Découvrir l’Islande en camping-car : conseils, infos et aires.

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Partir à la conquête de l’Islande en camping-car représente l’une des expériences les plus fascinantes qu’un voyageur puisse vivre. Cette île de feu et de glace, née de la rencontre entre une activité volcanique intense et les forces tectoniques, offre des paysages à couper le souffle qui se prêtent parfaitement à l’aventure en véhicule aménagé. Avec sa célèbre Route 1 qui fait le tour complet de l’île sur 1 332 kilomètres, l’Islande semble avoir été conçue pour le road trip en camping-car. Voyager ainsi permet non seulement de réduire considérablement les coûts d’hébergement et de restauration dans ce pays réputé onéreux, mais aussi de profiter d’une liberté totale pour explorer les fjords majestueux, les cascades spectaculaires, les plages de sable noir et les sources chaudes naturelles au rythme de vos envies.

Pourquoi choisir le camping-car pour découvrir l’Islande ?

L’Islande en camping-car s’impose comme le mode de voyage idéal pour plusieurs raisons essentielles. Tout d’abord, la géographie même du pays favorise ce type d’aventure : la Route circulaire n°1 forme une boucle parfaite autour de l’île, facilitant grandement la planification de votre itinéraire. Ensuite, le coût de la vie islandais étant particulièrement élevé, notamment pour l’hébergement et la restauration, disposer d’un camping-car permet de réaliser des économies substantielles tout en conservant un grand confort. Vous pourrez cuisiner vos propres repas avec des produits locaux achetés dans les supermarchés, et dormir dans votre véhicule aménagé plutôt que dans des hôtels coûteux.

Le camping-car offre également une flexibilité incomparable pour s’adapter aux conditions météorologiques changeantes de l’Islande. Si une tempête se lève ou si les conditions deviennent difficiles, vous pouvez facilement modifier votre itinéraire ou rester plus longtemps dans un lieu qui vous plaît particulièrement. Cette liberté de mouvement est précieuse dans un pays où la météo peut changer radicalement en quelques heures. De plus, voyager en camping-car vous permet d’accéder à des zones plus reculées et d’admirer les aurores boréales confortablement installé, sans avoir à sortir dans le froid glacial de la nuit islandaise.

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Louer un camping-car en Islande : tout ce qu’il faut savoir

La location de camping-car en Islande nécessite une planification minutieuse, surtout si vous voyagez pendant la haute saison estivale. Il est fortement recommandé de réserver votre véhicule plusieurs mois à l’avance, idéalement dès que vos billets d’avion sont confirmés. Les tarifs varient considérablement selon la période : comptez entre 200 et 350 euros par jour en haute saison (juin-août) pour un van aménagé standard, et jusqu’à 600 euros pour les camping-cars plus spacieux et mieux équipés. En basse saison (septembre à mai), les prix peuvent baisser de 30 à 50%.

Plusieurs agences de location se trouvent à proximité de l’aéroport international de Keflavík, ce qui facilite grandement la prise en charge de votre véhicule dès votre arrivée. Vérifiez attentivement ce qui est inclus dans votre contrat : le kilométrage illimité est généralement proposé, mais les assurances peuvent varier. L’assurance gravier (obligatoire pour emprunter certaines pistes F-roads) et l’assurance tempête de sable sont fortement recommandées. Assurez-vous également que le véhicule dispose de tout l’équipement nécessaire : literie complète, ustensiles de cuisine, réservoir d’eau propre et eaux usées, chauffage autonome et prises électriques.

Quel type de camping-car choisir pour l’Islande ?

Le choix du véhicule dépend principalement de votre itinéraire prévu et de la saison de votre voyage. Si vous comptez rester sur la Route 1 et les routes goudronnées principales, un van aménagé 2 roues motrices suffit largement et sera plus économique. Ces véhicules compacts sont également plus faciles à manœuvrer et à garer dans les petits campings. Pour deux personnes, un van de type VW California ou similaire offre un excellent compromis entre confort et budget.

En revanche, si vous envisagez d’explorer les Hautes Terres (Highlands) et d’emprunter les pistes F-roads, un véhicule 4×4 devient indispensable. Ces routes non asphaltées, souvent traversées de gués, sont interdites aux véhicules 2 roues motrices et l’assurance ne couvre pas les dommages si vous les empruntez malgré l’interdiction. Pour les familles ou les groupes de 3 à 4 personnes, un camping-car plus spacieux avec douche et toilettes intégrées apportera un confort appréciable, notamment lors des longues journées de route.

Itinéraires en Islande en camping-car selon la durée de votre séjour

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L’Islande offre des possibilités d’itinéraires variés adaptés à toutes les durées de séjour. Que vous disposiez d’une semaine, de deux semaines ou de trois semaines complètes, chaque formule permet de découvrir les merveilles de cette terre nordique tout en profitant de la liberté offerte par votre camping-car.

1. Circuit découverte d’une semaine en Islande en camping-car

Pour un séjour d’une semaine, concentrez-vous sur le sud et l’ouest de l’île, les régions les plus accessibles et riches en sites remarquables. Commencez par la péninsule de Reykjanes dès votre arrivée à Keflavík, avec ses paysages lunaires et son célèbre Blue Lagoon. Consacrez ensuite une journée complète au fameux Cercle d’Or : le parc national de Þingvellir (site du parlement islandais originel et faille entre deux plaques tectoniques), les geysers de Geysir et Strokkur, et la majestueuse cascade de Gullfoss.

Poursuivez vers la Côte Sud en visitant les cascades emblématiques de Seljalandsfoss (derrière laquelle on peut marcher) et Skógafoss, puis la plage de sable noir de Reynisfjara avec ses impressionnantes colonnes de basalte. Ne manquez pas le village de Vík et ses formations rocheuses marines. Remontez ensuite vers la péninsule de Snæfellsnes, surnommée « l’Islande en miniature » pour la diversité de ses paysages : glacier Snæfellsjökull, falaises de Lóndrangar, plage de Djúpalónssandur et le charmant village de pêcheurs d’Arnarstapi. Cette boucle d’une semaine vous donnera un excellent aperçu de la magie islandaise.

2. Tour complet de l’Islande en camping-car en deux semaines

Avec deux semaines devant vous, vous pouvez réaliser le tour complet de l’île via la Route circulaire n°1, long de 1 332 kilomètres. Après avoir couvert le Cercle d’Or et la Côte Sud comme dans l’itinéraire d’une semaine, continuez vers l’est en visitant le parc national de Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. Explorez la lagune glaciaire de Jökulsárlón où flottent d’impressionnants icebergs bleutés, et la Diamond Beach voisine où les blocs de glace échoués scintillent sur le sable noir.

Remontez ensuite la côte est en explorant les fjords de l’Est, région moins touristique mais d’une beauté sauvage remarquable. Continuez vers le nord jusqu’à Akureyri, la « capitale du Nord », puis visitez le lac Mývatn et ses paysages géothermiques extraordinaires : pseudo-cratères de Skútustaðir, zone géothermique de Hverir avec ses fumerolles et mares de boue bouillante, et la grotte de Grjótagjá. Ne manquez pas les chutes de Dettifoss, les plus puissantes d’Europe. Terminez par les fjords de l’Ouest si le temps le permet, sinon revenez vers Reykjavík par le nord-ouest. Cet itinéraire de deux semaines offre une découverte complète et équilibrée du pays.

3. Exploration approfondie en trois semaines

Trois semaines représentent la durée idéale pour explorer l’Islande en profondeur sans se presser. Reprenez l’itinéraire de deux semaines en y ajoutant des détours vers des sites moins fréquentés mais tout aussi spectaculaires. Consacrez plusieurs jours aux fjords de l’Ouest (Westfjords), région la plus isolée et sauvage du pays, avec ses falaises vertigineuses de Látrabjarg (plus grand site de nidification d’Europe), la magnifique plage rouge de Rauðasandur, et les sources chaudes naturelles perdues dans les montagnes.

Avec un véhicule 4×4, aventurez-vous dans les Hautes Terres pour atteindre le volcan Askja et son cratère Víti rempli d’eau laiteuse, ou explorez la région de Landmannalaugar avec ses montagnes multicolores rhyolitiques et ses sources chaudes naturelles. Ajoutez également une excursion vers les îles Vestmann (Westman Islands) en prenant le ferry depuis Landeyjahöfn : vous y découvrirez l’île d’Heimaey, son volcan Eldfell qui enfouit une partie du village en 1973, et des colonies impressionnantes de macareux moines. Une durée de trois semaines permet vraiment de savourer chaque région à son rythme et d’explorer les trésors cachés de l’Islande.

Règles de conduite et stationnement en Islande en camping-car

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Conduire en Islande nécessite de connaître quelques particularités locales et de respecter scrupuleusement certaines règles de sécurité. La première règle fondamentale : vos feux de croisement doivent être allumés en permanence, 24 heures sur 24, même en plein jour et par beau temps. Cette obligation vise à augmenter la visibilité des véhicules dans un pays où les conditions météorologiques peuvent changer brutalement.

Les limitations de vitesse sont clairement définies : 90 km/h sur routes asphaltées, 80 km/h sur routes en gravier, et 50 km/h (parfois 30 km/h) en agglomération. Respectez impérativement ces limitations, car les radars sont fréquents et les amendes très élevées. Sur les routes de gravier, ralentissez particulièrement à l’approche d’un autre véhicule pour éviter les projections de pierres qui peuvent endommager le pare-brise ou la carrosserie. Soyez également vigilant face aux moutons qui peuvent surgir brusquement sur la chaussée : ils ont priorité et vous êtes responsable en cas d’accident avec un animal.

Particularités des ronds-points islandais

L’Islande présente une règle de priorité inhabituelle dans les ronds-points qui surprend souvent les conducteurs étrangers : les véhicules qui sortent du rond-point ont la priorité sur ceux qui veulent y entrer, même s’ils se trouvent sur la voie intérieure. Cette règle contraire à ce qui se pratique dans la plupart des pays européens nécessite une attention particulière. Ralentissez systématiquement à l’approche d’un rond-point et vérifiez bien que la voie est libre avant de vous engager.

Camping sauvage et stationnement : ce que dit la loi

Point crucial à comprendre absolument : le camping sauvage est strictement interdit en Islande depuis 2015 pour les camping-cars et véhicules aménagés. Cette interdiction vise à protéger l’environnement fragile islandais dont la végétation met des décennies à se régénérer. Les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros. Vous devez obligatoirement passer la nuit dans un camping officiel équipé ou une aire de stationnement autorisée pour camping-cars.

Le stationnement libre est en revanche autorisé sur les parkings publics et aires de repos le long des routes, mais uniquement pour des arrêts courts (pauses, pique-niques, visites). Vous ne pouvez en aucun cas y dormir pour la nuit, déplier vos auvents, ou utiliser vos cales. Les parkings près des sites touristiques sont généralement payants et disposent souvent de toilettes publiques. Anticipez toujours votre lieu de nuitée en réservant votre emplacement de camping à l’avance en haute saison, car les campings affichent souvent complet pendant l’été.

Les meilleures aires de camping-car et campings en Islande

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L’Islande dispose d’un réseau bien développé de campings répartis sur l’ensemble du territoire, avec des niveaux de confort et de services très variables. Les campings les plus basiques offrent simplement un emplacement, des sanitaires et parfois des douches payantes, tandis que les plus équipés proposent des cuisines communes, des salles de détente avec Wi-Fi, des machines à laver, et même des jacuzzis ou piscines géothermiques. La plupart des campings sont ouverts uniquement de mai/juin à août/septembre, seuls quelques-uns restent ouverts toute l’année.

Pour faciliter votre recherche d’emplacements, téléchargez l’application Park4Night ou consultez le site Campercontact.com qui recensent les aires de stationnement et campings avec leurs équipements, tarifs et avis d’utilisateurs. Ces outils sont précieux pour planifier vos étapes quotidiennes. Les tarifs des campings varient généralement entre 15 et 25 euros par personne et par nuit, avec parfois des frais supplémentaires pour l’électricité, les douches ou le Wi-Fi.

La Camping Card : un bon plan pour les longs séjours

Si vous prévoyez de séjourner en Islande pendant deux semaines ou plus, l’achat d’une Camping Card peut s’avérer très rentable. Cette carte prépayée, disponible en ligne ou dans les campings participants, coûte environ 180 euros et donne accès à 28 nuits dans plus de 40 campings affiliés répartis dans tout le pays. Le calcul est simple : si vous payez en moyenne 20 euros par personne et par nuit, la carte devient rentable dès 9 nuits pour deux personnes. Elle inclut l’accès aux sanitaires, douches et services de base, seuls l’électricité et le Wi-Fi peuvent nécessiter un supplément selon les campings.

Campings recommandés sur la Route 1

Parmi les campings les mieux situés et les plus appréciés des voyageurs, le Camping de Skaftafell dans le sud-est offre un accès direct au parc national de Vatnajökull avec ses glaciers et randonnées spectaculaires. Le Camping de Höfn constitue une excellente étape avant ou après la visite de la lagune de Jökulsárlón. Plus au nord, le Camping de Mývatn permet d’explorer la région géothermique et le lac aux pseudo-cratères. À Akureyri, plusieurs campings bien équipés servent de base pour découvrir la capitale du Nord. Dans les fjords de l’Ouest, le Camping d’Ísafjörður offre une escale confortable dans cette région isolée.

Budget et coût d’un voyage en Islande en camping-car

Établir un budget réaliste pour votre aventure islandaise en camping-car nécessite de prendre en compte plusieurs postes de dépenses importants. Le camping-car lui-même représente la part la plus importante : comptez entre 1 400 et 2 800 euros pour une semaine de location en haute saison selon le type de véhicule, auxquels s’ajoutent les assurances complémentaires (environ 200-400 euros) et la franchise kilométrique si elle n’est pas illimitée.

Le carburant constitue le deuxième poste majeur : l’essence coûte environ 2,20 euros le litre en Islande. Pour parcourir la Route 1 complète (1 332 km), comptez au minimum 250 à 350 euros de carburant selon le type de véhicule et votre style de conduite. Les campings représentent environ 30 à 50 euros par nuit pour deux personnes (15-25 euros par personne). Pour l’alimentation, prévoyez 50 à 80 euros par jour pour deux personnes si vous cuisinez vous-même, contre 100 à 150 euros si vous mangez régulièrement au restaurant.

Péages et frais annexes

Bonne nouvelle : toutes les routes islandaises sont gratuites, y compris la Route circulaire n°1. Une seule exception notable : le tunnel de Vaðlaheiði près d’Akureyri, qui coûte 1 500 couronnes (environ 10 euros) pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes, et 2 500 couronnes au-dessus. Important : ce péage doit être réglé en ligne sur le site tunnel.is soit avant de passer, soit dans les 3 heures suivant le passage. Un oubli entraîne une majoration automatique de 1 000 couronnes et la facture est envoyée au loueur qui peut ajouter des frais de gestion.

Prévoyez également un budget pour les stations-service qui fonctionnent en self-service avec paiement par carte bancaire. Indiquez le montant que vous souhaitez payer sur la borne : si vous ne consommez pas tout, le surplus vous sera remboursé, mais cela peut impacter vos frais bancaires de change. À titre indicatif, 7 000 couronnes (environ 45 euros) permettent de faire le plein de 30 litres, et 9 000 couronnes (60 euros) pour 40 litres. Pour un séjour de deux semaines en camping-car, prévoyez un budget total compris entre 3 000 et 5 000 euros pour deux personnes, selon votre niveau de confort et vos activités.

Quelle est la meilleure saison pour voyager en Islande en camping-car ?

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La période estivale, de juin à septembre, représente incontestablement la saison idéale pour découvrir l’Islande en camping-car. Pendant ces mois, toutes les routes sont ouvertes et praticables, y compris celles des Hautes Terres qui ouvrent généralement fin juin. Les journées sont extrêmement longues voire infinies : en juin-juillet, le soleil ne se couche pratiquement jamais grâce au phénomène du soleil de minuit, vous offrant jusqu’à 20-24 heures de luminosité quotidienne. Cette luminosité quasi-permanente facilite considérablement la conduite, les installations de camping et permet de multiplier les activités sans contrainte horaire.

Les températures estivales restent fraîches mais agréables, oscillant généralement entre 10 et 15°C, avec des pointes pouvant atteindre 20°C lors des belles journées. Le camping-car est plus facile à chauffer qu’en hiver, et vous apprécierez de pouvoir laisser les fenêtres ouvertes sans geler. C’est également la période où la faune islandaise est la plus active : vous pourrez observer les macareux moines (de mi-mai à mi-août), les baleines dans les fjords du nord, et les phoques sur les plages. Tous les campings sont ouverts et les services touristiques fonctionnent à plein régime.

Septembre : le meilleur compromis ?

Septembre mérite une attention particulière car il combine plusieurs avantages : la haute saison touristique est terminée, entraînant une baisse significative des prix de location des camping-cars (jusqu’à 30-40% moins cher qu’en juillet-août), et les campings sont beaucoup moins fréquentés, vous garantissant de la place sans réservation. Les conditions météorologiques restent encore relativement clémentes même si les températures baissent légèrement. Surtout, c’est le début de la saison des aurores boréales : dès mi-septembre, les nuits redeviennent suffisamment sombres pour observer ce spectacle magique, ce qui n’est pas possible en juin-juillet à cause du soleil de minuit.

Pourquoi éviter l’hiver en camping-car ?

Voyager en camping-car en hiver (novembre à mars) présente de nombreux défis qui le rendent peu recommandable, sauf pour les voyageurs très expérimentés. Les conditions météorologiques extrêmes entraînent de nombreuses fermetures de routes, y compris parfois des tronçons de la Route 1. Les tempêtes de neige et les vents violents peuvent survenir soudainement, rendant la conduite dangereuse voire impossible. De nombreux campings ferment complètement, limitant drastiquement vos options d’hébergement.

Le défi majeur reste le chauffage du camping-car : maintenir une température confortable dans le véhicule quand il fait -10°C ou moins à l’extérieur consomme énormément de carburant ou d’électricité, et certains systèmes de chauffage autonome peuvent peiner à compenser les pertes thermiques. Les réservoirs d’eau peuvent geler, rendant les installations sanitaires inutilisables. Cependant, si vous êtes déterminé à braver l’hiver islandais, vous serez récompensé par des paysages féeriques recouverts de neige, peu de touristes, et les meilleures chances d’observer les aurores boréales pendant les longues nuits polaires. Dans ce cas, optez impérativement pour un camping-car 4×4 parfaitement équipé pour l’hiver et ayez une grande expérience de la conduite sur neige et glace.

Conseils pratiques pour réussir votre road trip en camping-car en Islande

Au-delà des aspects logistiques, quelques conseils pratiques vous aideront à profiter pleinement de votre aventure islandaise. Premièrement, téléchargez l’application SafeTravel de l’agence islandaise de protection civile : elle fournit des alertes météo en temps réel, des avertissements sur l’état des routes, et permet de créer un plan de voyage que les secours peuvent consulter en cas d’urgence. Consultez également quotidiennement le site road.is pour vérifier les conditions routières et les éventuelles fermetures.

Ne sous-estimez jamais les distances et le temps de trajet : même si l’Islande paraît petite sur une carte, les routes sinueuses, le relief et les arrêts fréquents pour admirer les paysages font que vous roulerez en moyenne à 60-70 km/h. Prévoyez toujours large dans votre planning quotidien. Faites systématiquement le plein dès que votre réservoir descend à mi-niveau, car les stations-service peuvent être espacées de 100 km ou plus dans certaines régions. Ayez toujours de la nourriture et de l’eau en réserve dans le camping-car.

Respecter l’environnement fragile islandais

L’Islande possède un écosystème d’une fragilité exceptionnelle : la végétation, principalement constituée de mousses et lichens, met plusieurs décennies à se développer et peut être détruite en quelques secondes par un simple passage de pneu ou de chaussure. Restez impérativement sur les sentiers balisés lors de vos randonnées, même si cela vous semble un détour. Ne créez jamais de nouveaux chemins en marchant hors-piste. Cette règle fondamentale du « Leave No Trace » (ne laisser aucune trace) est capitale pour préserver ce patrimoine naturel unique.

Emportez systématiquement vos déchets avec vous et jetez-les dans les poubelles appropriées des campings ou stations-service. Le tri sélectif est pratiqué en Islande. Ne videz jamais vos eaux usées ailleurs que dans les aires prévues à cet effet dans les campings. Ne cueillez aucune fleur ou plante, ne prélevez aucune roche ou souvenir naturel. Respectez également la faune : maintenez toujours une distance de sécurité avec les animaux sauvages, particulièrement les oiseaux nicheurs sur les falaises. Ces gestes simples mais essentiels permettront aux générations futures de profiter elles aussi de la beauté préservée de l’Islande.

Gérer les moucherons islandais

Si l’Islande est pratiquement dépourvue de moustiques (bonne nouvelle !), elle abrite en revanche des nuées de petits moucherons noirs appelés « midges » qui peuvent être particulièrement agaçants, surtout en juillet-août près des lacs et zones humides. Contrairement aux moustiques, ils ne piquent pas mais ont la fâcheuse habitude de vouloir pénétrer dans vos yeux, nez, oreilles et bouche. La solution simple et efficace : procurez-vous un filet anti-insectes que vous fixez sur votre casquette ou chapeau. Ces filets sont vendus dans toutes les stations-service et supermarchés islandais pour quelques euros seulement, et vous éviteront bien des désagréments lors de vos balades en extérieur.

En conclusion, partir à la découverte de l’Islande en camping-car représente une aventure extraordinaire accessible à tous, à condition de bien se préparer. Cette formule de voyage combine liberté, flexibilité et économies, tout en permettant d’explorer à votre rythme les paysages époustouflants de cette île unique. Que vous optiez pour une semaine de découverte concentrée sur le sud et l’ouest, deux semaines pour faire le tour complet via la Route 1, ou trois semaines pour une exploration approfondie incluant les fjords de l’Ouest et les Hautes Terres, l’Islande vous réserve des souvenirs inoubliables. Respectez scrupuleusement les règles de camping et de circulation, protégez l’environnement fragile, et laissez-vous envoûter par la magie des volcans, glaciers, cascades et sources chaudes de cette terre de feu et de glace. Bon voyage en Islande !

FAQ : vos questions sur l’Islande en camping-car

Puis-je dormir n’importe où avec mon camping-car en Islande ?

Non, le camping sauvage est strictement interdit en Islande depuis 2015 pour les camping-cars et véhicules aménagés. Vous devez obligatoirement passer la nuit dans un camping officiel ou une aire autorisée. Le non-respect de cette règle expose à de lourdes amendes.

Faut-il un véhicule 4×4 pour faire le tour de l’Islande ?

Non, si vous restez sur la Route 1 et les routes principales goudronnées, un camping-car 2 roues motrices suffit amplement. Un 4×4 devient indispensable uniquement si vous souhaitez emprunter les pistes F-roads des Hautes Terres ou certaines routes secondaires non asphaltées.

Combien coûte la location d’un camping-car en Islande ?

Les tarifs varient entre 200 et 600 euros par jour selon la saison, le type de véhicule et les assurances. En haute saison (juin-août), comptez 200-350 euros pour un van aménagé standard. En basse saison, les prix baissent de 30 à 50%. Réservez plusieurs mois à l’avance pour obtenir les meilleurs tarifs.

Quelle est la meilleure période pour visiter l’Islande en camping-car ?

La période estivale de juin à septembre est idéale : toutes les routes sont ouvertes, les journées sont longues, les températures agréables (10-15°C), et tous les campings fonctionnent. Septembre offre le meilleur compromis avec des prix plus bas, moins de touristes, et les premières aurores boréales.

Combien de temps faut-il pour faire le tour de l’Islande ?

Minimum une semaine pour un aperçu du sud et de l’ouest, deux semaines pour faire le tour complet via la Route 1 en prenant le temps de visiter les principaux sites, et trois semaines pour une exploration approfondie incluant les fjords de l’Ouest et les Hautes Terres.

Les routes islandaises sont-elles payantes ?

Non, toutes les routes sont gratuites en Islande, y compris la Route circulaire n°1. Seul le tunnel de Vaðlaheiði près d’Akureyri est payant (environ 10 euros). Le péage doit être réglé en ligne sur tunnel.is avant ou dans les 3 heures après le passage.

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