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Les îles les plus dangereuses au monde

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Itinéraire proposé pour cette ville : Rencontre avec la “Sérénissime”

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par Emilie C.

Lorsque l’été arrive ou bien que l’hiver s’installe, les îles s’immiscent peu à peu dans nos pensées et dans nos rêves. Leur météo ensoleillée, leur environnement dépaysant, leurs plages paradisiaques et leur rythme de vie plus calme semblent être le meilleur remède à notre train-train quotidien usant. À coup sûr, plusieurs d’entre vous ont déjà fait du rêve une réalité au moins une fois dans leur vie.

Avec près 300000 îles éparpillées dans le monde, immédiatement, on se dit que les possibilités de voyages ne manquent pas. À la limite, trop de choix tue le choix. Seulement, il ne faut pas oublier que certaines d’entre elles ne sont pas à même de vous recevoir pour des tas de raisons. Soit elles sont trop petites, trop isolées, peu connues ou alors tout simplement trop dangereuses. Oui, oui, vous avez bien lu, “dangereuses” !

Sur ces dernières, seuls quelques individus s’y sont aventurés, et s’y aventurent encore, à leurs risques et périls…

Paradisiaques, les îles, vous dites ? Il n’est pas trop tard pour changer d’avis !

Embarquement immédiat pour une sélection de bouts de terre hostiles.

1. Ilha da Queimada (Brésil)

Chers ophiophobes, avec ces quelques lignes, préparez-vous à avoir quelques frissons de frayeur. Située au large des côtes du Brésil, à 35 km de distance de São Paulo, l’Ilha da Queimada nous mène complètement en bateau.

En surfant sur internet, on apprend que ce “paradis” brésilien répond au doux surnom de “l’île aux serpents”. La raison ? Le Jararaca-ilhoa, un serpent hermaphrodite, au venin extrêmement dangereux. Pour vous donner une idée, dans 7% des cas, la morsure est mortelle. Et en moins d’une heure, c’est bouclé.

Épanouie dans cet habitat sauvage, l’espèce s’est progressivement développée pour atteindre une coquette colonie de 2000 à 4000 spécimens. À la plage, dans les arbres, sur le sol, c’est simple, ils sont partout. On en trouverait jusqu’à un par mètre carré. Résultat, l’Ilha da Queimada est fermée au public. Seuls quelques chercheurs et la marine brésilienne, en charge du phare, ont l’autorisation de s’y aventurer. 

2. Miyake-jima (Japon)

Des îles volcaniques, on en a tous au moins une qui nous vient en tête : la Réunion, l’Islande, la Sicile, Hawaï… Mais connaissez-vous celle de Miyake-jima, flottant à 180 km au large de Tokyo ? Sa principale particularité est autant saisissante que destructrice.

Au milieu de ses belles plages et de ses sources thermales trône le mont Oyama. En d’autres termes, un énorme volcan qui n’est franchement pas là pour faire de la figuration. Courant XXe siècle, il a connu une série d’éruptions allant parfois jusqu’à deux rien qu’en une journée. En 1940, une des ses coulées de  lave a tué 11 personnes et en 2000, les 3800 âmes qui y vivaient ont dû être évacuées en urgence. Apparemment, de redoutables secousses menaçaient de faire exploser le volcan.

Durant 5 ans, Miyake-jima est restée inhabitée et couper du monde. Outre son hyperactivité, le volcan de l’île rejetterait d’épaisses fumées de dioxyde de soufre lors de ses éruptions. Un gaz particulièrement nocif.

3. L’Atoll de Bikini (Îles Marshall) 

“Atoll”, “bikini”, quand est ce que l’on fait nos valises ? Minute, papillon ! Voilà l’exemple type d’une fausse invitation au voyage.

À l’inverse de ses deux prédecesseures, l’Atoll de Bikini ne doit pas sa dangerosité à Mère Nature mais à nous, les humains, qui avons tiré profit de sa position reculée dans les eaux du Pacifique. Entre 1946 et 1958, par temps de Guerre froide, le gouverneur militaire des îles Marshall convainc les habitants de soumettre leur atoll aux scientifiques américains. Des envies de baignade ? Même pas en rêve…

atoll bikini pacifique

Une fois le déplacement de la population effectué, l’Atoll de Bikini va être le théâtre d’essais nucléaires américains. 67 précisément, dont 23 bombes de type atomique et thermonucléaire. La puissance des tests fut telle que 3 atolls voisins ont complètement été détruits au passage.

En 1970, l’invitation lancée à la population pour s’installer à nouveau sur le territoire insulaire n’a pas trouvé preneur. Selon une étude américaine, le niveau de radiation à Bikini était encore au-dessus des normes de sécurité en 2016. Finalement, au lieu d’une vie humaine, c’est une vie marine qui s’est implantée sur ce site classé au patrimoine mondial de l’humanité, en tant que « symbole de l’entrée dans l’âge nucléaire ».

4. L’île North Sentinel (Inde) 

Désolé, mais obtenir des images de terrain de l’île North Sentinel c’est un peu trop demander…  Laissez-nous vous dire pourquoi.

Administrée par l’Inde depuis 1947, l’île North Sentinel se trouve au large de la Birmanie, parmi l’archipel des Andaman. Un petit coin de paradis de 70 km² sur lesquels vivent les “Sentinelles”. Eux, c’est la tribu la plus isolée du monde. Géographiquement, mais aussi civilement parlant. C’est-à-dire ?

Possiblement venus d’Afrique, ces 150 à 200 guerriers-cueilleurs ont un mode de vie qui n’a pas évolué depuis leur installation sur l’île. Soit il y a 50 ou 60000 ans en arrière. Vivant en totale autarcie, ils rejettent violemment tout contact avec le monde extérieur. La faute à quelques tentatives d’approche peu concluantes, et pas toujours bienveillantes, par une poignée d’hommes au fil du temps.

En 2006, deux pêcheurs indiens, accidentellement endormis sur leur bateau, ont été tués puis accrochés à des pieux en bambou face à la mer par les Sentinelles. Puis, en 2018, le ressortissant américain de 27 ans, John Chau, parti pour “évangéliser” l’île, sera leur nouvelle victime. En plus d’une interdiction de s’approcher à moins de 5 kilomètres de l’île, un cordon de sécurité a été placé sur tout son pourtour en 2013. Un cas à vraiment prendre au sérieux, donc.

5. Riems (Allemagne) 

1 kilomètre de long, 300 mètres de large, il est certain que Riems ne bat aucun record de superficie. Mais au vu de ce qui s’y trame, nul besoin de surface supplémentaire.

riems ile allemagne

Située en pleine mer Baltique, l’île est considérée comme l’une des zones les plus dangereuses d’Allemagne. Pour la simple et bonne raison qu’en son sein se trouve un centre de recherche sur les virus potentiellement mortels dont l’origine est animale. Son nom : l’Institut Friedrich-Loeffler. Son niveau de sécurité biologique : le niveau 4, soit le plus élevé qui soit.

Depuis 1910, toute une équipe de chercheurs et de scientifiques, répartis dans 89 laboratoires , étudie des agents pathogènes appelés les “zoonoses”. Parmi eux, on compte la rage ou bien le virus Ebola. L’objectif est de trouver un traitement ou un vaccin efficace pour limiter leur propagation et à terme les éradiquer.

L’accès à l’île, surnommée “l’Alcatraz du virus”, est réglementé. Une autorisation d’entrée est indispensable et les contrôles de sécurité nombreux. Il faut bien ça pour assurer continuellement la pérennité de l’humanité.

6. L’île Gruinard (Écosse)

Aaaah l’Écosse… Ses châteaux, son Lochness, ses Highlands, un vrai mélange entre une nature brute et sauvage que les moutons adorent apprivoisé ! Enfin.. quand cela leur est rendu possible…

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’île Gruinard est réquisitionnée par le gouvernement britannique à des fins militaires. Sur ses plaines de bruyères sont menés plusieurs essais d’armes biologiques, notamment ceux à partir de bombes à l’anthrax. Une bactérie infectieuse grave, aussi connue sous le nom de bacille du charbon. En à peine 3 jours, la soixantaine de moutons, importée sur l’île pour l’occasion, fut décimée et la zone entière mise en quarantaine.

Au cours des années 80, le gouvernement britannique se lance dans une lourde opération de décontamination de l’île Gruinard pour la modique somme de 560000 euros environ. Problème, là encore on se sert d’un matériau potentiellement dangereux, le formol, pour mener à bien l’opération. Déclaré à nouveau habitable depuis 1990, le site écossais n’a pour l’heure pas encore retrouvé une quelconque activité humaine. Et ça, ça peut se comprendre !

7. L’île Ramree (Birmanie)

Si la Birmanie figure dans la liste des destinations de choix de l’Asie du Sud-Est, ce n’est certainement pas grâce à son île Ramree. Et pour cause, la réputation du site n’est pas des plus rassurantes. À choisir, même les locaux évitent de faire un tour dans le périmètre. Mais alors, que diable s’est-il passé pour en arriver là ? Il faut remonter en 1945 pour se procurer la réponse.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’île Ramree était un vrai champ de bataille où s’opéraient plusieurs affronts. Durant l’un d’eux, 400 soldats japonais se seraient réfugiés dans les marais du coin pour échapper à leurs ennemis britanniques. Manque de chance, ils ignoraient que sur place se trouvait une importante colonie de crocodiles. La suite du scénario vous l’a deviné.

Sur l’ensemble de la troupe, seuls 20 hommes seraient repartis sains et saufs de l’île, les autres ayant été dévorés par les bêtes. Une tragique mésaventure que le Guinness Book des records s’est permis de répertorier, un temps, comme  le plus grand désastre infligé par des animaux aux hommes.

8. L’île Poveglia (Italie) 

Et si danger rimait parfois avec phénomènes inexpliqués ? Sur les 166 îles et îlots qui composent la lagune de Venise, il y en a une qui traîne une drôle de réputation. Cette dernière, c’est l’île Poveglia.

Les anciens racontent qu’au XVIe siècle, le site aurait fait office de mouroir pour plus de 100000 Vénitiens malades, réels ou supposés, de la peste. Pour se débarrasser des corps, d’imposants bûchers tournaient à plein régime et de grandes fosses communes, pouvant accueillir une centaine de cadavres, étaient creusées un peu de partout.

ile poveglia venise

En 1922, pour rajouter encore plus de sordide à l’histoire, un asile psychiatrique est ouvert sur Poveglia à la demande d’un médecin. Pour tenter de découvrir la cause des esprits tourmentés des personnes internées, l’homme se serait livré à de monstrueuses expériences comme des lobotomies. Mais par la suite, pris d’hallucinations à son tour, il se serait finalement suicidé.

Totalement abandonnée par l’homme depuis 1968, mais certainement pas par les rumeurs et légendes qui l’entourent, Poveglia serait l’un des lieux les plus hantés au monde.

9. L’île Tilafushi (Maldives)

Les Maldives ! Rien qu’à entendre le nom de ces îles, on est déjà en train de rêver les yeux ouverts. Un ciel azur, une eau cristalline, du sable blanc, un soleil plus que brillant… Ni plus ni moins la définition exacte d’un paradis sur terre. À la seule condition de ne pas trop s’éloigner de cette image bourrée d’exotisme. 

En retrait de ce décor idyllique, ou plutôt à 10 km de la capitale Malé, notre parenthèse enchantée prend une sévère claque. Celle d’un désastre environnemental toujours plus alarmant. Sans solution de rechange dans le traitement des déchets, aggravé par l’essor du tourisme, le gouvernement maldivien a fait de l’île Tilafushi, “l’île poubelle”.

Depuis 1992, une dizaine de bateaux se rendent sur les lieux pour y déverser plus de 300 tonnes de détritus en provenance des hôtels remplis de touristes et de la capitale. Si quelques-uns transitent en Inde et d’autres sont incinérés sur place par des travailleurs immigrés bangladais, une montagne d’ordures digne d’un immeuble de huit étages se consume continuellement au soleil. Livrant au passage d’insupportables odeurs et de tragiques images.

Alors, après ça, toujours partant pour des vacances sur une île ?

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