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Visiter Laon

Itinéraire La montagne couronnée – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Laon avec Emilie !

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: 15 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
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Si je vous dis que vous allez visiter la ville de France possédant le plus grand secteur sauvegardé. Vous pensez à tout, sauf à Laon et pourtant ! Cette ville que si peu d’entre vous connaissent est dotée d’un patrimoine médiéval exceptionnel, notamment grâce à la création d’un évêché sous les Mérovingiens puis à la présence des derniers rois Carolingiens au Xe siècle. Tout cela a laissé des traces que nous vous proposons de découvrir ensemble aujourd’hui à travers un petit itinéraire au cœur de la vieille ville qui nous emmène découvrir la grande Histoire.

Partons remonter le temps, dans cette ville fortifiée depuis l’époque gauloise, sur les traces de Charlemagne, des mystérieux Templiers et de bœufs miraculeux.

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Porte d’Ardon

Si Laon ne fait plus partie des grandes villes de France, sachez pourtant qu’elle fût une cité royale, résidence favorite des Carolingiens. Cette porte, qui vous ouvre l’entrée de la cité, s’appelle la porte d’Ardon. C’est l’ancienne porte “Royée”, du fait de sa proximité avec le palais royal de Laon; aujourd’hui disparu. Les remparts, comme la porte, ont été maintes fois remaniés.

Chapelle des Templiers

Entrez dans le jardin du musée archéologique de Laon sur votre droite et venez découvrir la mystérieuse chapelle des Templiers. Les Templiers, rien que leur nom est rempli de mystères. On pense à des trésors cachés, aux francs-maçons, on se souvient des croisades et de leur procès pour hérésie. Mais que savez-vous exactement à leur sujet ? Rappelons que c’est un ordre religieux militaire du XIIe siècle, créé pour protéger la sécurité des pèlerins qui allaient parfois jusqu’en Terre Sainte. Mais lorsque Jérusalem passe aux mains des Turcs Seldjoukides et qu’ils interdisent l’entrée de Jérusalem aux chrétiens, alors là, ça ne va pas, mais alors pas du tout plaire au Pape qui lance une offensive sans précédent: la première croisade.

Cathédrale Notre-Dame

Vous voici devant la belle Notre-Dame de Laon. Commandée par l’évêque Gauthier de Mortagne, elle est l’un des premiers édifices majeurs du Gothique en France, avant Notre-Dame de Paris ! La cathédrale actuelle, que vous avez sous les yeux, a été bâtie entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Mais avant elle, vous aviez déjà ici, une première cathédrale consacrée en 800 en présence de Charlemagne en personne ! Parce que figurez-vous que le plus grand empereur carolingien était Lannois ! Sa mère, Berthe aux grands-pieds, était une enfant du pays et on raconte que le grand Charlemagne aurait été conçu ici.

Place du Général Leclerc

Vous êtes à présent sur la place du Général Leclerc. Vous avez en face de vous le nouvel hôtel de ville, enfin, en comparaison avec l’ancien parce que sinon, il est quand même là depuis 1831, et sur votre droite, l’annexe de la mairie, installée dans l’ancienne église Saint-Rémy-au-Velours.

Abbaye Saint-Martin

Vous voilà face à un nouveau témoin de l’époque médiévale de Laon, son abbaye Saint-Martin. Elle est plutôt imposante cette abbaye . Elle a été construite en 1124, sur l’initiative de l’évêque de Laon et de Saint Norbert qui avait fondé l’abbaye de prémontré à 20 km de Laon. Il installe alors dans l’abbaye du centre, 12 chanoines réguliers venus de Prémontré. La richesse de l’abbaye découle grandement de l’exploitation des vignes aux alentours et elle sera très importante à l’époque médiévale.

Porte de Soissons

Vous venez de traverser la porte de Soissons, qui fermait l’un des principaux accès à l’ouest de la ville médiévale. Elle a été construite au début du XIIIe siècle et surmontée d’un corps de garde en 1562. Vous avez remarqué que la partie arrière,côté ville, s’est effondrée. Cela nous permet aujourd’hui d’avoir une vue en coupe et de comprendre le fonctionnement d’une porte de défense, avec notamment la salle voûtée qui donnait accès au maniement de la herse et aux mâchicoulis.

Ruelle des Neufliers

Vous avez pu remarquer que la ville de Laon aime décorer et égayer ses rues. Si vous êtes venus en été, vous avez peut être eu la chance d’admirer des rues couvertes de parapluies multicolores ou des rubans argentés ou quelques autres installations à laquelle ils auront pensé pour mettre un peu de couleur et de gaité dans le ciel peut être trop souvent gris au nord de la France.

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Et encore 8 à retrouver dans l’application

Porte de la citadelle , Promenade Yitzhak Rabin , Ancien Hôtel-Dieu , Fresque Abélard , Ancien Hôtel de Ville , Place du Général Leclerc ,  Hôtel du Petit Saint-Vincent , Les pavés de Laon , Le chemin des dames , Ruelle des Neufliers

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Informations pour votre visite

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Départ conseillé depuis la porte d’Ardon, rue Enguerrand Quarton.

Parking conseillé : Parking public gratuit, promenade de la couloire


Vous avez encore un peu de temps à Laon ?

Le quartier de Rosendaël

Pour continuer votre visite de Dunkerque, rendez-vous dans le quartier de Rosendaël, le quartier “Excentric” : vous y trouverez de nombreux bâtiments Art Déco construits entre 1927 et 1939 qui ne manqueront pas de vous surprendre ! Colorées et de forme peu conventionnelle, les maisons de ce quartier ont été pensées comme de véritables œuvres d’art par François Reynaert, architecte dunkerquois qui a fait de cette partie de Dunkerque un quartier unique et très visité.

Leffrinckoucke

Si vous êtes véhiculé et que vous souhaitez visiter les environs de Dunkerque, direction Leffrinckoucke et son Fort des Dunes, étonnant bâtiment témoin de l’architecture militaire construit en 1878 pour protéger Dunkerque et son port. Une visite qui retrace donc l’histoire militaire de Dunkerque et sa région !

Autour de Dunkerque

À 30 min de route, la cité fortifiée de Gravelines vous ouvre ses portes pour découvrir les fortifications du célèbre Vauban et à 45 min, la ville de Saint-Omer, labellisée Ville d’Art et d’Histoire, vous dévoile son patrimoine exceptionnel.

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Les autres lieux incontournables à visiter à Laon à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Laon à pied :

1 – Porte de la citadelle

La porte ancienne que vous voyez à présent devant vous est la porte de la citadelle. Elle a été construite en 1595 et donnait à l’époque, d’un côté sur la ville et de l’autre sur cette fameuse citadelle voulue par Henri IV.

Alors pourquoi une citadelle dans la ville de Laon ?

Revenons un peu en arrière. Laon, en pleine guerre de religion, a choisi le camp des catholiques et a rejoint la Ligue. La Sainte Ligue, c’est l’union des catholiques, soutenus par l’Espagne, qui se bat contre le protestantisme. Et ça marche plutôt bien au départ. La Ligue, qui parvient même à chasser Henri III de Paris, est un vrai danger pour la monarchie. Donc, quand Henri IV, protestant, après plusieurs mois de siège, reprend la ville de Laon, il construit une citadelle tournée vers la ville et non vers l’extérieur, soulignant bien ainsi sa méfiance envers les habitants.

La citadelle était entourée de fossé et avait un pont-levis pour y entrer. En 1835, après des années d’oubli, la citadelle d’Henri IV reprend son rôle militaire. Son histoire sera fortement marquée en 1870, pendant la guerre franco-prusse, quand un jeune soldat, refusant la capitulation de sa ville, fit sauter la poudrière, emportant avec lui des centaines de soldats. Français du coup.

Aujourd’hui, elle est utilisée comme cité administrative. Vous pouvez visiter l’ancienne poudrière ainsi que ses mystérieux souterrains dont vous voyez l’entrée un peu plus loin.

2 – Promenade Yitzhak Rabin

Vous passez un instant de l’autre côté des remparts pour suivre la promenade Yitzhak Rabin.

D’ici, vous pouvez facilement imaginer les fondements de Laon durant l’Antiquité, lorsque la petite forteresse gauloise, juchée sur la plus haute colline, surplombait les plaines environnantes. Sachez que l’origine du nom Laon, est la même que celle de Lyon, c’est Lugdunum, ce qui veut dire en Celte, la forteresse du Dieu Lug, une divinité majeure de la mythologie celtique.
Bref, vous pouvez même apercevoir, sur la première partie des remparts, les premières rangées de pierres gauloises, sur lesquelles ont été construits plus tard, les remparts du XIe siècle, très bien conservés.

3 – Ancien Hôtel-Dieu

Vous voilà sur la petite place Aubry, avec une sublime vue sur l’imposante cathédrale d’une part et sur les plaines picardes d’autre part. Avant de vous parler en détail de Notre-Dame de Laon, laissez-moi vous dire deux mots sur le bâtiment qui se trouve sur votre droite.

C’est aujourd’hui la maison des Arts et Loisirs, mais c’est aussi et surtout l’ancien Hôtel-Dieu. Pour rappel, un Hôtel-Dieu est un hôpital charitable, fondé généralement par un roi ou un seigneur, géré par un ordre religieux qui accueille les pèlerins, les sans-abris et les personnes les plus pauvres. Il faut savoir que jusqu’au XVIe siècle environ, être pauvre n’est pas dévalorisant, c’est être proche de Jésus finalement.

Mais au XVIe siècle, entre la précarité des campagnes, la crise générale et les guerres de religion, le pauvre devient une menace sociale. Le pouvoir royal passe alors au-dessus de celui des évêques, et il faut bien admettre que les Hôtels-Dieu se dégradent. Celui-ci, classé monument historique, date du XIIIe siècle. En 1209, les chanoines achètent cette maison que vous avez devant vous et qui était située face au palais de l’évêque. Ils y transfèrent alors l’Hôtel-Dieu qui commençait à être trop à l’étroit dans son premier emplacement. Vous verrez d’ailleurs le lieu qui servit de tout premier Hôtel-Dieu sur le parvis de la cathédrale, là où il y a aujourd’hui l’office du tourisme.

4 – Fresque Abélard

Vous remarquerez au cours de votre balade laonnoise que la ville est pleine de petites touches de street art représentant des personnages célèbres.

Ici, vous faites connaissance avec Abélard, que vous ne connaissez certainement pas, mais en même temps il est mort depuis neuf siècles, faut pas vous en vouloir.

Abélard, c’était un philosophe, un dialecticien et un théologien du XIIe siècle. C’est le père de la philosophie médiévale et l’inventeur du conceptualisme. C’est aussi l’époux d’Héloïse, une intellectuelle du Moyen Âge. On n’a pas beaucoup de noms de femmes écrivains qui soient remontés jusqu’à nous, alors il ne faut pas l’oublier Héloïse. C’est la première à prôner l’amour libre et parler des spécificités du désir féminin. Héloïse et Abélard au XIIe siècle, c’est LE couple de célébrité qui fait rêver les foules et qui auraient déchainé les tabloïdes s’il y en avait.

Voilà pour les présentations et les potins moyenâgeux.

On doit la fresque au street artiste Christian Guémy alias C215 qui l’a peinte en 2019.

5 – Ancien Hôtel de Ville

J’attire rapidement votre attention sur le porche ancien que vous voyez sur votre droite. C’est tout ce qu’il reste de l’ancien hôtel de ville de Laon. Le bâtiment avait été construit en 1736 pour accueillir les services municipaux. Auparavant, c’était là que siégeait le prévôt. Le prévôt, c’est un poste qui a été inventé au XIe siècle, quand le royaume a été divisé en ce qu’on appelle des prévôtés, des unités de justice. Au Moyen Âge, il fait un peu tout pour le seigneur. Il administre, juge, perçoit les taxes, etc. Mais ils vont vite abuser de leur pouvoir évidemment et on les placera sous l’autorité d’un bailli, sorte d’inspecteur public. Leur fonction va évoluer au fil du temps et au final ils ne géreront plus que la justice. Bref, le prévôt cède sa place à la municipalité qui y restera jusqu’à ce qu’elle soit trop à l’étroit et déménage en 1794.

Sur le fronton au-dessus de l’arcade, vous pouvez voir deux blasons : celui de la France et celui de Laon. Sous la porte, vous pourrez voir sur le mur de droite, les mesures qui étaient en vigueur à l’époque. Il faut savoir que jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les mesures étaient très variées et pouvaient changer d’une ville à l’autre. Vous verrez donc une aune en fer, qui était l’unité de mesure jusqu’en 1840, qui fait 1.18 mètre et qui est divisée en pieds et en pouces, ainsi que deux cadres de 24×12 et 24×17. En 1789, c’est quelque chose qu’on retrouve dans les cahiers de doléances d’uniformiser, s’il vous plaît, les unités de mesure, c’est qu’on ne s’en sort pas ! Pour que vous connaissiez la fin de l’histoire, c’est Condorcet, le 26 mars 1791 qui lut aux députés la lettre par laquelle la France venait d’initier un merveilleux projet d’une unité de mesure naturelle et invariable. Tout ça va être un peu flou quelque temps avant de voir naître le révolutionnaire système métrique, le 7 avril 1795.

6 – Hôtel du Petit Saint-Vincent

Le bâtiment que vous voyez sur votre gauche avec ses deux tourelles qui donnent sur la rue date du XVe siècle. Il s’agit de l’hôtel du Petit Saint-Vincent. C’est une maison de ville qui appartenait aux moines de l’abbaye Saint-Vincent. Les abbayes avaient vite compris l’importance d’avoir des refuges intra-muros en cas de problèmes. Rappelons que Laon était une véritable forteresse. La maison pouvait servir aussi bien de lieu de résidence pour leurs hôtes, que de lieux de repli en cas d’attaques extérieures. L’hôtel du Petit Saint-Vincent est l’un des plus beaux exemples conservés de ce type de refuge. Passez dans la cour intérieure l’admirer plus tranquillement si vous le souhaitez.

Pendant les guerres de religion, l’hôtel est le centre des ligueurs, le camp des catholiques, puis, pendant la Révolution, il devient un lieu de réunion célèbre. Aujourd’hui, vous y trouverez la maison des métiers d’art, un lieu chargé d’histoire présentant des expositions d’œuvres réalisées par des artisans d’art. Le corps du bâtiment est classé monument historique.

7 – Les pavés de Laon

Pendant que vous remontez la rue de la République pour retrouver le centre-ville, j’en profite pour vous parler un peu d’une spécialité locale. Eh oui, l’un des points forts lorsque l’on visite une ville, c’est de goûter aux spécialités de sa région et de découvrir les merveilles de son terroir. Ici, j’aurais pu vous parler de la ficelle picarde, cette crêpe roulée farcie de jambon et champignons, gratinée d’une crème au fromage; ou de la flamiche aux poireaux, cette tourte délicieusement feuilletée et garnie de poireaux, ou encore de la rabote Picarde, une pomme enveloppée de pâte feuilletée et dorée au four…

Mais je vais plutôt vous faire découvrir les pavés de Laon, créés en 2003 pour symboliser la ville et ses rues pavées moyenâgeuses.

Si vous aimez le chocolat, n’hésitez pas à aller goûter à ces petites merveilles !

Ce sont des chocolats pralinés fondants entourés de meringues et représentés sous la forme de petits pavés. Après les avoir arpentés toute la journée, vous méritez bien de les goûter !

8 – Le chemin des dames

Cette petite plateforme aménagée vous permet d’avoir une jolie vue dégagée sur la ville et les environs.

Au loin, se dessinent dans les plaines picardes, le tristement célèbre chemin des Dames.

Cette route départementale française est entrée dans la mémoire collective pour avoir été le théâtre d’un des pires souvenirs de la Première Guerre mondiale.

Son nom de chemin des Dames vient du fait que c’est Mme de Narbonne qui avait fait la demande de faire améliorer la route qui menait à son château de la Bove parce qu’elle allait avoir la visite des filles de Louis XV qu’on appelait aussi Les Dames de France et on n’allait tout de même pas chahuter les princesses dans leur carrosse sur une route toute bosselée.

Mais le doux nom de chemin des dames vivra surtout le terrible affrontement des troupes françaises, obligées de quitter leurs positions face à l’avancée allemande. Ce qui aurait dû être une offensive rapide et efficace imaginée par le général Nivelle, se transforme en plusieurs mois de calvaire et un cruel échec pour l’armée française. C’est d’ailleurs à partir de cet épisode que l’armée enregistre les premières mutineries, les rébellions au sein de l’armée, qui ont lieu principalement sur le chemin des Dames et sur le front de Champagne.

Le plateau fut aussi un champ de bataille très disputé pendant la Deuxième Guerre mondiale. Vous pouvez aller l’explorer et voir les monuments commémoratifs. Sachez qu’au départ, les historiens ont tenté de minimiser l’ampleur des dégâts pour minimiser, par la même occasion, l’ampleur de l’échec. Il est plus facile de commémorer la bataille de Verdun qui fut, malgré les pertes monstrueuses, une victoire défensive française, qu’un échec cuisant. Toujours est-il que des anciens combattants ou des initiatives locales ont monté de façon spontanée, des monuments commémoratifs de cette bataille terrible. Les champs de bataille n’ont pas été mémorialisés comme à Verdun, mais remis en culture et il faudra attendre les années 90 pour que les commémorations prennent un caractère officiel avec l’aménagement d’un musée dédié.

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