueur pour tous les jeux.

Mais dans l’idée, Pierre de Coubertin a réussi à rendre hommage aux jeux antiques et à faire perdurer la tradition encore aujourd’hui ! Pour en revenir au Zappéion qui se trouve devant vous, il faut savoir qu’il a été construit précisément dans le cadre de ces nouveaux Jeux Olympiques et qu’il a d’ailleurs accueilli la compétition d’escrime lors de la première compétition. Aujourd’hui utilisé comme salle de réunions et de cérémonies, il reste le véritable symbole des Jeux Olympiques modernes !

12 – Monument de Lysicrate

A l’époque antique, en plus des Jeux Olympiques, avaient lieu des concours de théâtre appelés les Grandes Dionysies d’Athènes, pendant lesquels plusieurs troupes s’affrontaient tous les quatre ans pour remporter le premier prix. Ces troupes de théâtre, composées d’acteurs, de musiciens et d’auteurs étaient financées par l’État et dirigées par ce qu’on appelle un chorège, riche habitant d’Athènes qui s’occupait de former les acteurs et de financer les costumes, les masques et le décor de la pièce.

À la fin du concours, le gagnant remportait une couronne de lierre et un trépied de bronze, affiché dans la rue des Trépieds, appelée ici la rue Tripodon, que vous retrouverez à quelques mètres plus loin. Devant vous se dresse l’un de ses trépieds, qui commémore la victoire de Lysicrate, l’un des chorèges du IVe siècle av. J.-C. C’est le seul monument encore visible dans la rue, mais il faut imaginer qu’à l’époque, elle en était parsemée du début à la fin.

Elle rend hommage, comme tous les trépieds et les monuments de la rue le faisaient autrefois, à Dionysos, dieu du vin et de la démesure, et cette rue amenait d’ailleurs tout droit au théâtre de Dionysos où avaient lieu les concours. Malgré de nombreux litiges pour savoir si ce monument allait être démoli, il a finalement été conservé et représente l’un des grands vestiges de la période antique !

Informations pratiques :

  • Adresse : Epimenidou 3, Athina 105 58, Grèce
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours 24h/24

13 – Église Agios Nikolaos Ragava

Encore une église au style byzantin qui rappelle le passé historique d’Athènes qui, entre le IVe et le XVe siècle, faisait partie de l’Empire Byzantin. Elle fait partie du quartier de Plaka et reste un véritable témoignage de cette architecture si particulière, caractérisée par des décors très chargés, des pierres au ton souvent jaune ou doré, des coupoles et des murs ornés de motifs soignés représentant des formes géométriques, des reliefs d’inspiration florale ou encore des animaux vivants ou imaginaires.

Construite au XIe siècle, elle relève d’une importance bien particulière dans l’histoire de la ville : c’est la première église à avoir fait sonner sa cloche pour célébrer la libération d’Athènes de l’occupation allemande en 1944, lors de la Seconde Guerre mondiale. Restaurée dans les années 1970, elle est, en plus, un très bel exemple de l’architecture byzantine de l’époque, bien qu’elle ait été modifiée et remaniée au cours des siècles.

Informations pratiques :

  • Adresse : Prytaneiou 1, Athina 105 58, Grèce
  • Téléphone : +30 21 0322 8193

14 – Quartier de Plaka

Plaka est certainement le quartier le plus célèbre d’Athènes, et donc le plus fréquenté. Cœur historique de la capitale grecque, situé au pied de l’Acropole, le quartier de Plaka a tout pour plaire : une ambiance conviviale avec ses nombreux restaurants et cafés, un patrimoine historique riche et des petites ruelles très sympa à arpenter. C’est le plus ancien quartier d’Athènes, et il relevait d’une grande importance à l’époque ottomane puisque c’est ici que siégeait le Gouverneur turc. Pittoresque, charmant, authentique, on ne peut dire que des éloges de cette petite zone, bien qu’il soit fréquenté chaque jour par de nombreux visiteurs, ce qui en fait un lieu loin d’être désert de jour comme de nuit.

15 – Quartier Makriyanni

Vous l’avez sans doute remarqué, vous êtes ici au pied de l’Acropole, qui s’élève sur votre droite au sommet de celle que l’on surnomme la colline sacrée, à presque 160 mètres de hauteur. La rue Dionysiou Areopagitou, dans laquelle vous êtes, est appelée ainsi en honneur à Dionysiou qui était, au Ier siècle apr. J.-C., un membre de la cour de justice de l’époque, qu’on appelait autrefois un aréopagite. S’il est aussi célèbre, c’est parce que c’est le premier fonctionnaire grec à s’être converti au christianisme en l’an 52 grâce à l’apôtre Paul et à devenir évêque d’Athènes.

Ayant marqué l’histoire de la ville, il a donc une rue qui porte son nom. Cette rue fait partie du quartier Makriyanni, qui porte le nom d’un général grec qui a joué un grand rôle pendant la guerre d’indépendance grecque, survenue entre 1821 et 1830. Soutenue par les grandes puissances du monde, la Grèce obtiendra finalement son indépendance en 1832, après 4 siècles sous la domination ottomane. Ce quartier situé à deux pas de l’Acropole dévoile des maisons des XIXe et XXe siècles de style néo-classique et moderniste. Loin des voitures et des ruelles animées du centre-ville, il est plutôt agréable de se balader ici, d’autant que vous aurez parfois de beaux aperçus sur l’Acropole !

16 – Point de vue sur Athènes

Il est sûrement inutile de vous le préciser, mais vous êtes ici devant l’un des plus beaux points de vue sur la ville d’Athènes, et surtout sur son site emblématique, connu dans le monde entier : l’Acropole. Cette cité antique composée du Parthénon, du Temple d’Athéna et de centaines de vestiges du monde antique se dévoile à vous, au sommet de sa colline, dominant la ville et entourée du paysage qui caractérise la région de l’Attique, dont Athènes fait partie. La colline de Philopappos, aussi surnommée la colline des Muses, permet à ses visiteurs de profiter d’un superbe panorama à 360° qui ne laisse personne indifférent ! Je vous laisse profiter de cette vue exceptionnelle, n’hésitez pas à faire le tour à votre guise pour découvrir la capitale grecque sous tous ses angles !

17 – Prison de Socrate

Fondateur de la pensée libre et de la philosophie, Socrate est un personnage emblématique et indissociable de la Grèce antique et d’Athènes en particulier, puisque c’est ici qu’il est né et qu’il a vécu. Né au cours du Ve siècle av. J.-C., aux environs de l’année -470, ce philosophe connu dans le monde entier serait mort ici, sur la colline de Philopappos, dans cet étrange édifice qui servait autrefois de prison. Mais reprenons depuis le début : nous sommes donc au cœur de l’époque antique et Socrate était le fils d’une sage-femme et d’un tailleur de pierre, qui tenta de lui inculquer ses savoir-faire.

Mais Socrate préférait déambuler dans l’Agora antique, place principale de la cité, pour discuter avec les habitants et tenter de les comprendre. À ses 18 ans, il devient un véritable citoyen de la cité, un privilège qui n’était pas donné à tout le monde à cette époque-là. Il devient rapidement un philosophe reconnu dans toute la ville, à défaut d’être très mal vu par les certains habitants, qui avait peu de respect pour lui en tant que citoyen, du fait de son physique peu attrayant : en effet, à ce moment-là, Athènes valorisait la beauté et Socrate ne répondait certainement pas aux critères, étant petit et trapu.

Avec ses longues conversations passées dans l’agora, il mit au point une méthode d’enseignement encore utilisée aujourd’hui, appelée la méthode socratique, qui consiste à poser des questions à ses interlocuteurs pour savoir ce qu’ils savent et ce qu’ils ne savent pas et mettre ainsi en lumière la vérité, en remettant en question leurs idées préconçues. Cette technique ne fait pas l’unanimité et Socrate s’attire les foudres de plusieurs Athéniens qui considèrent qu’il respectait peu les institutions de la ville. Du point de vue militaire, il participe à plusieurs batailles de la guerre de Péloponnèse, d’où il ressort victorieux et récompensé pour son courage.

Mais cela ne l’a pas empêché de se retrouver, à 70 ans, accusé de non-respect pour les dieux de la ville et de corruption des jeunes, puis condamné à mort. Pendant son procès, il utilise sa propre méthode pour se défendre, avec ironie et confiance, ce qui ne plaît pas à ses accusateurs. Ils considèrent son comportement comme de l’impertinence, ce qui lui vaudra une condamnation à mort, qui sera votée avec seulement 3 voix d’écart parmi les juges. Ses amis lui conseillent de s’enfuir, mais il répond qu’il “préfère subir l’injustice, plutôt que de la commettre”, acceptant son sort sans argumenter. Après un mois passé en prison, il sera dans l’obligation de boire un poison toxique pour se donner la mort. N’ayant laissé aucune trace écrite de ses idées philosophiques, ce sont ses disciples, Platon et Xénophon, qui diffuseront à travers leurs écrits les idées de Socrate.

Encore aujourd’hui, il est considéré comme le fondateur de la philosophie morale, surnommé par Platon en personne comme le plus sage et le plus juste des hommes.

Informations pratiques :

  • Adresse : 43, Rovertou Galli 39, Athina 117 41, Grèce
  • Horaire d’ouverture 2022 : tous les jours 24h/24
  • Tarifs : Gratuit

18 – Église Sainte-Marine

Cette belle église de style byzantin n’a rien à voir avec les vestiges anciens de la ville : elle a été achevée en 1927. Elle remplace une ancienne église, qui était construite dans la roche au cours du XIe siècle. Aujourd’hui, elle est dédiée à Sainte Marine. Elle est décorée de très belles fresques du XVIIe siècle à l’intérieur, représentant la vie de différents Saints, et un surprenant temple en bois. On doit cette église orthodoxe à l’architecte Achilleas Georgiadis. Avec ses quatre nefs et son dôme impressionnant, elle est un incontournable dans le quartier de Thissio, l’un des quartiers les plus prisés d’Athènes. C’est une église toute particulière, car autrefois, au moment où l’ancienne église se trouvait là, elle était connue pour être bienfaitrice pour les femmes enceintes : elle assurait un accouchement doux et rapide pour les femmes qui venaient y prier. Elle était donc très fréquentée, et c’est toujours le cas aujourd’hui, notamment par les visiteurs qui viennent la découvrir chaque jour.

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