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Visiter Berlin

Itinéraire Capitale Symbolique et Dynamique – Les incontournables à voir

Introduction (audioguide)Découvrez Berlin avec Emilie !

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Visiter Berlin

: 18 lieux d’intérêt à découvrir

Le
par Emilie
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Cool, créative et branchée, Berlin a une histoire forte et passionnante.

Ce savant mélange entre histoire omniprésente et style de vie enviable en fait l’une des capitales les plus attrayantes d’Europe !

Cosmopolite, cette ville divisée en deux pendant 28 ans porte les traces indélébiles d’un passé tumultueux. Mais Berlin sait rebondir et se reconstruire et a su faire de son histoire sa richesse d’aujourd’hui.

Ville créative en constante évolution, la capitale allemande a un patrimoine historique et culturel richissime ! Monuments majestueux, musées extraordinaires, galeries d’art, street art de qualité, friches artistiques, shopping design, centres urbains alternatifs… Le tout dans un écrin de verdure ! 40 % de la ville est en effet occupée par des parcs et jardins !

C’est une ville qui bouge, on le sent tout de suite et c’est un vrai plaisir que de se mêler à la vie à la fois bouillonnante et décontractée des  berlinois. Sur le podium des meilleures villes d’Europe pour sortir, Berlin vous propose des bars, restaurants et boîtes de nuit ouverts quasiment non-stop !

Il vous faudra bien 3 jours minimum pour découvrir toutes les facettes de la ville. Aujourd’hui, partons sur les traces des grands incontournables pour faire les premières présentations avec une capitale mémorable.

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Porte de Brandebourg

Nous voilà sur la Pariser Platz, la place de Paris. Face à vous, la magnifique Porte de Brandebourg, symbole de la réunification allemande et dernière porte historique encore là aujourd’hui ! Ambiance renouveau grec, elle est construite dans les années 1790 par un architecte de la cour de Prusse. Il s’inspire de la porte d’entrée de l’Acropole d’Athènes.

Palais du Reichstag

Alors voilà un bâtiment chargé d’histoire. Le Palais du Reichstag a joué un rôle important dans l’histoire de Berlin. À la base on le construit pour le Reichstag, le parlement de l’immense empire allemand. Il est construit en 1884, dans un style renaissance tardive.

Nouvelle synagogue

Vous êtes devant la Nouvelle Synagogue de Berlin. Du moins une fidèle reproduction, l’originale ayant été détruite lors des bombardements. À son ouverture en 1866, elle était la plus grande synagogue d’Allemagne ! Et même du monde avec celle de New York. Elle pouvait accueillir près de 3000 personnes. C’est que la communauté juive est dynamique fin XIXe. En 1933, Berlin compte 160.000 citoyens de confession juive. L’architecte s’inspire de l’Alhambra de Grenade et intègre de nombreux éléments mauresques.

Hackesche Höfe

Vous entrez à présent dans les Hackesche Höfe. C’est un ensemble de cours aménagées absolument génial. Elles font partie des sites touristiques les plus célèbres de la capitale au cœur d’un de ses quartiers les plus vivants ! Leur histoire remonte au XVIIe siècle. À l’époque, vous vous trouveriez à l’extérieur des remparts de la ville, dans le quartier des granges. Ces 8 cours inter-reliées sont classées monuments historiques avec leurs belles façades art déco.

Tour de la télévision

La tour de la télévision d’Alexanderplatz est un édifice emblématique de la skyline de Berlin. Lors de son inauguration en 1969, elle est devenue la troisième structure la plus haute du monde. 26.000 tonnes de béton et une sphère inspirée du satellite soviétique Spoutnik, elle a été construite en seulement 4 ans !

Berliner Dom

Vous avez en face de vous la cathédrale de Berlin ! Elle est du genre majestueuse et bien décorée car elle servait d’église à la monarchie. En réalité, ce n’est même pas une cathédrale, car elle n’a jamais été le siège d’un évêché ! Elle est assez récente si on la compare aux autres cathédrales d’Europe. Inaugurée en 1905, elle a été construite sur le site d’une église trop sobre du XVe siècle. L’empereur Guillaume II voulait en effet que la plus grande église de Berlin soit à l’image de la cathédrale Saint-Pierre de Rome ou encore Saint-Paul de Londres.

Îles aux musées

Vous la voyez depuis un moment, vous voilà enfin sur l’île de la Spree. C’est ici qu’est né le Berlin du XIIIe siècle. Un petit village de pêcheurs et de chasseurs. L’île est divisée en deux parties. Celle où vous vous trouvez à présent est bien entendu celle qui nous intéresse : l’île aux Musées. C’est un véritable chef-d’œuvre aussi artistique qu’architectural ! Et c’est normal ! Ce sont les plus grands architectes prussiens qui s’en sont chargés, laissant derrière eux cinq musées plutôt grandioses retraçant 6000 ans d’histoire artistique de l’humanité !!L’initiative d’un projet pareil, on la doit à l’empereur Guillaume II, qui, en plein siècle des lumières, surf sur la vague de l’ouverture d’esprit et veut rendre l’art accessible au plus grand nombre !

Bebelplatz

Vous voilà sur l’une des plus belles places de la capitale. Il faut dire qu’elle est plutôt bien entourée ! Construite sur le Forum de Fridericianum, on l’a d’abord appelée place de l’Opéra lorsque fut érigé en 1743 l’Opéra d’État que vous voyez avec sa façade rose et ses muses. C’est l’un des 3 Opéras de la ville. Berlin est la seule à en avoir autant !! Lui faisant face, avec grande classe, c’est la bibliothèque de l’université Humboldt, l’une des plus anciennes de la ville et plutôt prestigieuse !! Pour vous donner une idée du niveau, vous auriez pu avoir Albert Einstein en prof de physique, Marx en économie et Hegel en philo !

Checkpoint Charlie

Le voilà, le fameux Checkpoint Charlie. Il fait partie de ces images que vous aviez probablement déjà en tête avant d’arriver à Berlin. C’est bien évidemment l’ancien poste-frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, des forces alliées américaines, britanniques et françaises. Ici passaient les diplomates qui pouvaient traverser le mur et on s’y échangeait aussi des prisonniers. Pourquoi Charlie ? Tout simplement parce que c’est le troisième checkpoint américain et qu’ils utilisent l’alphabet de l’OTAN. Les deux premiers étant Alpha et Bravo.

Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe

Préparez-vous mentalement parce que le mémorial aux Juifs assassinés d’Europe est lourd en émotions. C’est réellement l’un des monuments commémoratifs de l’Holocaust les plus réussis. Vous allez pénétrer dans un labyrinthe de pierres. C’est l’architecte américain Peter Eisenman qui a imaginé nous faire traverser ce champ de 19000 m² recouvert de 2711 stèles en béton gris foncé.

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Et encore 8 à retrouver dans l’application

La Spree , Postfuhramt , Alexanderplatz , World Clock , Humboldt Forum , Mémorial aux victimes des guerres , Gendarmenmarkt , Pariser Platz

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18 découvertes

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Informations pour votre visite

01

Départ conseillé depuis la Porte de Brandebourg

Parkings conseillés :
 
– Sony center : Bellevuestraße 3
– Mall of Berlin : Leipziger Pl. 12
– Potsdamer platz : Alte Potsdamer Str. 7

02

Départ possible depuis Alexanderplatz

Parkings conseillés :
 
– Q-Park Alexanderplatz : Alexanderstraße 2
– Alexa APCOA : Grunerstraße 20
– Jüdenstraße Parking  : Jüdenstraße 42

03

Infos visites :

Si vous avez prévu de visiter plusieurs monuments et musées, renseignez-vous sur le Berlin pass qui vous permet d’obtenir des tarifs avantageux, des billets coupe fil ainsi que des transports en commun illimités.
La visite de Berlin vous fait traverser le Mémorial de l’Holocauste, ouvert 24h/24h. Merci de noter par contre, que le centre d’information, gratuit, est lui soumis à des horaires d’ouverture.

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Infos climat :

La meilleure période pour visiter Berlin se situe entre mai et septembre. Juillet, Août sont les mois les plus chauds, sachant que les températures dépassent rarement les 25°C.
L’hiver est froid avec des journées plus courtes. Les mois les plus froids sont janvier et février avec des températures minimales de-2°C et des chutes de neige fréquentes. Malgré tout, décembre reste une bonne période pour visiter Berlin, bercé par la magie de ses nombreux marchés de Noël.


Vous avez encore un peu de temps à Berlin ?

Berlin est une ville multiple et immense ! Elle vous dévoilera ses nombreux visages si vous prenez le temps de la connaître vraiment.
Nous vous avons guidé à travers les grands incontournables de la capitale afin de vous en apprendre un peu plus sur son histoire complexe qui fait de Berlin une ville si intéressante.

Mais elle est également réputée pour sa vie nocturne, son atmosphère festive et son côté plus underground. Ne partez pas sans avoir baigné dans sa créativité et sa culture alternative empreinte de liberté.

Berlin s’impose comme une ville reine du street art. Un street art engagé sur le pan du mur de Berlin préservé sur l’East Side Gallery où vous verrez le fameux baiser de la fraternité entre les dirigeants socialistes et soviétiques.

Ou encore dans la zone RAW  dans le quartier de Friedrichshain. Située dans une friche industrielle laissée par les anciens chemins de fer du reich, c’est une reconversion ultra réussi d’une zone industrielle en mix culturel hyper tendance. Yoga, escalade, cirque, clubs, cinéma en plein air, restaurants, galeries d’art. C’est un lieu à ne pas manquer !

Les parcs et les marchés sont également une belle façon de s’imprégner de la culture berlinoise. Le dimanche, ne ratez pas le Mauerpark et son grand marché aux puces. Et une fois dans le quartier, pourquoi ne pas aller faire un tour sur le mémorial du mur de Berlin. Si vous aimez vous perdre dans les grands parcs, n’hésitez pas à aller vous balader dans le Tiergarten et si vous allez au bout, passez voir l’étrange église du souvenir.

Vous avez aussi le jardin botanique ou même plus au sud,  le parc Tempelhof, ancien aéroport abandonné ouvert aux public.

Pour ceux intéressés par les différences architecturales qui ont marqué Berlin, allez admirer le Sony Center et vous balader sur l’allée Karl Marx, cadeau de Staline, aux bâtiments  années 50 ambiance classicisme socialiste.

Comme toute capitale qui se respecte, Berlin offre également une gamme impressionnante de musées. Plusieurs valent vraiment le détour. L’île aux musées est une bonne base, suivie du musée Juif et du musée de la RDA. À faire aussi, visiter les souterrains de la ville !! Une plongée fascinante dans la ville souterraine à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale et de la Guerre froide.

Autre incontournable, légèrement excentré : Le château de Charlottenburg, le plus beau et plus grand palais berlinois !

Sur une note plus douce et plus tranquille, et pour finir votre visite de la capitale allemande en beauté, les quais du Landwehrkanal sont un lieu bucolique et agréable pour apprécier la ville au fil de l’eau.

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Visitez les autres villes d’Allemagne

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Les autres lieux incontournables à visiter à Berlin à pied

En complément des lieux mis en avant en haut de cette page, d’autres lieux figurent dans notre itinéraire de visite de Berlin à pied :

1 – Mémorial des Croix blanches

Le beau bâtiment à l’architecture ultra moderne que vous voyez sur l’autre rive est le Parlement allemand, nommé Maison Marie-Elisabeth Lüders en l’honneur de cette femme politique qui mena un combat forcené pour le droit des femmes au début du XXe siècle.

Memorial des Croix blanches Berlin

Les croix blanches que vous découvrez sur les rambardes sont là en commémoration des personnes qui ont perdu la vie en essayant de franchir le mur. A l’origine, il y en avait sur chaque lieu du mur où quelqu’un avait été tué, mais l’entretien de ces croix disséminées dans la ville étant trop compliqué à réaliser, on a décidé de n’en garder que quelques-unes et de les concentrer près du Reichstag. Elles portent le nom et la date du décès des victimes, mais sont dédiées à toutes les personnes qui ont payé de leur vie leur tentative de fuite. Une autre croix est dédiée aux victimes inconnues.

En 1961, une nouvelle loi autorise alors les gardes-frontière de la RDA à tirer, je cite :” dans le but d’immobiliser les traîtres et à fortiori les tuer”. Bien évidemment, ses tirs provoquaient de vastes protestations à l’Ouest et à l’international et les forces de l’ordre de Berlin-Ouest couvraient les fugitifs, provoquant parfois des accidents mortels et des situations politiques complexes. Une plainte fut même déposée à la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies. De l’autre côté, la Stasi, soucieuse de ménager l’opinion publique, falsifiait de nombreux actes de décès, de personnes mortes lors de contrôles pour leurs visites en RDA.

Pour la presse, ils étaient morts d’une crise cardiaque lors de leur contrôle de routine. Sachez également que le mur était appelé “mur de la Honte” en Allemagne de l’Ouest, alors qu’en Allemagne de l’Est, on le surnomme “Le rempart antifasciste”. Les habitants avaient donc une tout autre version des faits. Les sources divergent quant au nombre exact de personnes considérées comme étant des victimes du mur, mais ce sont approximativement 1245 personnes qui ont été tuées en essayant de franchir la frontière entre les deux Allemagnes entre 1961 et 1989. Plus de 100.000 citoyens de la RDA ont tenté de passer à l’Ouest.

On dénombre au minimum 140 victimes sur le seul mur. 100 fugitifs abattus, 30 citoyens qui n’avaient pas l’intention de fuir, mais qui ont été abattus quand même, 8 gardes-frontière de la RDA et 251 voyageurs décédés pendant les contrôles aux postes-frontière, mort d’infarctus ou pas. Sans compter les nombreux suicides des personnes arrêtées. En 1990, lors de la réunification des deux Allemagnes, les Berlinois ont fait le choix de faire disparaître ce mur, symbole de trop de peine.

Aujourd’hui, il ne reste environ qu’1% des 155 kilomètres du tristement célèbre mur de Berlin. Plus de 90% des débris ont été broyés et réutilisés dans la construction de l’autoroute A20.

2 – La Spree

Vous longez à présent la Spree qui sépare en deux la capitale allemande, incarnant à elle seule l’histoire tumultueuse de la ville qu’elle traverse.

La Spree berlin

C’est sur ses bords que la première cité a été créée au XIIIe siècle, et elle servit de frontière naturelle entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. Son accès était interdit et le mur longeait ses berges sur 4 kilomètres, créant un no man’s land où seuls les bateaux munis d’un permis spécial pouvaient naviguer et où de nombreuses personnes se sont noyées en tentant de s’enfuir.

À la réunification, les Berlinois ont redécouvert leur fleuve, mais on mit du temps à le réapprivoiser. Aujourd’hui, de nombreuses brasseries sont apparues le long de ses berges ainsi que des promenades aménagées. Il y a même une longue plage artificielle très appréciée sur le Strandbad où vous pourriez aller vous rafraîchir si vous êtes venus en été. Vous voyez également passer, comme à Paris, des bateaux-mouches. C’est une possibilité agréable de voir la ville sous un autre angle.

3 – Le Palais des larmes

Vous arrivez au Tränenpalast, au Palais des larmes en français, lieu hautement symbolique de la division allemande.

tranenpalast berlin

Après la construction du mur de Berlin, la gare de Friedrichstrasse s’est retrouvée entièrement dans le secteur soviétique. Cela dit, certaines lignes de métro et de trains express étaient accessibles, uniquement depuis l’Ouest, pour venir transiter à l’Est avant de repartir avec une connexion pour le reste de la RDA.

gare de Friedrichstrasse Berlin

Cette gare était douloureusement infranchissable pour certains et représentait un contrôle méticuleux et humiliant pour d’autres. Le Trënenpalast a été construit immédiatement après le mur pour faire face à ce nouveau trafic et surveiller les voyageurs qui avaient le droit d’y transiter. On le construit volontairement le plus moderne possible afin d’impressionner l’Ouest et de faire oublier un peu sa véritable fonction. Le poste douanier a rapidement été baptisé le palais des larmes, pour la quantité de larmes qui y étaient versées lors des derniers adieux des familles séparées, qui avaient eu la chance de pouvoir s’y retrouver.

En 1990, après la chute du mur, le palais des larmes est classé monument historique puis transformé en club et théâtre l’année suivante. Les représentations s’y enchaînent avec succès jusqu’en 2006. En 2011, la fondation de l’Histoire de la République fédérale d’Allemagne décide d’ouvrir, dans ce bâtiment, un musée, gratuit, qui présente une exposition permanente sur le quotidien des Allemands mis littéralement au pied du mur.

N’hésitez pas à aller y faire un tour pour comprendre les dates clés de son histoire et appréhender ce qu’il a réellement représenté pour des milliers de personnes pendant 28 ans. Présentée sous forme d’exposition biographique, vous y découvrirez des témoignages poignants et ressentirez l’atmosphère oppressante lors des contrôles d’identité.

4 – Université d’Humboldt

Vous voilà tout entouré de beaux édifices d’époque, normal, vous arrivez dans le quartier de l’université d’Humboldt, entourée de la bibliothèque d’État et de l’Institut des sciences.

Universite Humboldt berlin

C’est la plus ancienne des quatre universités de Berlin. Elle a été fondée en 1809, par le roi de Prusse Fréderic Guillaume III sur l’initiative du philosophe et linguiste, grand réformateur de l’éducation, Wilhelm Von Humboldt dont elle a pris le nom en 1949. C’est une université prestigieuse, rien qu’avec le nom de ses anciens élèves et de ses enseignants, on fait le tour des grands intellectuels, politiques et scientifiques allemands.

Vous aviez Fichte, Hegel et Feuerbach en philosophie, Einstein et Planck en physique, ou encore les hommes politiques Otto von Bismarck et Karl Marx. 29 prix Nobel y ont enseigné. C’est la classe quand même. Et les femmes dans tout ça ? Alice Salomon, figure du mouvement féministe du début du XXe siècle, fut l’une des rares à avoir accès à une éducation supérieure. Les activistes durent lutter des dizaines d’années avant de pouvoir prendre part dans la vie scientifique.

La première femme professeure à l’université n’arriva qu’en 1947. Il faut dire aussi que la Deuxième Guerre mondiale n’a pas aidé. Les nazis faisant vivre à la faculté un épisode sombre de son histoire, à grand coup de renvois, d’autodafés et autant d’accusations et de diffamations envers le corps enseignant juif. Dès la fin de la guerre, et malgré la mort ou la disparition de nombre de ses anciens professeurs, l’université ouvre à nouveau avec cette fois, une forte influence de la part de l’Union soviétique. Les protestations des étudiants entraînent plusieurs arrestations et des condamnations à 25 ans de travaux forcés pour les plus chanceux.

Beaucoup disparurent pendant des semaines. En 1948, on interdit l’accès de l’université à certains étudiants. Du coup, une partie des professeurs et des étudiants se séparent de l’université et créent l’Université libre de Berlin dans le secteur d’occupation américaine avec pour devise: “Vérité, Justice, Liberté”. La division de la ville, qui arriva 20 ans plus tard pour éviter cette migration incessante vers l’Ouest, termina de valider la scission entre les deux universités devenues autonomes.

Aujourd’hui, l’Université Libre de Berlin est la plus grande et la plus importante de la ville.

5 – Mémorial aux victimes des guerres

Approchez-vous de ce temple à colonnade et regardez à travers ses grilles.

Memorial aux victimes des guerres berlin

Il s’agit d’un émouvant monument commémoratif en souvenir des victimes de guerre. La troublante statue à l’intérieur représente une mère impuissante serrant son fils mort dans ses bras. Le monument a toujours été un mémorial. Il a d’abord été édifié pour ceux qui ont péri dans les guerres napoléoniennes, puis pour les disparus de la Première Guerre mondiale. En 1960 s’allume la flamme éternelle sous la RDA en hommage aux victimes du fascisme et du militarisme.

En 1969, on ajoute les dépouilles inconnues d’un soldat et d’un prisonnier de camps de concentration avec de la terre venue des champs de bataille et des camps. Et finalement, en 1993 arrive, seule au centre de cette pièce vide faiblement éclairée par une lucarne, la statue: “Mother with dead son” de Käthe Kollwitz symbole des victimes des guerres et de la tyrannie. Espérons que rien ne viendra plus s’ajouter à ce mémorial.

6 – Gendarmenmarkt

Vous voilà sur la Gendarmenmarkt, la place du marché des gendarmes en français. Son nom vient du fait qu’un régiment de cuirassés de gens d’armes y avait été installé par Guillaume Ier au XVIIIe siècle.

Gendarmenmarkt berlin

Lorsque le régiment quitta la place en 1774, le roi décida de l’embellir. Il fait alors détruire les écuries et construire le théâtre de la Comédie française qui sera ensuite remplacé par le théâtre allemand de Langhans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments sont détruits ou sérieusement endommagés. La reconstruction, financée par la RDA durera de 1977 à 1983 et reproduira les principaux monuments à l’identique. Aujourd’hui, cette place publique est décrite comme l’une des plus belles de la capitale. Certains disent même que c’est la plus belle place au nord des Alpes. Ce qui joue vraiment en sa faveur c’est l’harmonie des bâtiments avec ses deux églises aussi baroques qu’identiques de part et d’autre de la belle salle de concert.

Au sud de la place, c’est la cathédrale allemande que vous voyez. Elle abrite désormais un musée de l’histoire de l’Allemagne. De l’autre côté, c’est la cathédrale française construite par les exilés huguenots. Elle vous propose un musée huguenot et une plateforme panoramique. Après, si vous êtes monté voir la vue à la Berliner Dom, n’y allez pas, la vue est quand même vraiment moins impressionnante.

Le Konzerthaus de Berlin, entre les deux, abrite l’orchestre symphonique. L’été, il joue même dehors sur les marches. Et l’hiver, c’est le féérique marché de Noël qui s’installe sur la place.

marche de noel berlin

Tout dépend de la saison ! Au centre de la place, vous avez la statue du poète Friedrich Schiller. Si son nom ne vous dit rien, sachez que c’est un incontournable du patrimoine littéraire allemand.

7 – Quartier Schützenstraße

Ce pâté de maisons ultra coloré, qui tranche franchement avec le reste du quartier, est l’œuvre de l’architecte italien Aldo Rossi, le quartier Schützenstraße. Au début de la réunification allemande, le quartier dans lequel vous vous trouvez est vide et abandonné, la zone ayant été dévastée par la guerre.

La ville décide alors d’investir massivement dans sa reconstruction. Et en 1994, commencent les travaux. De l’extérieur, vous pouvez penser que chaque façade et chaque immeuble a été construit par un architecte différent et à une époque différente. Aldo Rossi a voulu rendre hommage à l’urbanisme traditionnel berlinois, où chaque parcelle de terrain est utilisée de manière différente, tout en souhaitant relier le passé, le présent et l’avenir. Ses sources d’inspirations ont été multiples, et le quartier est un collage de références architecturales.

Par exemple, la façade au n°8 de la rue Schützenstraße est une copie de celle de la cour du Palais Farnèse de Rome et les couleurs intenses utilisées rappellent les couleurs de l’architecture antique. Le bloc cache 4 cours intérieures.

N’hésitez pas à aller les explorer. Elles offrent des perspectives aussi géométriques que colorées sur le ciel berlinois. Photo réussie garantie ! Rossi, malheureusement, ne verra pas son œuvre terminée. Il meurt en 1998, peu de temps avant la fin des travaux.

8 – Mémorial Peter Fechter

On passerait à côté sans le voir, tant le mémorial de Peter Fechter est sobre. Et pourtant, il est l’une des victimes les plus célèbres du Mur, sinon la plus symbolique. Un an après la construction du rideau de fer, Peter, alors âgé de 18 ans, décide avec un ami, de tenter le tout pour le tout et de sauter depuis une fenêtre d’un atelier de charpenterie, dans la bande de la mort, cette zone fatidique qui reliait le mur principal et une barrière parallèle alors en construction. Leur plan était de la traverser en courant puis d’escalader le mur de deux mètres de l’autre côté avant d’atteindre le secteur américain.

Mais arrivés devant ce deuxième mur, les deux amis sont pris pour cible par les gardes-frontière de la RDA. Helmut, l’ami de Peter, eut le temps de passer de l’autre côté sain et sauf, mais Peter fut touché et retomba dans la bande de la mort, du côté Est du mur. C’est son agonie médiatisée, aux yeux de tous, impuissants qui a rendu sa mort si symbolique. La foule de Berlin-Ouest hurlait, traitant les gardes-frontière de meurtriers, mais ne pouvait pas entrer dans la zone, de crainte de déclencher les tirs des armes automatiques installées dans la zone ou de possibles tirs de riposte.

Les soldats de l’Ouest n’osaient pas aller lui porter secours, craignant de déclencher un conflit militaire. De même, les soldats de la RDA déclarèrent qu’ils n’osaient pas non plus aller chercher le jeune homme à cause d’un incident survenu trois jours plus tôt. En effet, un garde-frontière de la RDA, Rudi Arnstadt, avait été tué par le tir d’un soldat de l’Ouest qui couvrait un fugitif. Les gardes-frontière enlevèrent son corps qui gisait contre le mur, une heure après sa chute.

La mort de Peter Fechter suscita une vive émotion à l’international et il reste aujourd’hui encore la victime la plus marquante du mur et l’une des premières. Une croix a été placée après sa mort, côté Ouest à l’endroit où il a été touché. Après la réunification allemande, le mémorial que vous voyez devant vous a été érigé à l’endroit même où il a été tué. Vous êtes devant l’un des lieux phares de commémoration du Mur.

9 – Trabi Museum

Vous avez sur votre droite, le projet The Wall, Asisi Panorama Berlin qui vous propose de revivre, grâce à des centaines de photographies retouchées et mises à l’échelle, le quotidien des Berlinois dans les années 80.

De l’autre côté, vous verrez le musée Trabi qui retrace toute l’histoire de la célèbre voiture. La Trabant, qui veut dire Satellite en allemand, rappelle la conquête de l’espace et le lancement du satellite Spoutnik. C’est la fameuse petite voiture du peuple, construite entre 1964 et 1990 par l’entreprise d’État est-allemand. Elle est surnommée affectueusement Trabi. Elle est aussi culte que la Coccinelle, ou la Fiat 500 en Italie, la 2CV en France ou l’Austin mini en Angleterre.

Une légende urbaine racontait qu’elle était en carton ! Il est vrai que les ressources en acier étaient faibles à cette époque en RDA et qu’il a fallu trouver un matériau de remplacement. Bien évidemment, on ne choisit pas le carton, mais le Duroplast, qui est un plastique. Ce sont donc des plaques de plastique assemblées sur une ossature en acier qui forment la carrosserie de cette voiture. Cela a permis de construire des voitures peu chères, vendues au prix symbolique de 1000 Osmarks.

Je dis symbolique parce que la réalité était toute autre ! Déjà, comme dans tous pays communistes, il fallait la mériter pour pouvoir l’acheter, et ensuite les délais de livraison allaient entre 10 et 15 ans donc bon. Mais surtout, ne riez pas, il fallait ensuite ajouter les options. Et en option je ne vous parle pas du GPS ou de la clim, mais des roues, des sièges, du volant et des ceintures de sécurité, sans lesquelles d’ailleurs, la voiture ne pouvait pas être immatriculée. On dit même aujourd’hui, moqueur, que certains modèles ont des vitres chauffantes à l’arrière pour vous garder les mains au chaud quand vous la pousserez !

Toujours est-il qu’elle était la voiture la plus populaire d’Allemagne de l’Est et en est toujours l’emblème aujourd’hui. Dans les années 90, les Allemands de l’Est ne veulent plus en entendre parler, mais elles reviennent petit à petit à la mode, surfant sur la vague de l’Ostalgie, qui est tout simplement la nostalgie de l’Allemagne de l’Est.

Si vous allez à une ostalgie partie à Berlin, vous boirez du Club-Cola et danserez sur des airs de musique de l’ancienne RDA. En attendant, vous pouvez déjà aller faire un tour au musée ou apprendre les nombreuses blagues qui sont dites à ses dépens. On disait, par exemple, que quand le riche Américain reçoit enfin la Trabi qu’il a commandée, il se dit, ouah, toujours au top ces Allemands !! Avant de livrer la voiture, ils envoient d’abord un modèle en plastique !

10 – Topographie des Terreurs

Vous arrivez à l’emplacement de l’ancien siège de la Gestapo et des SS, dont les ruines furent rasées après la guerre. C’est ici qu’était installée la direction du troisième Reich.

Topographie des Terreurs

Il y avait également dans les sous-sols, des prisons spéciales où étaient interrogés, torturés et exécutés ceux qui avaient eu le courage de s’opposer au régime. Vous pouvez également voir une partie du mur de Berlin qui y passait et qui a été sauvegardée. La première exposition consacrée à la topographie de la terreur a eu lieu en 1987 à l’occasion des 750 ans de Berlin. Le centre de documentation que vous voyez aujourd’hui, lui, a été inauguré en 2010 à l’occasion des 65 ans de la fin de la guerre. L’entrée est gratuite, pour tous et tout le temps. L’exposition se déroule autour de 5 sections présentées de manière chronologique:

La prise de pouvoir par le Parti national-socialiste allemand. L’institution d’un régime de terreur par la SS et la police. Le début des persécutions et des exterminations sur le territoire du Reich. Les crimes commis par les dirigeants dans divers territoires. Et enfin, la fin de la guerre et l’après-guerre avec les procès de crime contre l’humanité. Veuillez noter que les explications sont uniquement présentes en allemand et en anglais et que les affiches, documents, ou photos peuvent être choquants.

L’endroit fait froid dans le dos, mais reste un incontournable des visites de Berlin et reçoit plus d’1.300.000 touristes par an. Les férus d’histoire, prenez votre temps, il y a beaucoup à lire, et beaucoup d’informations.

11 – Potsdamer Platz

Changement de décor avec cette vision ultra-moderne de Berlin. Vous voilà sur la Potsdamer Platz, le Time Square allemand.

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Elle était à l’origine, hors des murs d’enceinte de l’ancienne ville de Berlin, à proximité de la porte de Postdam qui lui donna son nom. Potsdam, pour Berlin, c’est un peu Versailles pour Paris. Un village, à proximité immédiate de la ville, choisie par le roi pour s’y installer. Au XXe siècle elle devient un carrefour routier majeur, et c’est même là qu’est installé le premier feu de circulation d’Allemagne !

Coupée en deux lors de la construction du Mur, elle laissa un no man’s land désertique à sa chute. La ville lance alors le plus gros chantier européen du moment et divise la place en 4 parties qu’elle cède à des investisseurs privés. C’est là qu’est né le Sony Center que vous avez sur votre gauche et qui est considéré comme l’un des plus beaux exemples d’architectures modernes à Berlin.

Allez voir de plus près son immense dôme de verre et d’acier qui change de couleur au gré des lumières qui l’illumine. On aime ou on n’aime pas, mais la vie a repris sur la Potsdamer Platz.

12 – Le bunker d’Hitler

Avant d’en apprendre un peu plus sur le mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, que vous voyez devant vous, je voulais vous dire un mot sur Hitler.

Non pas que j’ai particulièrement envie de parler de lui, mais sachez que c’est ici, là où vous voyez le parking sur votre droite, que le dictateur est mort. Si je vous en parle, c’est aussi parce que le bunker dans lequel il s’est suicidé le 30 avril 1945, vient d’être reconstitué à un kilomètre de là et transformé en musée présentant une exposition permanente nommée “Hitler, comment cela a pu arriver”.

Le bunker original a été rasé et transformé en parking portant simplement un panneau indicatif. Les autorités n’ont jamais voulu en faire plus, tant pour éviter de raviver les peines du peuple allemand que par crainte de voir apparaître des défilés de néo-nazis et de nostalgiques du führer. Mais après bien des controverses, et des craintes de manquer de justesse et de créer un tourisme de l’horreur de mauvais goût, la reconstruction du bunker est lancée.

bunker Hitler berlin

Les organisateurs sont convaincus que les sympathisants d’Hitler ne souhaitent pas voir le lieu de sa défaite et que le musée est tout sauf un mémorial pour Hitler. Il a été pensé et organisé pour nous faire réfléchir. Comment est-il devenu nazi, Pourquoi tant de personnes ont votés pour Hitler, Comment l’antisémististe a pu conduire aux camps d’extermination et pourquoi les généraux l’ont-t-ils suivis jusqu’à la fin ? L’exposition se termine avec la reconstitution des bureaux et de la chambre où l’horreur à enfin pris fin.

13 – Pariser Platz

La place de Paris, visitée principalement parce qu’elle fait face à la porte de Brandebourg, est en réalité plutôt intéressante. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, suite aux bombardements de Berlin, les édifices qui l’entourent sont en ruines.

Pariser Platz berlin

La reconstruction du quartier attendra cependant la réunification pour commencer. Berlin voulait offrir à ses visiteurs un bel espace d’accueil. Les beaux bâtiments que vous observez tout autour, comme les ambassades, le bel hôtel 5 étoiles ou encore toutes ces maisons élégantes, datent des années 90. D’où l’unité de l’ensemble et l’harmonie du style. Elle s’appelle la place de Paris en commémoration de la prise de la capitale française en 1814 par les troupes prussiennes.

14 – La fontaine de Neptune

La belle fontaine que vous voyez à présent se nomme la Fontaine de Neptune. Sans surprise puisque vous voyez à son sommet, le dieu des eaux vives et des océans dans la mythologie romaine.

La fontaine de Neptune berlin

Si vous la regardez de plus près, vous verrez de nombreux animaux marins ainsi que 4 allégories féminines qui représentent les 4 fleuves de l’Allemagne. C’est la plus grande et la plus imposante statue de la ville. Mais ce qui est intéressant surtout, c’est de savoir que cette fontaine était à l’origine devant le château de Berlin. On la doit alors, au jeune sculpteur Reinhold Begas, qui rentre de voyage en France et en Italie et qui a été très marqué par le style baroque qu’il y a observé. Il réalise plusieurs versions dans les années 1870, et sa dernière création est offerte à l’Empereur Guillaume II.

La fontaine, qui est protégée par une maçonnerie en 1942, sort indemne des bombardements de la Deuxième Guerre mondiale. Le château, lui, ne peut pas en dire autant. De plus, les dirigeants de l’époque préfèrent faire disparaître ce symbole de l’ancienne Prusse plutôt que de le reconstruire. Il sera alors dynamité et la fontaine déplacée où vous l’admirez aujourd’hui ! Depuis la reconstruction du château sous la forme du Forum Humboldt, le déplacement de la fontaine à son ancien lieu est en pourparler.

15 – Quartier Saint-Nicolas

Vous voilà au cœur du quartier de Nikolaiviertel, le plus ancien quartier de Berlin. L’Quartier Saint-Nicolas berlin, que vous voyez devant vous, a été fondée dans les années 1230 et est par conséquent le plus vieil édifice religieux conservé de la capitale.

Eglise Saint Nicolas berlin

À cette époque, le vieux Berlin est principalement occupé par des commerçants. On nomme alors l’église romane en l’honneur de Nicolas de Myre, le saint patron de cette corporation. L’édifice sera modifié et agrandi au fil des siècles. On lui ajoute un chœur gothique au XIVe siècle et des nefs typiques des église-halle comme on le fait en Allemagne, au XVe siècle. Les églises-halles, c’est quand toutes les parties à l’intérieur de l’église sont à la même hauteur. Si elle abrite aujourd’hui le musée d’histoire de la ville, c’est parce qu’elle a été désacralisée en 1938 et transformée en lieu culturel après sa restauration post Seconde Guerre mondiale.

Elle servira aussi, lors des évènements de 1989, de lieu de rassemblement pour le principal opposant au régime communiste de la RDA. Mais revenons au XIIIe siècle. C’est autour de cette première église qu’est née la colonie de Berlin, en même temps que celle de Cölln qui se développe sur une île de la Spree. Les deux colonies finiront par fusionner en 1307, mais Berlin prendra petit à petit le dessus sur son voisin et donnera finalement son nom à l’ensemble de la ville.

Le quartier fut considérablement détruit par les bombardements de 44. Il a été envisagé plusieurs fois de détruire totalement ce quartier. Mais lors des préparatifs des 750 ans de Berlin, en 1981, on décide de le restaurer. Tout est alors reconstruit aussi fidèlement que possible, afin de donner l’illusion d’un quartier historique du vieux Berlin. Et c’est plutôt réussi, avec ses rues pavées moyenâgeuses, ses belles façades, et ses nombreux bars et restaurants, le quartier de Saint-Nicolas est l’un des plus appréciés et des plus agréables à visiter.

16 – Le Palais Ephraïm

Ce beau palais, qui fait l’angle, est le palais Ephraïm. Il a été construit en 1762, dans ce style rococo, connu pour l’abondance de ses courbes et de ses décorations.

palais ephraim berlin

S’il est si imposant, c’est qu’il a été conçu pour l’argentier et joaillier du roi de Prusse ! Avec ses balustrades couronnées d’angelots et sa sublime cage d’escaliers en colimaçon, il devient très vite le plus bel endroit de Berlin. L’édifice que vous voyez aujourd’hui est une réplique de l’original, réalisée dans le cadre de la reconstruction du quartier historique de Saint-Nicolas, mais le palais Ephraïm reste considéré comme l’un des bâtiments les plus raffinés de Berlin.

Il abrite aujourd’hui un musée de ville et accueille des expositions temporaires, réalisées en coopération avec les archives de l’État, sur l’histoire culturelle et politique de la capitale allemande.

17 – La Statue de Saint George

Vous passez à présent la célèbre statue de Saint George terrassant le dragon.

Statue de Saint George berlin

Il existe de multiples représentations du saint combattant un dragon. Celle que vous observez aujourd’hui a été réalisée en 1855 par August Kiss, pour le roi de Prusse de l’époque. La grandiose statue équestre de 6 mètres de haut et merveilleusement détaillée était d’abord installée devant le château de Berlin. Lorsque ce dernier fut détruit, on déplaça d’abord le saint dans le parc Friedrichshain avant de l’installer sur cette petite place, derrière l’église Saint-Nicolas, après la restauration du quartier.

Alors, qui est-il ce fameux saint Georges ? Il est né en Cappadoce, dans les années 275/280 et a été exécuté par les Romains en 303, puis canonisé par l’Église plus d’un siècle après sa mort. De nombreuses églises et localités sont nommées après lui. Il est le saint patron entre autres, de la chevalerie chrétienne, de la Grande-Bretagne, de la Géorgie et des armuriers. Il est le plus souvent représenté terrassant un dragon, symbolisant la victoire de la foi chrétienne sur le démon et plus largement, du bien sur le mal.

La légende voudrait qu’il ait tué un dragon qui réclamait des sacrifices humains et dont la prochaine victime aurait été la princesse.

18 – Humboldt Forum

Face à vous, sur l’autre rive, apparaît la façade est, ultra moderne du Forum Humboldt. Sachez que sur les trois autres façades, on est sûr du palais baroque !

Humboldt Forum berlin

Ce contraste entre modernité et histoire est l’idée de l’architecte italien Franco Stella. Il s’agit à la base de l’ancien palais royal prussien ! Ce château a été le symbole du pouvoir de l’empire allemand jusqu’à sa chute au début de la Première Guerre mondiale. À la division de Berlin, l’île aux Musées et le château passent côté soviétique. Le régime en place décide de détruire ce bâtiment historique représentatif d’une époque méprisée.

À sa place, on construit le palais de la république, siège du nouveau parlement de la RDA.

Au début des années 2000, on le transforme en centre culturel, mais le bâtiment blindé d’amiante doit être détruit et on décide de reconstruire le château de Berlin, enfin, en l’apparence !! Et ce n’était pas une mince affaire ! Le résultat que vous voyez là et que vous devriez même aller visiter si vous avez le temps a pris 8 ans et coûté la modique somme de 677 millions d’euros ! Pas évident de copier des façades historiques.

Vous pouvez voir des vestiges du château dans sa cave ainsi que l’exposition de Berlin, le laboratoire Humboldt et le spectaculaire musée de l’ethnologie. Il vous présente non seulement des objets fascinants des cultures du monde, mais offre aussi un débat sur la façon dont les collections ont été acquises. Le dilemme du colonialisme en Europe et ses conséquences encore de nos jours. L’experte française Bénédicte Savoy a d’ailleurs démissionné, soutenant que les objets volés au cours des siècles devaient être rendus et que les façades reconstruites étaient bien la preuve que le passé pouvait être réécrit. À méditer.

19 – Postfuhramt

Ce beau bâtiment de style néo-Renaissance qui fait l’angle, c’est l’ancien relais de poste. L’édifice est imposant avec sa tour octogonale et ses deux coupoles.

Postfuhramt berlin

La façade vaut qu’on s’y attarde. Elle est pleine de bas-reliefs en terre cuite. Voyez si vous retrouvez les personnages qui y sont sculptés ! Christophe Colomb, Marco Polo, Gutenberg, Benjamin Franklin, Hérodote. Je vous aide, ils sont classés par ordre chronologique. La cour intérieure est énorme, normal, elle pouvait accueillir jusqu’à 250 chevaux ! Eh oui parce qu’avant on distribuait le courrier à cheval bien sûr !

20 – Mémorial du cimetière juif et Maison manquante

Vous voyez sur votre droite, une émouvante statue représentant un groupe de personnes, adultes et enfants aux visages émaciés et aux regards perdus.

Memorial du cimetiere juif Berlin

Cette représentation nous rappelle la présence du plus ancien cimetière juif de Berlin, profané par la Gestapo en 1943. Avec la ferme intention de faire disparaître le passé juif de la ville, les tombes ont été enlevées et il n’en reste aujourd’hui que quelques-unes le long du mur. Également disparu, vous aviez à proximité du cimetière, le premier hospice juif de la ville, construit au XIXe siècle.

C’est dans ce lieu qu’environ 55.000 juifs ont été rassemblés à partir de 1942 avant d’être transférés dans les camps de la mort. À moins de 100 mètres plus haut sur votre gauche, vous verrez ce que l’on appelle la “Maison Manquante”. Il s’agit d’un immeuble détruit lors de la guerre et qui n’a pas été reconstruit, en hommage à ceux qui y vivaient et ont été victimes du nazisme. L’idée de cette commémoration revient à l’artiste Boltanski. Aidé d’un groupe d’étudiants, il a placé des plaques de chaque côté des murs laissés vides, portant le nom des personnes tuées, au plus près des appartements qu’elles occupaient. Une façon délicate de souligner que l’absence créée ne pourra jamais être comblée.

21 – Église Sainte-Sophie

La petite église baroque que vous avez devant vous, classée monument historique, s’appelle l’église Sainte-Sophie. Elle tient son nom de la princesse Sophie Louise, épouse du roi Frédéric Ier, qui l’avait commandée en 1712. À l’époque, elle était la toute première église du nouveau faubourg de la Spandauer Vorstadt.

La tour baroque est la seule de la ville et a été ajoutée plus tard, dans les années 1730. L’église est surtout connue aujourd’hui pour être la seule de Berlin à être sortie indemne de la Seconde Guerre mondiale. Sachez également que Martin Luther King y a prononcé un discours le 13 septembre 1964, lors de sa visite à Berlin-Est. Il a rappelé que nulle barrière de l’homme ne pouvait effacer le fait que les enfants de Dieu vivaient de chaque côté du mur.

Sa visite, bien que restée secrète, a fait salle comble. Il est le premier activiste des droits civils à s’être rendu en RDA. Il encouragea les fidèles en leur disant que là où les hommes détruisent les murs de l’hostilité qui les séparent de leurs pairs, il y a le Christ, qui poursuit son entreprise de réconciliation. Il recevra le prix Nobel de la Paix la même année et sera assassiné 4 ans plus tard. Le petit cimetière qui entoure l’église Sainte-Sophie, compte de nombreuses pierres tombales du XVIIIe siècle et abrite les dépouilles de plusieurs grandes personnalités allemandes.

22 – Neue Schönhauser straße

Vous voilà au croisement entre la nouvelle et l’ancienne rue Schönhauser dans le quartier de Mitte, qui vient de mitan, milieu et signifie ici, centre-ville. Lorsque le mur est tombé en 1989, il a fallu reconstruire le quartier autour des Hackesche Höfe. Forcément, il avait laissé derrière lui des maisons délabrées et des espaces vides abandonnés.

Le quartier a donc été relooké pour finalement devenir l’un des lieux les plus branchés de la ville. N’hésitez pas à explorer autour de ces rues jusqu’à la Torstrasse, ainsi que la fameuse Schönhauser Allee, bien connue pour son shopping ultra tendance. Vous y trouverez des boutiques design et des magasins bio comme des galeries d’art et des restaurants à la mode.

23 – Alexanderplatz

Vous arrivez sur l’immense place Alexander nommée en l’honneur du Tsar Alexandre Ier lors de sa venue à la cour du roi de Prusse.

Alexanderplatz berlin

Celle qui n’était qu’une simple place de marché au Moyen Age, est devenue début XXe siècle, une grande place moderne avec tramway, métro, grands magasins et la foule qui va avec. Alex, pour les intimes, était le centre de Berlin-Ouest et fut le théâtre de plusieurs manifestations importantes en RDA comme les manifestations de 1989 qui entraîneront la révolution pacifique et la chute du mur.

24 – World Clock

Cette horloge un peu bizarre que vous voyez à présent est l’horloge universelle Urania. Sa rotonde vous donne l’heure dans 148 grandes villes du monde !

World Clock berlin

Il a fallu une centaine d’ingénieurs et de spécialistes pour la créer. Elle a été inaugurée la même année que la tour TV. Un peu cynique de savoir l’heure qu’il est aux quatre coins du monde quand, en pleine guerre froide, on est loin de pouvoir voyager. Vous avez les 24 principaux fuseaux horaires et les villes qui les utilisent.

On n’a rajouté Tel-Aviv et Jérusalem qu’en 97, profitant d’une réparation du mécanisme. Avant, comment dire, c’était un sujet un peu tendu.
Au sommet de l’horloge, vous pouvez admirer une représentation du système solaire tournant sur lui-même chaque minute.

Quels quartiers visiter à Berlin ?

La ville de Berlin en Allemagne compte de nombreux quartiers dignes d’intérêt que ce soit pour un week-end ou plus, en famille ou lors d’une escapade en amoureux, ou même, entre amis. La ville se prête à toutes les occasions, car Berlin est formée de villes dans la ville, il n’y a pas vraiment de centre-ville défini comme pour d’autres grandes villes d’Europe.

Cela est dû à son passé, et plus précisément, à la période de la guerre froide où Berlin était alors divisé en 2 (Le bloc Est et bloc Ouest). Ce qui vous laisse, comme vous pouvez le deviner, des possibilités infinies….

Aussi avons-nous créé ce petit guide afin de vous permettre de faire un choix facilement selon la durée de votre séjour et la composition de votre groupe.

La ville se divise en 8 quartiers, mais nous allons vous en présenter 5, les meilleurs quartiers à visiter à Berlin. Ils vous permettront de découvrir les aspects historiques et romantiques de Berlin, les espaces verts, les musées, les nuits berlinoises…

1 – Le quartier Mitte

Il se situe au centre de Berlin (mitte signifie d’ailleurs milieu en allemand), c’est un quartier à ne surtout pas manquer si vous ne passez qu’un week-end à Berlin. Centre historique, politique et artistique, dont la plupart des monuments sont accessibles à pied, Mitte est le quartier incontournable de Berlin.

quartier Mitte Berlin

La Porte de Brandebourg

Autrefois partie intégrante du mur de Berlin, elle représente désormais l’un des symboles de Berlin, notamment celui de réunification du pays. Ce monument bâtit en 1790 est de style néoclassique, il mesure 26 m de haut par 65 m de large. C’est le lieu de nombreuses manifestations et événements.

Porte de Brandebourg Berlin

Le Reichstag

Il abrite le Parlement allemand, son architecture s’inspire du Mémorial Hall de Philadelphie. Cet autre symbole de Berlin a été construit au XIX e siècle. De la coupole, vous aurez une vue panoramique sur les monuments alentour et en apprendrez plus grâce à l’audioguide mis à votre disposition gratuitement.

reichstag berlin

Le mémorial de l’Holocauste

Ce lieu de mémoire sur la Shoah est l’un des principaux de Berlin, des stèles disposées en labyrinthe et de couleur uniforme rendent l’endroit particulièrement solennel.

memorial Holocauste Berlin

L’avenue Unter den Linden (« sous les tilleuls »)

Plongez dans la Prusse d’autrefois en longeant cette avenue qui concentre les constructions les plus essentielles de la ville : la grande Pariser Platz et son célèbre Hôtel Adlon, la Nouvelle Garde, la Bebelplatz, l’Opéra de Berlin, l’Université Humboldt et la Cathédrale catholique Saint-Edwige.

L’Île aux Musées de Berlin

L’île de Spree regroupe 5 musées de qualité datant de l’époque des rois de Prusse ainsi que la galerie moderne James Simon. Vous découvrirez le buste de Néfertiti, une promenade archéologique qui relie 4 musées, des collections d’art exceptionnelles.

  • Le Bode-Museum présente une collection unique de sculptures du moyen-âge au XIX e siècle, une collection numismatique…
  • Le Neues Museu, le Musée égyptien, est doté d’une Collection de papyrus, d’une collection du Musée de la préhistoire et de l’histoire primitive, ainsi que de la Collection d’antiquités.
  • L’Alte Nationalgalerie : peintures et sculptures classiques, romantiques et impressionnistes (Rodin, Schinkel, Menzel, Manet, Monet, Renoir…).
  • L’Altes Museum : des chefs-d’œuvre de l’Antiquité classique, des sculptures, bijoux, vases et monnaies de l’art grec, étrusque et romain.
  • Le Pergamonmuseum : une collection d’antiquités, Musée du Proche-Orient et Musée d’art islamique.

Checkpoint Charlie et son musée

Il s’agit de l’ancien poste de passage de Berlin, entre l’Est et l‘Ouest, rendu célèbre par de nombreux films dont « Octopussy » de James Bond. À côté, se situe le musée de Checkpoint Charlie qui regorge d’objets particulièrement originaux que ceux qui tentaient de fuir l’Allemagne de l’Est utilisaient à l’époque de la guerre froide : montgolfière, télésiège…

La Gendarmenmarkt

Ces édifices sont les vestiges des rois de Prusse, ceux qui n’ont pas disparu lors des bombardements de la 2e Guerre mondiale. Les 2 cathédrales, une française et l’autre allemande, sont les emblèmes de ce lieu chargé d’histoire, c’est également à cet endroit que se déroule chaque année le célèbre marché de Noël. De nombreux restaurants chics et boutiques de luxe sont à proximité immédiate de la Gendarmenmarkt.

La Konzerthaus

Cette salle de concerts de style néoclassique est une véritable institution culturelle. Elle accueille l’orchestre philharmonique de Berlin.

Konzerthaus berlin

Les musées

  • Collection Boros, se situe dans un ancien bunker.
  • La gare Hamburger réhabilitée en musée d’art contemporain.
  • Le musée d’histoire naturelle est ses impressionnants dinosaures.

2 – Le quartier Prenzlauer Berg

Un joli quartier bohème très apprécié, calme, bobo, comparable au marais à Paris. Vous y trouverez de nombreuses boutiques de jeunes créateurs, des cafés, des galeries, des friperies…

Que voir au quartier Prenzlauer Berg ?

  • Les restes du mur de Berlin et son mémorial,
  • Le Mauerpark, le plus important marché aux puces de la ville et son karaoké en plein air, présent chaque dimanche sauf en hiver.
  • La Kastanienallee, l’allée concentrant les cafés, les bars, les restaurants, les friperies (sur Oderberger Str),
  • L’église Gethsémani,
  • La synagogue Rykestrasse,
  • Kollwitzplatz : antiquaires.
  • Tchoban Foundation : le Musée du dessin d’architecte du XVI e siècle jusqu’à nos jours.

3 – Le quartier Kreuzberg

Quartier Punk et turc de Berlin, de nombreux artistes, activistes d’extrême gauche et étudiants peuplent ce quartier. C’est le quartier qui a vu naître les mouvements marginaux et l’esprit de révolte. De nombreux graffitis sont présents u peu partout dans les rues.

quartier Kreuzberg

Que voir au quartier Kreuzberg ?

  • Le musée des jeux sur ordinateur qui compte 300 objets des années 50 à aujourd’hui, dont quelques raretés.
  • Museum der Dinge présente des objets fabriqués en Allemagne, des jouets jusqu’à l’électroménager.
  • Le musée des techniques et le musée des sciences exposent des véhicules d’un autre temps : machine à vapeur, train, bateaux et avions.
  • Science Center, la science d’hier et d’aujourd’hui est à l’honneur dans ce musée.
  • L’église Notre-Dame, l’église Saint-Boniface et l’église de Saint-Thomas.
  • Le Street Art est partout dans le quartier Kreuzberg.
  • Südost 36, ou « SO36 », le club le plus fréquenté de Kreuzberg.
  • Le parc Görlitzer, un parc au cœur de Berlin où se regroupent Punk et Hippies.
  • Des soirées électro ou techno sont organisées au sein d’anciens bâtiments, des affiches collées sur les murs informent sur les soirées à venir.
  • En plus des nombreux bars et clubs, il y a également dans ce quartier des maison closes.

4 – Le quartier de Friedrichshain

Plongez dans l’ambiance de la république populaire côté Est, avec une architecture typiquement socialo-réaliste que l’on retrouve dans les villes de Moscou ou de Varsovie. Ce quartier étudiant est également représentatif de la vie nocturne berlinoise.

quartier de Friedrichshain

East side gallery

Sur une portion de l’ancien mur de Berlin, des artistes ont peint des fresques aux thématiques très variées : humoristiques, politiques, figuratifs… Un musée en plein air à la portée de tout le monde.

La Karl Marx Allee

Cette célèbre artère berlinoise d’architecture Stalinienne compte de nombreux bâtiments construits dans les années 50 dans une style socialiste classique. Parmi eux, le Kino International, au 33 de la Karl-Marx-Allee, a préservé l’atmosphère typique de l’Est. Il est classé monument historique.

Berghain

Ce club qui diffuse de la musique techno est une légende internationale. Situé dans une centrale électrique, il ne manque pas d’originalité, mais c’est n’est pas simple de pénétrer dans ce temple de la techno. Si vous êtes fan de cette musique, rassurez-vous, il y a de très nombreux clubs à Berlin.

Raw Gelaende

Galeries, magasins d’art et de déco en journée / salles de concerts, musique, artistes en tout genre la nuit : un joyeux mélange qui ne s’arrête jamais. Ce centre culturel est cependant plus calme en journée.

La Boxhagener Platz

Un lieu animé où l’on peut prendre un café, se restaurer.

5 – Le quartier Charlottenburg

Quartier emblématique qui faisait rêver avant 1989, il a depuis bien changé, mais il subsiste des endroits à visiter dans ce quartier aux rues commerçantes.

quartier Charlottenburg

L’église du souvenir

Les ruines de ce bâtiment sont un témoignage des bombardements de Berlin pendant la 2e Guerre mondiale, à côté s’est construit une église moderne en béton qui contraste avec l’ancien édifice.

Le Château de Charlottenburg

Ce château est la digne représentation de ce que représentait le faste baroque de la famille royale Prusse. Il est entouré d’un magnifique jardin baroque, d’un pavillon, d’un Belvédère, d’une orangerie, d’un parc paysagé composé de multiples motifs architecturaux.

Chateau de Charlottenburg Berlin

Une partie du château date du XVII e siècle. Richement décorés, les intérieurs comptent de magnifiques chambres et salles de réception, des collections d’art sublimes… C’est le plus vaste et le plus somptueux des palais royaux à Berlin, inspiré de Versailles, c’est un monument à ne pas rater lors de votre visite.

La Kurfürstendamm

Cette avenue est très probablement la plus prestigieuse de l’ancienne RFA avec ses 3.5 km de longueur, elle compte de nombreux commerces, cafés, restaurants, théâtres…

Quel est le plus beau quartier de Berlin ?

Il semblerait que le quartier Prenzlauer plaise beaucoup aux touristes avec ses maisons colorées, ses restaurants, ses commerces et ses jardins.

Comment se déplacer pour visiter les meilleurs quartiers de Berlin ?

Plusieurs moyens de locomotion s’offrent à vous en dehors de la marche : le bus décapotable, les bateaux de croisières, et avec le même ticket, vous pouvez vous déplacer avec le métro, le RER, le tramway et le bus.

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