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Parlement du Dauphiné

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Itinéraire La Capitale des Alpes

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par Emilie
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Vous voici à présent sur la place Saint-André, face à la belle façade de style gothique flamboyant du Palais du Parlement. Le parlement est un bâtiment historique classé, dont la partie la plus ancienne remonte quand même au XVe siècle. C’était, jusqu’à la Révolution, le siège du parlement du Dauphiné. Au XVIe siècle il y a trois parties qui joignent la place Saint-André à l’Isère : À l’est, la chambre des comptes, aujourd’hui disparue, au centre, le parlement et à l’ouest, la prison, également disparue. Il y avait aussi un passage public très fréquenté qui le traversait. L’ancien parlement était la plus haute cour de justice du Dauphiné. Comptez 70 magistrats, 10 présidents des chambres d’audience, 55 conseillers, un procureur général, 3 avocats généraux et 2 chevaliers d’honneur. Ça en fait du beau monde ! Au XVIIe siècle, Louis XIII désunit la Chambre des comptes du Dauphiné et tente d’imposer la monarchie et de rappeler le principe de “nulle terre sans seigneur”. Mais le Parlement du Dauphiné s’y oppose et réussit à maintenir un truc qui s’appelle le “franc-alleu”. C’est justement le contraire, une terre peut être sans seigneur et le Dauphiné ne doit rien à personne. En gros, le parlement recevait les lois du Roi et travaillait à leurs applications, mais pouvait également les refuser grâce au cahier des remontrances. Si je vous explique tout ça, c’est parce que le Parlement du Dauphiné va avoir un rôle majeur dans la Révolution française lors de la journée des Tuiles. Cette émeute grenobloise est considérée comme le prélude de la Révolution. Pour faire simple et résumer rapidement cette journée charnière, il faut savoir que Louis XVI tente une réforme qui vise à annuler les pouvoirs des parlements et ajouter de nouveaux impôts. Mauvaise idée. Le parlement de Paris entre immédiatement en rébellion suivi par ceux de province. Les parlementaires reçoivent l’ordre de s’exiler le 7 juin 1788. Plutôt dociles, ils plient bagage, mais c’était sans compter sur la solidarité des habitants ! Des groupes de centaines de personnes se forment, dépavent les rues, s’arment de bâtons, de hache et de barres et partent défendre les portes de la ville. Les femmes s’emparent des cloches et appellent à l’aide. Les paysans des environs accourent massivement. Les soldats du roi se prendront donc une pluie de tuiles d’où le nom de l’émeute qui représente la première grave insurrection contre l’autorité royale. Un jeune enfant de 5 ans assiste à tout ça depuis son balcon. C’est bien sûr le jeune Stendhal qui racontera plus tard ce souvenir marquant dans son roman : “Vie de Henry Brulard”.
Les provinces des pays seront bientôt divisées en départements et le parlement sera comme partout remplacé par un tribunal qui restera au palais jusqu’en 2002.
Aujourd’hui, le bâtiment accueille Isère Tourisme et les services de la culture et du patrimoine du département.

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